Lettre - L’é(É)tat des faits
«N’ayons pas peur des mots : nous avons assisté, sous les libéraux, à une tentative pour réécrire le passé en effaçant d’un trait les pages qui nous définissent comme peuple différent.» Ma réplique, sans peur des mots : le PQ s’amuse-t-il à rendre carrément la monnaie de sa pièce au gouvernement précédent ? Pile ou face ?
Incroyable que, dans la libre opinion de Mme Lachance parue dans l’édition du Devoir de la fin de semaine et dans laquelle ressort l’extrait cité d’entrée de jeu, on ne retrouve pas le substantif « objectivité ». Indéniablement, c’est sur ce principe fondamental que doivent être guidés, sur le fond, les jalons de l’enseignement, et non par une récupération un tantinet politique et un sentiment de frustration certaine de l’état de la situation, pour l’historienne et écrivaine !
Le but d’enseigner l’histoire ne se limite pas à nous définir comme « peuple différent », mais plutôt à enrichir les jeunes culturellement en exposant les faits, les tenants et aboutissants de l’histoire en général, et en particulier l’histoire québécoise : des Patriotes de 1837-1838, en passant par les référendums de 1980 et 1995 et les accords mutuels entre le Québec et la France de l’ancien premier ministre Jean Charest.
Est-il (vraiment) possible, dans l’enseignement de l’histoire, d’éviter de tomber dans le prosélytisme, dogmatisme au profit de « simplement » enseigner, discuter et échanger avec les jeunes sur les faits marquants de notre histoire, de celle des autres nations, et ce, avec objectivité sachant que la politique n’est jamais loin ? J’aimerais ne pas devoir jouer à pile ou face…
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Martin Bilodeau - Lévis, le 14 octobre 2012







