Ultimatum de Québec aux écoles privées

La nouvelle ministre de l'Éducation, Marie Malavoy
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La nouvelle ministre de l'Éducation, Marie Malavoy

Québec cessera de financer les écoles privées qui font de la sélection. Les établissements, qui sont subventionnés à 60 % par le gouvernement, devront « accepter tout le monde » s’ils veulent continuer à bénéficier du financement, a soutenu la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, en entretien au Devoir. « Oui, la pression est immédiate. Si vous acceptez tout le monde, vous êtes financés. Si vous voulez faire votre sélection, vous ne l’êtes plus », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, il faut que la répartition de la population étudiante soit plus équitable. « L’école publique a hérité de tous les enfants en difficulté. Notre régime privé, avec les modes de sélection qu’il a, fait en sorte que les élèves qui aboutissent dans le privé sont ceux qui ont de grandes capacités et peu de problèmes. Le poids sur le réseau public de tous ces élèves qui ne passeraient pas ce genre de sélection est énorme », a-t-elle noté.


L’idée voulant que le financement des écoles privées soit « lié » à la sélection est l’une des orientations du Parti québécois avec laquelle Mme Malavoy se dit « très à l’aise ». « Je trouve honnêtement que c’est une position qui se justifie très bien, a-t-elle insisté. On parlait des élèves en difficulté dans le réseau public… si on veut améliorer le sort du réseau public, il faut mettre à contribution le privé. »


La nouvelle ministre reconnaît que cette position a été « longuement débattue » au moment de déterminer la plateforme du PQ, en 2011. « Il y a beaucoup de gens qui font pression pour qu’on cesse de financer l’école privée. J’ai des pressions de cette nature tout le temps. Plusieurs se demandent pourquoi on finance les écoles privées alors que ce n’est pas le cas en Ontario », a-t-elle dit. Elle reconnaît que si certains de ces établissements privés font des choses « remarquables » pour les élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage (appelés EHDAA dans le jargon), ils ne sont pas nombreux.


Il n’y a pour l’instant pas d’échéancier à ce contrat que Québec pourrait conclure avec les écoles privées. On souhaite d’abord les consulter. « Il faut être capable de mesurer l’impact [d’une telle mesure] et ce serait discuté avec les écoles privées. Mais elles le savent, a souligné la ministre. Dans la mesure où on donne 60 % de notre financement aux écoles privées, c’est un financement important, celles-ci doivent accepter tout le monde. Sinon, on paye d’un côté pour les meilleurs élèves et ceux qui ont des difficultés, on les a tous dans notre secteur [public]. »

 

Intégrer le plus possible


Que pense-t-elle, justement, de l’intégration des élèves en difficulté ? « Je suis à l’aise avec l’idée d’avoir une politique qui intègre le plus possible les élèves dans la mesure où on est capable d’avoir de l’accompagnement. Je ne veux pas revenir à une époque où, au Québec, on avait des classes complètement à part. Cela existe dans des cas sévères et ça doit demeurer. […] Sinon, dans la mesure du possible, les enfants doivent être intégrés dans la classe régulière », a dit Mme Malavoy.


Ce discours contraste néanmoins avec la tendance au retour aux classes spéciales ou « répits », comme les avait appelées l’ancienne ministre de l’Éducation, Line Beauchamp. À la demande du milieu, une entente a été signée avec les différents syndicats d’enseignants notamment pour que les enfants avec des difficultés diagnostiquées soient parfois retirés de la classe pour un suivi avec un enseignant spécialisé. « Je ne connais pas l’impact de ces mesures répits, a dit Marie Malavoy. Je verrai ce que ça donne dans les faits. Il faut se demander si ça remplit les missions. »


Outre le resserrement des critères à l’admission, la ministre de l’Éducation est persuadée que c’est dans l’accompagnement des élèves, et par conséquent d’une aide supplémentaire accordée aux enseignants, que la profession sera revalorisée. Environ 600 professionnels de l’éducation seront embauchés dans le réseau, soit 150 pour l’année 2013-2014. « C’est une mesure importante. Quand on parle aux enseignants, et j’ai suivi leur réaction par rapport à certaines promesses et certains engagements du côté de la CAQ [Coalition avenir Québec], ils nous disent qu’ils ne veulent pas d’abord de l’argent, mais de l’air dans leurs classes pour respirer », a-t-elle avancé.


