Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Agence universitaire de la francophonie - «La mobilité des étudiants et des chercheurs est au centre de notre activité»

    L’AUF distribue annuellement près de 3000 bourses d’études

    3 novembre 2012 |Marie-Hélène Alarie | Éducation
    <div>
	L’agence veut s’assurer que les étudiants reviennent dans leur pays avec une formation qui leur permet d’être vite embauchés et d’avoir un rôle comme acteurs du développement de leur pays.</div>
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir
    L’agence veut s’assurer que les étudiants reviennent dans leur pays avec une formation qui leur permet d’être vite embauchés et d’avoir un rôle comme acteurs du développement de leur pays.
    L’Agence universitaire de la Francophonie est présente sur tous les continents, dans 98 pays. Cette présence mondiale permet à des milliers d’étudiants d’obtenir des bourses afin de parfaire leur parcours universitaire. Petit tour de ce vaste organisme en compagnie de Pierre Noreau.

    Pierre Noreau est le vice-recteur à la programmation et au développement de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), ainsi que le directeur du Bureau des Amériques. Quand on lui demande de préciser le rôle exact de l’AUF, il affirme : « C’est un regroupement, une association d’universités qui actuellement regroupe 790 établissements dans 98 pays. Ces établissements sont tous francophones, sinon ils utilisent particulièrement le français, et leur activité scientifique ou universitaire est suffisamment importante pour qu’ils puissent se joindre à l’agence. »


    L’essentiel des activités et des objectifs de l’AUF tourne autour de la coopération entre les universités du Nord et du Sud. Le but visé est que, dans les milieux universitaires, et cela, peu importe leur localisation géographique, on favorise le renforcement des établissements universitaires, l’enrichissement des programmes, la multiplication des offres de formation ainsi que le développement de la recherche et de la coopération scientifique entre les chercheurs du Nord et du Sud.


    Mobilité


    « La mobilité des étudiants et également la mobilité des chercheurs sont au centre de notre activité », explique Pierre Noreau. Cette mobilité est possible grâce à des bourses. Ce qui est important, c’est ce que font les étudiants qui voyagent : ils vont vers d’autres pays et peuvent avoir alors accès à des formations qui ne sont pas présentes dans leur propre pays ou encore à des expériences scientifiques ayant lieu dans un contexte culturel et intellectuel qui enrichit leur formation.


    Ces bourses servent généralement à la mobilité des étudiants du Sud : « On parle ici d’un Sud étendu, on parle également de l’Europe de l’Est et centrale et de l’Amérique latine. On continue à dire “ le Sud ” parce que, longtemps, on a été présent en Afrique et en Asie du Sud-Ouest, notre Sud s’est considérablement élargi », précise Pierre Noreau. Le but de l’AUF est de permettre aux étudiants de ces pays, dont les structures universitaires sont parfois fragiles, en émergence ou en croissance, de terminer leur formation, souvent au niveau de la maîtrise, mais plus souvent encore au niveau du doctorat. Cette formation est souvent difficile à obtenir dans leur pays.

     

    Financement


    Le financement de ces bourses passe par le budget de l’AUF. « Ce dont on s’assure, c’est que les étudiants aient les moyens de vivre d’une façon correcte dans les pays où ils poursuivent leur formation. Les bourses sont établies à partir de barèmes qui varient en fonction des pays. Pour l’essentiel, ce système ressemble au système de prêts et bourses québécois », explique Pierre Noreau. Chaque année, l’AUF distribue autour de 1600 à 1700 bourses à des étudiants qui voyagent, et on réserve 1200 bourses qui sont offertes à des étudiants qui suivent une formation à distance.


    Ces formations à distance représentent peut-être la solution de l’avenir : « Ces bourses ont été créées pour des étudiants qui n’auraient pas la disponibilité nécessaire pour, par exemple, passer huit mois à l’étranger. Ceux-ci préfèrent la formation à distance », ajoute Pierre Noreau. L’AUF offre près de 80 formations au niveau de la maîtrise, qui toutes peuvent mener à un diplôme. L’avantage n’est pas seulement d’aller chercher une formation à l’étranger, mais c’est aussi d’aller à la rencontre d’une autre tradition universitaire qui vient enrichir l’expérience de ces étudiants. C’est vrai quand on parle de déplacement, mais c’est aussi vrai pour la formation à distance.


    Interventions locales


    De plus en plus, l’AUF cible des étudiants de type particulier : ils sont déjà professeurs dans leur pays, mais ils n’ont pas eu la possibilité de terminer leur doctorat ou même de l’entreprendre. « On favorise cette approche afin que les étudiants soient à jour dans leur domaine et ainsi puissent participer aux réseaux de recherche internationaux », dira M. Noreau.


    L’AUF est présente dans tous les secteurs. Toutefois, l’agence a des préoccupations particulières pour les secteurs qui sont liés aux besoins des sociétés dans lesquelles les étudiants se trouvent : « Par exemple, c’est facile, dans plusieurs pays du Sud, de se former en lettres, beaucoup d’étudiants sont dans ce domaine et pas suffisamment dans les secteurs de la santé ou des sciences sociales, ou de l’ingénierie. Ce sont des secteurs où les besoins sont extraordinaires, mais où les offres de formation ne sont pas toujours au rendez-vous. » De cette façon, on peut à la fois s’assurer que les étudiants reviennent dans leur pays avec une formation qui leur permet d’être vite embauchés et aussi d’avoir un rôle structurant comme acteurs du développement de leur pays.


    L’AUF tente maintenant d’établir des relations stables avec les universités participantes. On a un peu changé les façons de faire, contrairement à une époque où on privilégiait les projets individuels de chacun des étudiants. « Aujourd’hui, nos étudiants proviennent d’universités précises et vont vers une université précise, là où on sait qu’ils seront accueillis par des professeurs qui se connaissent d’une université à l’autre, parce que des liens y ont été tissés depuis longtemps entre les départements et les facultés. »


    Ainsi, la roue tourne, puisque les étudiants contribuent eux aussi à renforcer la collaboration et la stabilisation des relations entre les universités.


    Collaboratrice

    <div>
	L’agence veut s’assurer que les étudiants reviennent dans leur pays avec une formation qui leur permet d’être vite embauchés et d’avoir un rôle comme acteurs du développement de leur pays.</div>
Le vice-recteur à la programmation et au développement de l’Agence universitaire de la Francophonie, Pierre Noreau
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel