UQAM - De nouvelles maîtrises en sciences satisfont les besoins du marché
L’université travaille en partenariat avec les autres établissements du réseau
La maîtrise en génie électrique est offerte en extension à l’UQAM, en vertu d’une entente avec l’École de technologie supérieure (ÉTS). L’objectif premier du programme est le transfert technologique dans l’industrie : les étudiants sont formés pour pouvoir identifier les besoins technologiques d’une entreprise et ensuite planifier et implanter des projets pertinents. Le programme forme également les étudiants aux projets de recherche appliquée et de développement dans ce domaine.
Du côté des thèmes de recherche, le programme de la Faculté des sciences de l’UQAM se spécialise du côté de la microélectronique. « Nous voulions créer une maîtrise pour être capables de répondre aux besoins en matière de microélectronique », précise Carole Turcotte, vice-doyenne de la Faculté des sciences. Ainsi, les étudiants sont amenés aussi bien à concevoir des systèmes microélectroniques qu’à travailler sur la nanoélectronique ou encore l’optique intégrée, qui utilise la microélectronique pour réaliser des composantes optiques de très petites dimensions.
Pour décrocher le diplôme, les étudiants doivent rédiger un mémoire valant 30 crédits, auquel s’ajoutent des cours abordant, par exemple, les sources d’énergie renouvelables, les systèmes de communication numériques, les réseaux de neurones ou les techniques de simulation. Certains cours relèvent de l’ÉTS, comme la planification d’un projet de recherche en ingénierie : il s’agit de concevoir un projet de recherche de A à Z, en tenant compte de paramètres multiples, de la gestion de projet à l’éthique ou à la propriété intellectuelle. Le programme, non contingenté, est d’une durée de deux ans à plein temps et de quatre ans à temps partiel.
Emploi à la clé?
Du côté du marché de l’emploi, la voie semble pavée d’or. « Il y a de nombreux débouchés dans ce domaine », avance Carole Turcotte, évoquant une véritable pénurie de main-d’oeuvre spécialisée. Les domaines de prédilection sont les applications portables, les capteurs biomédicaux, qui permettent de détecter et de surveiller, en médecine ou chez les sportifs, les signaux physiologiques, ou encore les systèmes embarqués. Ces petits systèmes informatiques intégrés, aussi bien dans les télécommunications que l’électroménager, les missiles ou les guichets automatiques, se répandent progressivement dans tous les appareils de notre quotidien. « Une voiture, par exemple, comprend une soixantaine de systèmes embarqués. On développe également les maisons intelligentes : c’est clairement un domaine d’avenir », estime-t-elle.
Un des points forts du programme puise dans la structure même de la Faculté des sciences. « Nous offrons un programme en génie à l’intérieur d’une faculté des sciences. Nos professeurs-ingénieurs côtoient donc, dans le cadre de leur travail, des chimistes, des biochimistes ou encore des informaticiens. Dans leurs domaines de recherche, ils ont l’occasion de pouvoir aborder les problèmes dans leur ensemble et de les envisager d’une façon plus large. Les sujets de recherche suggérés sont donc plus vastes, puisqu’on peut travailler au sein d’une même équipe avec des chimistes ou des informaticiens. »
Multidisciplinarité
La maîtrise en gestion durable des écosystèmes forestiers, qui accueillera ses premiers étudiants à l’automne 2013, pousse encore plus loin la portée multidisciplinaire du programme.
En effet, rattachée au Département des sciences biologiques, la maîtrise s’ouvre à des candidats venant aussi bien du domaine de la biologie que de la géographie, de l’environnement, des sciences sociales, de l’économie ou de l’aménagement du territoire. La combinaison de connaissances et les expériences jugées pertinentes peuvent aussi entrer en ligne de compte au moment de l’examen des dossiers. « Nous accordons beaucoup d’importance au fait de privilégier différentes spécialités. Il s’agit d’une approche multidisciplinaire qui permet de s’enrichir de la vision des autres », estime Carole Turcotte. Puisque les étudiants viennent de spécialités différentes, le programme prévoit des cours de mise à niveau.
Offert conjointement avec l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l’Université du Québec en Outaouais, ce programme de maîtrise accueille un total de 15 étudiants répartis dans plusieurs régions, soit environ quatre ou cinq étudiants par composante pour amorcer le programme. Les cours sont offerts à distance et en classe, alors que les expériences sur le terrain permettent de se familiariser concrètement avec les milieux forestiers. La durée du programme est de cinq trimestres, obligatoirement à temps plein, pour une durée d’un peu moins de deux ans.
Vision d’ensemble
L’objectif de cette maîtrise est avant tout d’ordre professionnel : il n’y a pas de mémoire de recherche, mais plutôt un projet de synthèse et deux stages, des travaux pratiques sur le terrain et des cours de mobilisation contextuée des savoirs, où les étudiants peaufinent leur expertise autour de plans de gestion d’écosystèmes.
En intégrant les aspects écologiques, économiques et sociaux au programme de maîtrise, les étudiants sont amenés à acquérir des compétences globales et à développer une vision d’ensemble, où tous les paramètres de la gestion durable des forêts ont leur place. Ils abordent donc aussi bien les ressources naturelles et les écosystèmes que les liens des différentes populations avec la forêt, les cultures autochtones et les législations existantes. Pour ouvrir les étudiants sur les multiples enjeux forestiers, le programme prévoit de nombreuses rencontres avec les acteurs qui vivent tous les jours les problématiques du monde forestier ou avec des chercheurs spécialisés issus du Centre d’étude de la forêt.
Et, pour mieux mettre l’accent sur l’acquisition des compétences pratiques, le programme est conçu à partir d’une approche pédagogique active. Cette démarche privilégie la méthode de « l’apprentissage par projet ». « Nous ne demandons pas aux étudiants de rester assis et d’écouter leur professeur dans une salle de classe, explique Carole Turcotte. Nous leur donnons un problème et chaque étudiant doit mener des recherches et trouver lui-même les solutions. Le problème qu’il doit étudier va l’amener à se pencher sur la théorie sous-jacente du problème. Outre les connaissances en foresterie, cela favorise le travail en équipe, où chacun a un rôle à jouer. L’étudiant développe une expertise en même temps que ses connaissances sur la forêt. »
Du côté des débouchés, les étudiants pourront se diriger soit vers le secteur public - emploi au sein des gouvernements provincial, fédéral ou municipaux - soit vers les firmes de consultants, les entreprises forestières et les coopératives forestières.
Collaboratrice