Enfin, Mme Malavoy a réitéré son soutien aux commissions scolaires, même si elle reconnaît qu’elles auront à réaliser un rigoureux exercice d’auto-examen. « Il y a un coup de barre à donner, c’est sûr. On ne peut pas juste maintenir la tête des commissions scolaires hors de l’eau alors qu’elles sont attaquées de toutes parts, a-t-elle admis. Au lieu de leur dire de passer à la caisse et d’essayer de préserver les services aux élèves, je souhaite un examen en profondeur de ce qu’elles sont, de leur façon de fonctionner et bien entendu, de ce que ça coûte. » Et sur leurs budgets alloués, son message est bien clair : « On n’est pas en mode augmentation de quoi que ce soit. »

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Plan de match de la ministre

Formation professionnelle : améliorer le passage de la formation professionnelle à la formation technique au cégep

Éthique et culture religieuse : procéder à l’évaluation du cours

Histoire : réformer le cours au secondaire pour faire plus de place à la question nationale

Anglais : reporter l’anglais intensif en 6e année et abolir les cours obligatoires d’anglais au premier cycle du primaire

Démocratie : tenir les élections scolaires en même temps que le scrutin municipal en 2013

  • Carole Dionne - Inscrite 12 octobre 2012 01 h 32

    Là, je suis tout à fait d'accord

    Même que , Québec devrait cesser complètement de financer les écoles privées.

    • Marie Allard - Inscrite 12 octobre 2012 09 h 44

      Bien des parents de la classe moyenne envoient leurs enfants au prive. Ils paient 40% des couts de cette education en sus de leurs impots. Beaucoup de ces gens n'auraient pas les moyen de payer 100% des couts.

      Donc, ces eleves on les mettrait ou? Et comment financerait-on le 40% que les parents paient presentement et la construction de nouvelles ecoles? En augmentant encore les taxes?

    • Jade Wong - Inscrite 12 octobre 2012 10 h 42

      @ Marie Allard

      Ces élèves, ils pourraient aller au public. Si un programme supérieur est désiré, le programme d'éducation internationale est un programme qui prépare très bien ses élèves pour leur entrée au Cégep et qui se retrouve au public, donc il est vraiment moins coûteux. De plus, il offre un diplôme de plus, le DÉSI, et donne plus de crédits qu'un programme régulier.

    • Louis Morais - Inscrit 12 octobre 2012 11 h 37

      Jade Wong vous m'avez devancé de quelques secondes pour écrire exactement se que je voulais dire mais d'une manière plus polis! Effectivement.. qu'il aille au privée s'il le désire. Cela reste le choix des parents de vouloir payer des milliers de dollard pour assurer une éducation de "qualité" à leurs enfants. S'ils ne veulent pas payer pour envoyer leurs enfants au privée, pourquoi ne pas les envoyer au public? J'ai moi même fais le programme d'éducation internationale, et bien que je ne sois pas allé au privée, je suis certain d'avoir eu une excellente formation. Tout ça pour dire que s'ils n'ont pas les moyens ou ne veulent tout simplement pas payer un tel montant..ils ne sont pas vraiment à plaindre!

    • Michel Richard - Inscrit 12 octobre 2012 11 h 41

      Y'a une sélection pour les programmes "international", où est la logique !

    • Francis Paradis - Inscrit 12 octobre 2012 13 h 01

      Le financement du privé est un bon investissement pour le gouvernement dans la mesure où la formation des élèves coûte près de la moitié moins cher.

