Québec nie le sous-financement des universités

La première ministre Pauline Marois, flanquée du ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, et de l’adjoint parlementaire Léo Bureau-Blouin, a dévoilé jeudi la démarche qui mènera au Sommet sur l’enseignement supérieur, un engagement du Parti québécois formulé en campagne électorale en réponse à la crise étudiante historique du printemps.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La première ministre Pauline Marois, flanquée du ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, et de l’adjoint parlementaire Léo Bureau-Blouin, a dévoilé jeudi la démarche qui mènera au Sommet sur l’enseignement supérieur, un engagement du Parti québécois formulé en campagne électorale en réponse à la crise étudiante historique du printemps.

Le Sommet sur l’enseignement supérieur n’est pas aussitôt lancé qu’une première pomme de discorde rompt l’harmonie espérée : les recteurs sont en effet déçus et mécontents de constater que Québec ne reconnaît pas le sous-financement de leurs universités, comme en fait foi le document d’information dévoilé jeudi.

La première ministre Pauline Marois, flanquée du ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, et de l’adjoint parlementaire, Léo Bureau-Blouin, a dévoilé jeudi la démarche qui mènera au Sommet sur l’enseignement supérieur, un engagement du Parti québécois formulé en campagne électorale en réponse à la crise étudiante historique du printemps.


Dans le document d’information Préparons le Sommet dévoilé à cette occasion, une présentation des principaux indicateurs de l’enseignement supérieur rappelle que « la dépense globale par étudiant des universités du Québec » en 2009-2010 était de 29 414 $, selon un calcul additionnant le fonctionnement général, la recherche subventionnée et les immobilisations. On y indique que, « malgré le fait que le coût de la vie est moins élevé » au Québec que dans certaines autres provinces, « nous investissons plus », avec une facture de 1 % plus importante que dans le reste du Canada.


Les recteurs s’évertuent plutôt depuis des années à démontrer le retard du Québec, en matière de financement des universités, par rapport à la moyenne canadienne. L’impression de ces chiffres dans un document officiel destiné à lancer la discussion prend les allures d’un désaveu du sous-financement qu’ils revendiquent.


Le calcul choisi par Québec fait donc bondir les recteurs. « Nous sommes très déçus », a indiqué jeudi Daniel Zizian, p.-d.g. de la CREPUQ (Conférence des recteurs et principaux d’université du Québec). « Cette manière de compter donne un reflet incomplet et faussé de la réalité du financement des universités parce que, dans les faits, les fonds de recherche octroyés aux chercheurs pour des fins spécifiques ne peuvent pas être transférés par les universités pour l’enseignement. Suivant cette logique erronée, on pourrait déshabiller la recherche pour habiller l’enseignement. Or on ne peut pas faire ça ! »


La CREPUQ a fait connaître au ministère de l’Enseignement supérieur son mécontentement par rapport à ce choix et s’inquiète pour la suite des choses. « Nous allons le répéter sur toutes les tribunes : ce n’est pas vrai que le sous-financement des universités a disparu comme par magie », poursuit M. Zizian.


Rappelons que, sitôt nommé, Pierre Duchesne avait indiqué qu’il souhaitait voir tous les chiffres afin d’être convaincu du sous-financement des universités, que la CREPUQ, dont la dernière étude sur le sujet remonte à 2010, estime maintenant à 620 millions de dollars par an.

 

Le dialogue après la crise


La première ministre Marois a indiqué que son gouvernement ouvrait son « grand-angle » pour aborder un « enjeu vital », celui de la prospérité de la nation par le truchement du savoir. « Nous voulons poser les jalons d’une véritable société du savoir pour tous », a-t-elle indiqué, rappelant l’importance, à une autre époque, des conclusions du rapport Parent.


Pour permettre le « débat constructif », la démarche retenue prévoit d’abord une longue période de consultation sur quatre thèmes choisis : la qualité de l’enseignement ; l’accessibilité et la participation aux études ; la gouvernance et le financement des universités ; et la contribution des établissements et de la recherche au développement du Québec. Cette préparation en amont comprendra des échanges avec la population, une tournée et des événements spéciaux, et quatre rencontres thématiques, dont la première, sur la qualité de l’enseignement, aura lieu à Québec les 29 et 30 novembre prochains.


Le Web, les réseaux sociaux et l’expertise de l’Institut du Nouveau Monde en animation citoyenne nourriront les échanges, le tout devant mener au sommet lui-même, en février.


« On était dans la politique de la division. On est maintenant dans la politique du dialogue », a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, qui a précisé qu’il souhaite ratisser beaucoup plus large que les seuls droits de scolarité. « Tout est sur la table », a-t-il dit.


Interrogée sur le droit de grève des étudiants, la première ministre a répondu que « la démocratie étudiante devrait être abordée dans le cadre des réflexions ». Son gouvernement croit toujours à l’indexation des droits de scolarité, une position défendue en campagne électorale, mais souhaite entendre toutes les propositions, de la gratuité scolaire à la hausse.


La Fédération étudiante universitaire du Québec voit d’un bon oeil la démarche choisie par Québec, mais l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) a l’impression que les dés sont jetés avant la tenue du débat, notamment sur la question de l’indexation des droits.

47 commentaires
  • Yves Corbeil - Inscrit 9 novembre 2012 00 h 29

    Une belle ouverture d'esprit

    Finalement un gouvernement qui accepte de discuter, échanger et débattre avant de prendre des décisions qui auront un impact pour plusieurs personnes et surtout plusieurs générations.

    Les décisions prisent aujourd'hui feront fois de ce que nous voulons pour les générations de demain.

    Félicitation pour le bon jugement de la part de notre gouvernement nouveau.

    • Claude Chicoine - Inscrit 9 novembre 2012 08 h 45

      Vraiment? Que dire, alors, de l'entourloupette liée à la méthode de calcul utilisée pour évaluer le financement des universités?
      Certes, il y a des administrations qui ont fait preuve d'un laxisme évident. Doit-on, pour autant, généraliser la situation et, à partir des errements de certains, faire porter le blâme par l'ensemble des universités?
      Poser la question c'est y répondre à moins d'avoir un agenda de nivellement par le bas.

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 9 novembre 2012 09 h 18

      @Claude : le fardeau de la preuve du sous-financement incombe aux universités, ils disent qu'ils sont sous-financés? Qu'ils le prouvent hors de tout doute puisque les chiffres sur la tables démontre que les université sont financé 1% que les autres provinces. C'est la bonne manière de faire.

    • henri -s garneau - Inscrit 9 novembre 2012 10 h 02

      Ils n'ont qu'à accepter plus d'étudiants étrangers, eux ils paient le plein prix (entre 15000 et 30000$) pour une année universitaire et en plus un bonne partie payent "cash". De toute façon d'après les statistiques 2.3 québécois sur 10 vont à l'université, ce qui veut dire que même donné à 1600$/session, ils y vont pas. Les universités du québec survivent que grâce aux étudiants étrangers.
      23%. C'est la proportion des Québécois de 22 ans qui sont allés ou vont à l'université. Ailleurs au Canada, cette proportion est de 38% en moyenne. Même si le Québec est la province canadienne où les droits de scolarité sont les plus bas, le taux de fréquentation universitaire y est le plus bas au pays.

    • Yves Corbeil - Inscrit 9 novembre 2012 12 h 53

      Incroyable, je ne peux croire quil y en a qui s'ennuie de la gestion du précédent gouvernement avec leur propos négatifs systématiques.

      Je suis assommé, attendez le sommet avant de tout dilapider.

    • Georges Washington - Inscrit 9 novembre 2012 13 h 53

      Il y a juste une question que l'on se pose.

