Lettre - Punir les écoles privées?
J’ai été éduquée chez les religieuses et j’ai toujours gardé un souvenir impérissable des soeurs du Bon-Conseil de Chicoutimi. Je les ai aimées comme des mères et elles m’ont aidée à grandir. Dans ces temps-là, c’était l’école privée partout, grâce à ces femmes religieuses plus que généreuses. J’ai été bien éduquée et aimée aussi.
Je voulais donner autant à mes enfants et c’est ainsi qu’ils ont toujours fréquenté des écoles privées, propriétés de communautés religieuses. Dans mon âme de jeune mère, c’était normal. Nous en avions les moyens et c’était dans l’ordre des choses de penser que nos enfants en retireraient le meilleur. Nous n’avons jamais contesté le fait de devoir payer, en plus, les taxes scolaires auxquelles nous étions soumis. Je croyais alors que nous devions partager et je le crois encore. Profondément, sincèrement.
Si on décidait de punir les institutions privées en leur enlevant les subventions auxquelles elles ont droit, pourquoi ces parents devraient-ils continuer à payer les taxes scolaires ? Dans le cas où la séparation entre le public et le privé devenait absolue, qui peut me dire quel serait l’écart entre la privation de subvention par l’État aux écoles privées et le manque à gagner de ces fameuses taxes ? Je manque de talent mathématique, mais, il me semble que…
***
Marie-Paule Tremblay - Québec, le 14 octobre 2012