      Le problème du privé est qu'il sélectionne uniquement les meilleurs élèves et renvoi ceux qui ont des difficultés ou des troubles de comportement. Ainsi, ils crée des carences en spécialistes dans les écoles publiques et créent un engouement pour le privé qui «semble» meilleur alors que les professeurs ne sont pas moins bons au public: la différence repose sur l'intégration des élèves en difficultés (qui est inexistant au privé).

      Pour ce qui est du PEI, c'est effectivement un programme intéressant qui permet d'obtenir trois diplômes au lieu d'un seul (certificat de l'OB, DÉSI et DÉS). Il relève effectivement fortement le niveau de difficulté des études secondaires et prépare très bien au cégep dans la plupart des cas.

    • Marie Allard - Inscrite 12 octobre 2012 14 h 15

      Mme Wong,

      Vous n'avez pas compris ce que j'ai ecrit. Justement, ils peuvent envoyer leurs enfants au public mais ca aura aussi un cout supplementaire pour les contribuables car les parents ne paieront plus 40% de l'education de leurs enfants: ce sera tout le monde.

    • Simon Chamberland - Inscrit 12 octobre 2012 15 h 04

      M. Richard,

      La sélection existe dans les écoles internationales car les exigences sont plus importantes et il faut avoir certaines capacités pour obtenir les diplômes de l'IB et de la SÉBIQ. Admettre tout le monde dans une des 4 écoles totalement internationales publiques (Montréal, Laval, McMasterville Collège Saint-Louis) ralentirait les élèves performants qui veulent obtenir les 2 diplômes supplémentaires.

      L'expérience de donner le programme internationnal à tous se fait à l'école secondaire Mont Royal et ce n'est pas un succès pour les élèves moyens et faibles, même que le surplus de travail qu'exige ce programme met en péril l'obtention du DES.

    • Stéphane Demers - Inscrit 13 octobre 2012 00 h 36

      Exactement, arrêter complètement de financer le privé. Il n'y a aucun lien à faire entre de l'enseignement privé et des fonds publics. Si des parents prennent la décision d'envoyer leurs enfants à l'école privée, c'est parce qu'ils en ont les moyens, peu importe les coûts. Les autres aux publics, les bollés comme les moins bollés....Je suis passé par le public parce que je n'avais pas le choix et je me suis rendu jusqu'à l'université.. Faut soutenir et développé, améliorer d'avantage notre réseau public. C'est une question d'équité et d'égalité d'accés à des études de qualité pour tous...

  • Nathalie Gascon - Abonnée 12 octobre 2012 02 h 17

    enfin!!

    je ne peux pas croire que le PQ va aller dans cette direction bravo !!IL y a si longtemps que cette situation n'a aucun sens.Les écoles privées sont subventionnées à 60% et ne prennent et ne gardent aucun enfant, adolescent qui a des difficultés même mineures.
    Dès qu'il y a un problème il sont renvoyés dans le secteur public qui est devenu ( surtout apès la sortie fallacieuse du classement fait par la revue l'actualité) avec le temps débordé.
    c'est une excellente nouvelle espérons que le P.Q. ne cédera pas à la pression.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 12 octobre 2012 07 h 18

      Enfin, on agit envers les écoles privées.
      Mais on devrait cesser de subventionner ces écoles comme on le fait en Ontario.
      Le PQ ne doit pas céder aux pressions.

    • Stéphane Handfield - Abonné 12 octobre 2012 12 h 44

      J,ai envoyé mes garçons à l'école privé. Mon plus jeune a eu de sérieuses difficultés d'apprentissages et des troubles de comportement. J,ai toujours été soutenue par le collège privé et mon fils a terminé son secondaire 5.
      Aussi, j'ai payé 40 % de sa scolarité au privé, en plus de la taxe scolaire que je paie chaque année pour l'école public. j'ai donc payé 140% du coût associé à une année de scolarité.
      Les élèves au privé sont une économie pour l'état.
      Mais les meilleurs élèves échappent au public, j'en convient.