      Mais où était donc le PQ quand tout ça s'est discuté les neuf dernières années? A-t-on entendu dire que le sous-financement n'existait pas quand le gouvernement Libéral a clairement manifesté l'intention de hausser les frais de scolarité en 2010. Quand il l'a prévu en 2011? Il y a bien eu une commission en 2011 à laquelle les associations étudiantes ont refusé de participer. Où était le PQ? Il ne faisait aucune opposition et n'a jamais nié le sous-financement des universités.

      Pur opportunisme politique.

    • Gabriel Auclair - Inscrit 9 novembre 2012 14 h 14

      1. Les étudiants étrangés ne paye pas tous le plain prix. Un étudiant en medecine, par exemple, ne rembourse pas complètement sa formation.

      2. Contrairement au reste du Canada, le Québec à des CÉGEP. Certains métiers demandant une formation universitaire dans le reste du Canada demande qu'un DEC technique au Québec. On aurait donc une meilleur représentation en prenant en compte tous les diplômes d'études supérieurs (diplôme universitaire, DEC, AEC, ect.), ce qui nous permets de remarquer que le Québec arrive en première place dans le taux de diplomation.

  • François Ricard - Inscrit 9 novembre 2012 07 h 17

    Une gestion à revoir

    Les recteurs clament qu'ils manquent d'argent.
    Concordia qui accorde des parachutes en or à ses ex-administrateurs.
    L'UdeM qui vend à perte un immeuble à Catania.
    McGill où un monsieur Porter a sévi pour 22 million$ pour l'érection du CSUM.
    L'U de Sherbrooke qui a un campus vide à Longueil.
    L'UQAM qui engloutit 450 million$ dans le projet Voyageur.
    Finalement ce sont des centaines de millions de dollars qui leur échappent à cause d'une mauvaise gestion.
    Et le gouvernement PLQ, Charest et Bachand surtout, ne s'est jamais arrêté à ces manquements majeurs. On a préféré créer une
    créer une crise qui pourrait aider à se faire ré-élire.

    • Louka Paradis - Inscrit 9 novembre 2012 08 h 28

      Merci de cette synthèse particulièrement éclairante. Elle est d'autant plus utile que nous sommes assaillis de mille et une informations, opinions et rumeurs.
      Louka Paradis, Gatineau

    • Daniel Bérubé - Abonné 9 novembre 2012 09 h 03

      ...On a préféré créer une
      créer une crise qui pourrait aider à se faire ré-élire.

      Effectivement, car beaucoup de scandales étaient à faire oublier, de quelques moyens que ce soit, et ce, avant le début de la commission d'enquête tant attendue !

    • Real Melancon - Inscrit 9 novembre 2012 09 h 59

      100% d'accord!

      J'ajouterais que je trouve aberrant que des recteurs d'Université (qui sont professeurs de Gestion ou d'économie) soient incapables de gérer des projets (Ilôt Voyageur ?) et de balancer leur budget.

      Finalement, je voudrais souligner que la même crise étudiante a quand même bien servie au PQ pour pousser le PLQ dehors...

    • Solange Bolduc - Abonnée 9 novembre 2012 10 h 23

      Vous avez trouvé, M.Ricard, la voie du discernement par ces informations que ne semblent pas voir nos gestionnaires d'universités.

      Le Ministre doit mettre ses culottes!!

    • Yves Corbeil - Inscrit 9 novembre 2012 12 h 36

      Vous touchez en plein dans le mille avec vos propos très a propos M. Ricard.

      Ca ressemble a de la gestion Libéral ce qui se passe dans CERTAINES universités et il est temps que les choses changent.

      Et M. Sam "paralumes" Hamad lui-meme qui se permet une critique dans la presse ce matin, quelle indecence de sa part.

      http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/po

      Les bonbons M. Hamad...et bien l'halloween Libéral est fini au cas ou vous l'auriez oublié, c'est des gestionnaires bien différents qu'on a porte au pouvoir Monsieur.

