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    La pertinence des cégeps: un débat obsolète

    14 janvier 2013 19h43 |Jean Beauchesne, Président-directeur général, Fédération des cégeps | Éducation
    Cette lettre ouverte de la Fédération des cégeps veut répondre aux déclarations de Pierre Moreau, candidat à la chefferie du PLQ, lors d'un débat public le 13 janvier.
    Monsieur Moreau,

    Lors du débat à la candidature de la chefferie du Parti libéral du Québec, vous avez remis en question la pertinence des cégeps. Ce débat est obsolète. Le taux de diplomation universitaire dont vous faites mention n’a strictement rien à voir avec la pertinence des cégeps.

    Au contraire, selon l’étude de Pierre Fortin publiée en 2004 : le Québec occupe le premier rang au Canada en matière de diplomation postsecondaire avec un taux de 69 % alors que l’Ontario arrive au second rang à 61 %. Plus récemment, en 2011, des données de Statistique Canada révélaient que 44 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans au Québec détenaient un diplôme postsecondaire, alors que la moyenne canadienne se situait à 31%.

    Devant le paradoxe du taux de décrochage des jeunes Québécois au niveau secondaire et la position enviable du Québec en matière d’obtention de diplômes au niveau postsecondaire, il faut y voir l’apport des cégeps. L’unicité de notre système d’éducation est donc un gain, surtout à une période où le Québec désire favoriser la réussite scolaire et anticipe une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs secteurs économiques.

    En plus de contrer les inégalités sociales, les cégeps haussent la qualification de la main-d’œuvre et soutiennent la recherche, le développement et l’innovation. Les cégeps favorisent l’essor économique des régions tout en offrant des services de proximité aux étudiants ainsi qu’aux entreprises, avec lesquelles ils effectuent des transferts de connaissances.

    La moitié des étudiants fréquentant les cégeps suivent une formation technique. Selon un sondage mené auprès des conseillers en ressources humaines agréés, plus de 91 % estiment que les compétences techniques de base des diplômés sont de conformes à très supérieures à leurs attentes. L’autre moitié des étudiants sont inscrits au secteur préuniversitaire. De ce nombre, 80 % poursuivent leurs études au niveau universitaire.

    Je pourrais vous citer encore des statistiques et des chiffres, mais l’essentiel est que vous compreniez que ce n’est plus le temps de faire un débat sur la pertinence des cégeps qui ont fait leurs preuves depuis plus de 40 ans. Il faut plutôt se pencher sur les enjeux réels auxquels ils font face, notamment le maintien des cégeps en région, la stabilité financière du réseau et l’amélioration des services aux étudiants en situation de handicap.

    Jean Beauchesne
    Président-directeur général
    Fédération des cégeps


     
     
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