      Le problème des écoles publiques est le manque d'autorité de la direction et le manque de soutien aux professeurs. Certains élèves difficiles connaissent bien leurs droits et choisissent d'ignorer leurs devoirs, ce qui nuit à un climat de travail respectueux et efficace.

    • Geneviève Boivin - Inscrit 12 octobre 2012 16 h 44

      Je ne suis pas en accoprd avec cette phrase:
      «Les écoles privées sont subventionnées à 60% et ne prennent et ne gardent aucun enfant, adolescent qui a des difficultés même mineures.
      J'enseigne dans une école privée et nous avons des élèves en difficultés(comportement et apprentissage) et nous les gardons. J'ai des élèves avec dyslexie, disorthographie, anxiété, déficit d'attention, hyperactivité, asperger, etc. Veuillez parler de ce que vous connaissez madame.

  • Djosef Bouteu - Inscrit 12 octobre 2012 02 h 25

    Enfin le bon sens.

    C'est un grand pas dans la bonne direction, une excellente décision de la part de la ministre de l'éducation, Mme Malavoy.

    À défaut de couper les subventions des écoles privées, mettre fin aux pratiques de sélection totalement incompatibles avec un financement public est une grande amélioration.

    Je trouve que c'est un compromis déjà trop généreux pour les écoles pseudo-privées (à 60% de financement public).

    • François Desjardins - Inscrit 12 octobre 2012 11 h 50

      ...et si on inversait votre raisonnement, en disant que les écoles privées sont en fait des écoles pupliques financées par 40% de capital privé?

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 12 octobre 2012 12 h 48

      Éducation à deux vitesses, santé à deux vitesses. Quand l'argent fait le bonheur!

  • Geneviève Fiset - Inscrite 12 octobre 2012 03 h 45

    Passer à côté du problème

    Le problème principal des écoles privées n'est pas le refus des élèves en difficultés. Il existe déjà un certain ratio d'élèves en difficultés dans plusieurs écoles privées avec des services d'orthopédagogues qui sont payants.
    Les cas lourds d'élèves en difficultés, ne sont pas bien servis dans le système public actuel. Pas plus que les autres élèves d'ailleurs. C'est au professeur seul de gérer des classes avec élèves ayant toutes sortes de problèmes: handicaps, difficultés d'apprentissages, problèmes de comportements, élèves sur-doués...Le travail est titanesque!

    Puisque cet article compare l'Ontario, sachez que les élèves en difficultés sont intégrés dans les classes. Toutefois, ils ont des intervenantes engagées pour venir soutenir à plein temps ou à temps partiel dans les classes ces enfants. Ainsi, en plus de l'enseignante il peut y avoir une ou deux aides-enseignantes. Ces enfants vont également avec une orthopédagogue à divers moments dans la journée. Le rythme d'enseignement est normal plutôt que d'être ralenti comme au Québec. Cela permet aux élèves qui fonctionnent bien de progresser au lieu de s'ennuyer dans des classes d'enfants aux divers degrés et rythmes d'apprentissages.

    En ce qui concerne le financement des écoles privées, si elles ne sont pas subventionnées en Ontario, elles sont déductibles d'impôts. Les Ontariens paient également moins d'impôts. Particulièrement les biens nantis...

    Il est temps que cesse cette politique québécoise qui consiste à tapper sur les riches en leur faisant tout payer et en coupant tout les services qu'ils paient avec leurs impôts. Puis à se graisser la patte dans le coin en travaillant au noir ou en dépensant l'argent des taxes et des impôts dans la corruption.

    • Stanislas Vézina - Inscrit 12 octobre 2012 07 h 40

      Il existe déjà un système public. Pourqoui ne pas l'utiliser à fond. Ce n'est pas un question de richesse.

