Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Gabriel Nadeau-Dubois lance un appel à tous

    Des dons seront recueillis pour assurer sa défense en cour

    3 novembre 2012 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    <div>
	Gabriel Nadeau-Dubois</div>
    Photo: Annik MH De Carufel - Le Devoir
    Gabriel Nadeau-Dubois
    L’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois a lancé vendredi un double appel : appel de sa condamnation pour outrage au tribunal et un appel à tous, visant tant ceux qui appuient le mouvement étudiant que ceux qui ne sont pas d’accord. « Je veux me battre jusqu’au bout, je ne veux pas qu’au Québec, en 2012, les gens après mon passage aient peur de dire ce qu’ils pensent par peur d’aller en prison », a dit M. Nadeau-Dubois, en indiquant que c’est là sa principale motivation d’interjeter appel. « Je n’appelle pas seulement à la solidarité de gens qui étaient d’accord avec moi, mais aussi à celle des gens qui n’étaient pas d’accord, mais qui pensent que j’avais le droit de le dire. »


    C’est par le site www.appelatous.org que l’ex-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) entend recueillir des dons pour le soutenir dans des démarches judiciaires. « [Les dépenses] sont difficiles à évaluer, mais ça se compte en dizaine de milliers de dollars », a dit l’étudiant en histoire, en précisant ne pas vouloir vider les coffres des dons déjà amassés pour d’autres poursuites.
     
    Parmi d’autres, très critiques, des témoignages d’appui ont continué de déferler sur les réseaux sociaux et, déjà, certaines organisations ont répondu à l’appel. C’est le cas de Québec solidaire, qui par la voie de sa députée Françoise David, a invité les militants de son parti à participer à cette campagne de contribution publique.
     
    La Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) a aussi répondu favorablement à cette demande. Le président de la Fédération des enseignants, Mario Beauchemin, a indiqué par voie de communiqué en faire une question de liberté d’expression et de droits démocratiques.
     
    Quel impact ?

    Finn Makela, professeur adjoint à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, est d’avis que cette condamnation pour outrage peut avoir des effets néfastes sur la prise de parole publique, tout dépend de comment elle sera interprétée par la population. Il est d’accord avec la thèse du bouc émissaire, avancée par M. Nadeau-Dubois. « A-t-on voulu en faire un exemple de ce qu’il ne faut pas faire avec la justice ? Absolument. Est-ce que c’est le juge ou la police qui a voulu ça ? Ce n’est pas certain. »
     
    Pour Denis Poitras, qui défend 1200 personnes sur environ 2000 arrêtées lors des manifestations et de piquetage, la condamnation pour outrage au tribunal de M. Nadeau-Dubois n’aura pas d’impact sur ses propres causes. « Ça n’a rien à avoir avec les milliers d’autres constats d’infractions », a-t-il dit, en précisant que la contestation en cours de certaines dispositions de la loi 78 pourrait en avoir bien davantage.

    L’avocat de M. Nadeau-Dubois, Giuseppe Sciortino, a semblé plutôt sûr de voir la cause progresser. « Il y a plusieurs motifs, conclusions et commentaires de la part de l’honorable juge Denis Jacques qui sont, à mon avis, manifestement déraisonnables », a-t-il affirmé. Il pourrait œuvrer à démontrer notamment que l’ex-porte-parole de la CLASSE n’était pas au courant de l’injonction visant directement Jean-François Morasse, l’étudiant en arts plastiques à l’origine de cette poursuite pour outrage.
     
    Même si la cause sera portée en appel, les auditions sur les représentations de la sentence pourraient quand même avoir lieu le 9 novembre, étant laissées à la discrétion du juge Denis Jacques. Selon Finn Makela, M. Nadeau-Dubois risque une amende de 5000 $ maximum, puisqu’il est reconnu coupable en vertu de l’article 50 du Code de procédure civile ou d’un an de prison tout au plus. « Il n’est pas un récidiviste, ce serait étonnant qu’il écope d’une peine de prison. »

    ***
     
    Avec La Presse canadienne
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel