La FAE veut rouvrir le débat sur le financement du privé
C’est ce qu’il a déclaré lors du coup d’envoi de la quatrième Semaine pour l’école publique.
M. St-Germain prévoit-il un changement de cap en matière de financement du secteur privé de la part du gouvernement de Pauline Marois, à l’aube de son premier budget ? Pas vraiment, mais il croit qu’il s’agit d’une avenue à analyser pour « un gouvernement qui cherche du financement un peu partout ».
M. St-Germain considère que le volet du financement des écoles devrait être ajouté au cadre budgétaire à venir. L’exercice pourrait permettre de dégager 500 millions de dollars par année et de réinjecter le montant dans le système public, selon lui.
Ce serait également une démonstration du fait que « le gouvernement soutient résolument le réseau public ».
Il est toutefois trop tôt pour parler des réelles intentions du gouvernement péquiste, croit M. St-Germain. Il affirme que la FAE mettra la question sur la table à l’occasion d’une première rencontre avec la nouvelle ministre de l’Éducation, Marie Malavoy.
Si la Semaine pour l’école publique est l’occasion pour la FAE de formuler certaines revendications à l’endroit du monde politique, elle constitue aussi un moment privilégié « pour exprimer notre fierté à l’égard de l’école publique », soutient M. St-Germain.
Pour la quatrième édition de l’événement, les organisateurs ont choisi de mettre l’accent sur la question de la francisation, « un aspect méconnu de la population ». « C’est un secteur névralgique et extrêmement important pour le Québec. Quand on a une société qui mise sur l’immigration pour son développement économique et son développement social en général, on comprendra que franciser correctement les nouveaux arrivants devient essentiel », a-t-il déclaré.
Porte-parole depuis les débuts de l’événement, la comédienne Claire Pimparé invite pour sa part les familles à la réflexion : « je souhaite qu’on prenne conscience des bienfaits de l’école et des choses exceptionnelles qui s’y produisent ».