      Réfléchisser un peu plus avant de dire des conneries, ca m'enrage ces stupidités parlementaire durant les débats contreproductifs à l'assemblé Nationale.

      Comportez vous donc comme des adultes responsables, les critiques systématiques, irréfléchies et surtout sans discernement quand on est dans l'opposition ca fait vraiment pas sérieux et c'est meme ridiculisant pour ceux qui les prononces.

      Il n'y a surement pas de protocole parlementaire pour etre aussi égatif à tous ce qui est proposé, et surtout pas la position de la veuve éplorer à chaque fois qu'on est pas en accord avec le parti au pouvoir.

      Respect, RESPECT, c'est tout ce qu'on l'on vous demande par respect envers vos concitoyens et ca se réflètera peut-etre sur la population en générale, l'exemple vient d'en haut Messieur, Dame.

  • Robert Bernier - Abonné 9 novembre 2012 07 h 18

    Une question

    Sur cette question du 1% supplémentaire ici au Québec par rapport au reste du Canada, je me pose une question. Si quelqu'un, connaissant les chiffres, pouvait me répondre, ce serait apprécié.

    Voici: dans le budget des universités, quelle est la part de dépenses incompressibles causées par le choix qui a été fait, dès les débuts du système des études supérieures (cegeps et universités publics), d'avoir un grand nombre d'établissements, et ce, partout en régions.

    Il va de soi que, dès lors qu'on crée un pavillon quelque part, il y a des coûts afférents incompressibles: le loyer lui-même, l'entretien, une administration même aussi minimale que possible, des équipements, etc. Et ce seront les mêmes frais, peu importe le nombre d'étudiants au pied carré, si vous voulez, dans cet établissement.

    Alors, la question est la suivante: le Québec dépense-t-il plus par étudiant en raison de ce choix? Et, si c'est le cas, il faut s'assumer. C'est un bon choix mais ça se paie.

    Quelqu'un peut-il me répondre?

    Robert Bernier
    mirabel

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 novembre 2012 08 h 21

      Curieusement le ministère de l’éducation ne semble pas rende public par défaut ses bulletins statistique !

      Ainsi sur a leur index de ces bulletins on retrouve le numéro 39 et le numéro 41 mais pas le numéro 40 qui contient les informations dont il est sujet.

      http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/i

      Il faut donc avoir le lien que La Presse à placer sur son propre site pour avoir accès a ce document. Bizarre de la part du ministère de l’éducation tout de même cette limitation et cette retenue d’informations pourtant tout à fait d’intérêt public.

      http://www.lapresse.ca/html/1618/Bulletin.pdf

    • René Lortie - Inscrit 9 novembre 2012 09 h 37

      @Jean-Yves Arès
      J'ai suivi le lien du ministère de l'éducation inclus dans votre commentaire et ai trouvé le bulletin 40 sous la rubrique "Comparaisons internationales et pancanadiennes" juste sous la rubrique "Cheminement des élèves". Le bulletins sont classés par catégorie.

    • Mario Jodoin - Abonné 9 novembre 2012 10 h 09

      @ Jean-Yves Arès

      «on retrouve le numéro 39 et le numéro 41 mais pas le numéro 40 »

      C'est parce qu cette page classe les bulletin par sujet. La première série (où il y a les bulletins 39 et 41) touchent le «Cheminement des élèves». Si vous descendez un peu plus bas sur la page, vous arrivez aux bulletins sur les «Comparaisons internationales et pancanadiennes» et le bulletin 40 y est, le premier de la liste.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 novembre 2012 12 h 02

      Merci a m. Jodoin et Lortie pour votre meilleure lecture, effectivement ils présentent leurs bulletins par sujet plutôt que par chronologie de publication.

