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    Dans le réseau de l'UQ - L’ENAP est plus que l’université de l’administration publique

    L’établissement aurait les programmes d’évaluation de la fonction publique les plus étoffés au Canada

    2 février 2013 |Claude Lafleur | Éducation
    L’ENAP a été créée en 1969 à la demande du gouvernement québécois.
    Photo: Denis Chalifour ENAP L’ENAP a été créée en 1969 à la demande du gouvernement québécois.

    On vient étudier à l’École nationale d’administration publique (ENAP) dans le but de faire carrière dans la haute fonction publique, comme pour devenir chef de projet ou cadre supérieur. Toutefois, l’ENAP offre aussi des formations comme analyste en administration publique et d’autres à l’intention des professionnels qui désirent oeuvrer auprès des gouvernements à l’international, que ce soit en diplomatie, en coopération ou dans les domaines connexes.


    L’ENAP est une université à part entière, explique André Bourret, directeur de l’enseignement et de la recherche : « C’est une université complète, même si nous oeuvrons dans un champ monodisciplinaire, soit l’administration publique. »


    Ainsi, comme toute université, elle forme de futurs chercheurs et mène une gamme de travaux scientifiques, étant plus particulièrement reconnue dans le domaine de l’évaluation de l’efficacité des programmes gouvernementaux.


    « L’ENAP n’est pas une école vouée à la fonction publique, enchaîne Julie Frenette, coordonnatrice aux études au campus montréalais de l’ENAP. Notre mission, c’est plutôt de contribuer au développement de la fonction publique. Bien sûr, nos diplômés se retrouvent dans la fonction publique du Québec et du Canada, mais également dans les grandes sociétés d’État, au parapublic ainsi que dans le milieu municipal et même dans le secteur privé. »


    C’est ainsi que l’ENAP offre divers programmes de maîtrise et de doctorat, des diplômes d’études supérieures spécialisées (DESS), des programmes courts, etc., en administration publique pour gestionnaires et pour analystes. Bon nombre de ces programmes comportent quatre concentrations : Gestion des services de santé et services sociaux, Gestion publique, Gestion internationale et Gestion municipale.


    Pour qui s’intéresse à la fonction publique


    L’ENAP a été créée à la demande du gouvernement québécois en 1969 et fait partie du réseau de l’Université du Québec. Il s’agit d’une université de cycles supérieurs, c’est- à-dire qu’on n’y offre que des formations à la maîtrise et au doctorat ainsi que des formations avancées. Elle comporte trois campus principaux - Québec, Montréal et Gatineau - de même que des campus satellites à Saguenay, Trois-Rivières et Sherbrooke. L’école dispense même des formations sur demande à des cohortes précises ainsi que de la formation à distance.


    « Nous formons bien sûr des gestionnaires en exercice, indique André Bourret. Il peut s’agir de professionnels qui ambitionnent de devenir cadres, d’occuper des postes de direction, ou, s’ils sont déjà cadres, qui veulent se perfectionner. Nous offrons donc une maîtrise en administration publique pour gestionnaires. »


    Pour s’y inscrire, il faut alors nécessairement posséder au moins deux années d’expérience en emploi. « On demande donc deux ans d’expérience professionnelle, dira-t-il, mais pas nécessairement comme gestionnaire, puisqu’on vise à donner une chance à la relève. » Il y a en outre des cadres et personnels de direction qui viennent se perfectionner, d’où les diplômes d’études supérieures spécialisées et les programmes courts pour gestionnaires.

     

    Des analystes du «système»


    Par ailleurs, depuis le milieu des années 2000, l’ENAP offre une maîtrise en administration publique pour analystes. « Il s’agit d’une formation de type professionnel qui inclut un stage en milieu d’emploi dans des domaines pertinents à la fonction publique », précise Julie Frenette. Cette maîtrise s’adresse entre autres aux étudiants qui sortent de l’université avec un baccalauréat. Il y a d’ailleurs un bel éventail d’étudiants qui s’intéressent à ce profil.


    « Je vois passer toutes sortes de filières, dit-elle. Il y a notamment la filière scientifique, par exemple des étudiants en mathématiques s’intéressant à l’évaluation des programmes gouvernementaux. »


    Cette formation d’analystes intéresse également beaucoup d’étudiants qui ont un baccalauréat en science politique avec une concentration en administration publique. D’autres étudiants proviennent des sciences sociales (sociologie, psychologie, histoire…), ajoute la coordonnatrice aux études, ou encore de domaines tout différents tels que les sciences infirmières et le génie.

     

    Champ d’expertise


    Comme toute université, l’École nationale d’administration publique effectue d’importantes recherches couvrant son champ d’expertise. C’est ainsi qu’elle est dotée de trois chaires de recherche du Canada, dont l’une se consacre à la gouvernance et à la transformation des organisations et systèmes de santé. « Cette chaire étudie la question de l’évolution de l’organisation du système de santé au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde », précise M. Bourret.


    « On couvre beaucoup plus large que strictement la gestion publique, poursuit-il, avec notre chaire sur l’évaluation des actions publiques à l’égard des jeunes et des populations vulnérables. Cette chaire étudie notamment l’impact des programmes de la direction de la protection de la jeunesse… On est donc à mi-chemin entre la gestion publique et les affaires sociales. »


    Quant à la Chaire de recherche en économie politique internationale et comparée, elle analyse la participation du Québec et du Canada à l’économie internationale, qu’il s’agisse des politiques de libre-échange ou de tout autre mode d’inscription.


    Le directeur de l’enseignement et de la recherche souligne d’ailleurs qu’une récente étude réalisée par l’Université Simon Fraser conclut que l’ENAP est l’université qui a les programmes d’évaluation de la fonction publique les plus étoffés au Canada, « un domaine appelé à prendre de l‘ampleur étant donné que tout le monde veut connaître l’efficacité des systèmes publics - si ça fonctionne bien ou pas, et si on investit de la bonne façon », dit-il fièrement.


    Notons que mercredi soir prochain, le 6 février, l’ENAP tiendra une soirée d’information à l’intention de quiconque désire s’inscrire à l’un ou l’autre de ses programmes de formation.


     

    Collaborateur

    L’ENAP a été créée en 1969 à la demande du gouvernement québécois. L’ENAP offre des formations dans le but de faire carrière dans la haute fonction publique, mais aussi des formations comme analyste en administration publique et d’autres à l’intention des professionnels qui désirent œuvrer auprès des gouvernements à l’international, que ce soit en diplomatie, en coopération ou dans les domaines connexes.












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