    • Louis Palardy - Inscrit 12 octobre 2012 07 h 42

      Bravo, bon commentaire.
      Bonne analyse de l'approche Marois.
      Elle va bientôt faire du Québec un pays avec modèle Cuba.

    • Eric Prince - Inscrit 12 octobre 2012 10 h 26

      Je partage votre avis. Ça a l'air d'un geste politique musclé mais l'effet sera nul.

    • Georges Aubé - Abonné 12 octobre 2012 10 h 30

      Dans le cas présent, le gouvernement ne songe pas à couper dans les services aux riches, mais bien à obliger les écoles, justement, à donner des services aux enfants moins doués.

      Cela permettra peut-être à des enfants de la classe moyenne de fréquenter ces écoles, même si leurs parents ne peuvent payer l’orthopédagogue en plus des frais de scolarité?

    • France Sevillano - Inscrite 12 octobre 2012 10 h 57

      Pauvre riche

      Premièrement en Ontario les impôts sur les salaires de 500 000 $ et plus vont être augmentés pour 2012 et 2013 pour rééquilibrer le budjet.

      Deuxièmement l'impôt ne cesse de diminuer au Québec depuis 10 ans . Un salairié de 500 000 $ paye 12 563$ de moins aujourd'hui qu'en 2012. (Je ne parlerai pas des évasions fiscales, sujet tabou)

      Troisièmement le sujet de l'article est "Les écoles publiques doivent accueillir les élèves sans discrimination". Dans les écoles privées, le taux de personnes à difficulté est de 2,6% alors que à l'école publique ce taux monte à 20,1%. Si il il y a amélioration à avoir dans ce sens, tant mieux. (En passant, ce ne sont pas que les riches qui envoient leurs enfants au privé.)

      Au fait, Madame Fisette il aurait été intéressant que vous indiquiez votre branche salariale pour savoir à quel point vous êtes riche et le taux faramineux d'impôt que vous devez payer.

      Pour répondre à Louis Palardy concernant le modèle cubain, sachez que le modèle de Cuba en éducation est l'un des plus prisé dans le monde.

    • Gilles Théberge - Abonné 12 octobre 2012 12 h 00

      Quoiqu'on dise quoiqu'on pense, un gouvernement minoritaire, c'est un tigre de papier.

    • Stéphane Laporte - Abonné 12 octobre 2012 12 h 10

      À Cuba le taux d'alphabétisation est près de 98% ici j'ai déjà entendu, le chiffre de 50% d'analphabète fonctionnel.

    • Louis Farzam - Inscrit 16 octobre 2012 17 h 22

      @Réal Ouellet

      Selon le CIA world factbook, le taux d'alphabétisation du Canada est de 99%. Ce qui ne vous empêche pas de croire ce que vous avez déja entendu, bien sur.

  • Marc Collin - Inscrit 12 octobre 2012 04 h 11

    même les écoles..

    mêmes pour les écoles juives?

    • Pierre Schneider - Abonné 12 octobre 2012 10 h 06

      Bonne question.

    • Gilles Théberge - Abonné 12 octobre 2012 12 h 02

      Bonne question en effet. Mais vous n'obtiendrez jamais de réponse claire à cette question parce que les écoles juives font ce qu'elles veulent, et tournent sur elles-mêmes en vase clos à la paroi opaque.

      La vraie solution c'est d'abolir les écoles privées, comme c'était prévu dans les conclusions et parmi les plus importantes recommandations de la Commission Parent.

      Mais qui se souvient de la commission Parent?

    • Simon Chamberland - Inscrit 12 octobre 2012 15 h 05

      Si elles sont à 100 % privées, pourquoi ne pas les laisser tranquilles ?

    • Sylvain Auclair - Abonné 14 octobre 2012 16 h 40

      Parce que, monsieur Chamberland, nous avons en tant que société un devoir envers ces enfants. On doit leur offrir la liberté de choisir leur avenir.