  • Roger Gagnon - Inscrit 9 novembre 2012 08 h 24

    UNIVERSITÉS

    Roger Gagnon.
    Un bon pas de franchi et espérons que ce ne sera pas seulement pour calmer ceux qui sont en faveur de la gratuité!!Je ne fais pas entièrement confiance à la Première Ministre.J'espère qu'elle va perde son habitude de changer d'idées é tout bout de champs et conduire ene politique coérante.
    Avec la gratuité,il n'y aurais pas seulement les riches qui pourraient se payer l'Université.
    Roger Gagnon La-Pérade

    • Nichol Nicole - Inscrite 9 novembre 2012 09 h 00

      La gratuite ne donnera absolument rien. Ce n est pas parce que c est gratuit que cela fera des jeunes de meilleur etudiants.
      Si le PQ met son savoir faire dans l education comme il a fait avec le systeme de sante des annees 90 et bien dans 20 ans ont FERA le constant de l echec. Et l excuse sera de dire que c 'etait trop complexe et qu il n y peuvent rien après des millions et des millions de dollars d étude et de consultation de toute sorte.
      Pourquoi ne pas revenir a la base ? Tout a un merite....l être humain n est pas fait pour la gratuite absolue.
      Creons des jobs , une economie florissante pour de la prosperite pour que les gens obtienne individuellement un comfort financier afin de permettre a nos enfants d aller a de haute etude. Ca c est responsable . Pourquoi le gouvernement doit il absolument prendre le controle de nos vies. Qu il Donne la qualite d enseignement oui c est leurs obligations, Mai's la gratuite non. Cela ne FERA pas de meilleur eleve pour autant. L autonomie ne fait pas partie du language socialiste, c est une fusion collective malsaine.
      Quel gachis tout comme le systemede sante. Vous avez Perdu toute credibilite depuis bien long temps la troupe du PQ.
      Si j ai l argent qui rentre dans mes poches c est certain que Je vais faire en sorte que mes enfants recoivent la meilleure education academique possible.Qui n est pas fier de ses enfants? Le gouvernement PQ nous infantilise.
      economie et job pour nous permettre d offrir l acces au savoir et job pour leur diplome....s v plait.
      Qualite de l enseignement est votre unique obligation pour les payeurs....nous

    • Anne-Marie Desmeules - Inscrit 9 novembre 2012 10 h 07

      @Nichol Nicole

      "L'être humain n'est pas fait pour la gratuité absolue"

      Je ne savais pas qu'il existait un gène de la non gratuité. Merci pour cet éclaircissement.

    • Lucas Roux - Inscrit 9 novembre 2012 11 h 57

      @Nichol Nicole

      Ça fait des décennies justement que l'on attend de la croissance économique qu'elle nous donne à tous 'un confort financier'. Que dites-vous à ceux qui sont dans le besoin maintenant et pour qui le prix des études les force à jouer à la roulette russe?

    • Gabriel Auclair - Inscrit 9 novembre 2012 14 h 38

      @ Nichol Nicole

      1. Vous dites que les frais de scolarité n'influence pas la qualité de l'éducation mais des frais de scolarité élevé vont obliger les étudiants à travailler pour les rembourser et qu'il est prouvé que travailler plus de 15 heures par semaine commence à nuire à la réussite des cours, ce qui s'explique par le fait que les étudianta on moins de temps pour étudier.

      2. Vous dites qu'il faut créer des jobs mais, d'après une étude américaine, les meilleurs moyens de créés des jobs par dollars inversi sont la construction, la santé et l'éducation, dépassant de beaucoup les baisses d'impôt.

      3. La dernière fois qu'on à laissé les compagnie privées libre de leurs actions, ils ont créé la pire crise économique de tout les temps.

  • Serge Grenier - Inscrit 9 novembre 2012 08 h 34

    Comparé au reste du Canada

    Comme si le reste du Canada était un modèle à suivre...

    D'autre part, créer des pavillons en région, ça coûte peut-être un peu plus cher au ministère de l'Éducation, mais comme ça coûte beaucoup moins cher aux étudiants et étudiantes alors globalement, ça revient moins cher à la population.