Des centaines de personnes manifestent à Montréal pour la gratuité scolaire

Malgré l'annulation de la hausse des droits de scolarité par le nouveau gouvernement péquiste, des étudiants ont encore une fois envahi les rues du centre-ville de Montréal, samedi.

À l'appel de la CLASSE, des centaines de personnes ont manifesté en après-midi pour revendiquer la gratuité scolaire à l'université.

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a organisé des manifestations similaires à tous les 22 du mois depuis le printemps dernier.
L'action de samedi se déroulait sous une forte présence policière.

De son côté, le gouvernement de Pauline Marois propose plutôt une indexation des droits de scolarité au lieu de la gratuité scolaire.

Selon la coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, une étape a été franchie et il faut «célébrer la victoire», mais le combat se poursuit. Elle déclare que l'indexation entre dans la même «logique marchande» qu'une hausse des frais de scolarité, et qu'il s'agirait d'une mesure régressive. Il faut donc maintenir la pression sur les élus, conclut Mme Reynolds.

De son côté, le nouveau député péquiste Léo Bureau-Blouin, ancien leader de la Fédération étudiante collégiale du Québec, a déclaré vendredi que l'indexation est «raisonnable et acceptable».

La députée et cochef de Québec solidaire, Françoise David, a notamment participé à la manifestation. Sa formation appuie la gratuité scolaire.
11 commentaires
  • Marilou Blais-Tremblay - Inscrit 22 septembre 2012 16 h 19

    Des étudiants ?

    Petite précision: pas des étudiants, mais des citoyens dont certains sont des étudiants. (à l'oeil, pas même la moitié) Il y avait beaucoup de solidaires, (Françoise David, Manon Massé, Alexandre Leduc et un paquet de militants..) et d'autres Option nationale. On comptait aussi "Profs contre la hausse" et d'autres groupes souverainistes.

  • Jean-Philippe Bombay - Inscrit 22 septembre 2012 17 h 27

    Rappel

    Rappelons que les étudiants et étudiantes qui ont pratiqué la grève lors des six derniers mois subissent maintenant une session condensée. À moins d'une semaine de la fin de session, je n'ai pu me présenté à la manifestation et j'imagine que ce fut de même pour une bonne partie de la population étudiante.

    J'en profite aussi pour dire qu'il ne faut oublier que les années dix commencent à peine et que les derniers mois donne le pas à une décennie enflammée!

    Ce ne qu'un début, continuons le combat!

  • Patrick Boulanger - Inscrit 22 septembre 2012 18 h 07

    Désolant!

    M. Bureau-Blouin est maintenant pour un dégel modéré des frais de scolarité universitaires! En tant que vire-capot, il est plutôt précoce!

    • André Michaud - Inscrit 23 septembre 2012 09 h 50

      Le réalisme du pouvoir est différent du rêve dans les rues..

      Tout comme le parent qui réalise qu'il ne peut pas donner à un de ses enfants tout ce qu'il exige en enlever aux autres..

      Quand les autres payent déjà 80% , leur demander 100% est beaucoup trop..chacun doit faire sa part au lieu d'exiger que les autres payent à sa place, sinon nous aurons des enfants qui deviendront des adultes irreponsables attendant tout des autres..

  • Yves Claudé - Inscrit 22 septembre 2012 18 h 13

    Une manifestation sans classe … et sans étudiants …!


    La manifestation rituelle de la CLASSE, du 22 septembre à Montréal, réduite à sa plus simple expression (moins de mille manifestants), a mis en évidence les effets d’une idéologie et d’une stratégies sectaires qui ont vidé le mouvement étudiant de ses forces vives : le milieu étudiant était à toutes fins pratiques absent d’une manifestation qui comprenait en fait surtout différentes sections paléo-politiques d’une extrême gauche folklorisée, à laquelle se joignait une section de jeunes gymnastes cagoulés professant une version infantile d’un improbable “anarchisme”, se manifestant quand même dans des chorégraphies plus ou moins coordonnées avec celles des sportifs du SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal).

    Il est regrettable que le groupe des “Profs contre la hausse” se soit prêté à cette mascarade. Il serait intéressant de savoir ce que pensent ces professeurs du pénible exposé du Manifeste de la CLASSE qui a précédé la manifestation, avec un appel à une grève générale illimitée qui n’a de tangible existence que dans l’imagination “révolutionnariste” de quelques délégués ou permanents de la CLASSE.

    Par ailleurs, cette gratuité scolaire revendiquée en pure perte par la CLASSE, n’est-elle pas la revendication d’un privilège quelque peu indécent, pour les issus et les futurs parvenus de la bourgeoisie et de la petite-bourgeoisie ?

    S’il s’agit simplement de jouer à la révolution, pourquoi ne pas le faire, à moindre frais, dans le cyberespace, parmi d’autres jeux de société ?

    Yves Claudé

    • Marc Blanchard - Inscrit 22 septembre 2012 19 h 52

      Tout à fait!

    • Patrick Boulanger - Inscrit 22 septembre 2012 23 h 48

      Le milieu étudiant était à toutes fins pratiques absent de la manifestation?

      J'étais présent durant une bonne partie de la manifestation et je peux vous dire qu'il y avait beaucoup de jeunes (17-25 ans environ). Je ne sais pas si ces jeunes étaient en grande partie des «décrocheurs», mais je suis porté à croire qu'ils étaient nombreux, parmi eux, à être des étudiants. Pouvez-vous nous dire sur quoi vous vous basez pour affirmer cela?

      En ce qui a trait au faible taux de participation à la manifestation, vous semblez oublier qu'il pleuvait aujourd'hui et que Mme Marois s'est prononcée publiquement depuis son élection pour l'abolition de la hausse des frais de scolarité universitaires annoncée par M. Charest. Je suis étonné qu'en tant que sociologue, vous n'avez pas tenu compte de cela dans votre commentaire.

    • Cédric Rococo - Inscrit 23 septembre 2012 09 h 06

      1. Quelle était la stratégie sectaire?
      2. En quoi est-elle nuisible?
      3. Pourquoi est-il regrettable que les profs se soient joints? (Vous énoncez vos thèses sans vos arguments)
      4. Pourquoi la gratuité est-elle revendiquer, selon vous, en pure perte?
      5. Pourquoi cela favorisait-il les bourgeois?
      6. Sur quoi vous basez-vous pour dire que la CLASSE ''joue'' les révolutionnaires?

  • Belanger Louis - Inscrit 22 septembre 2012 23 h 54

    Carré rouge?

    Bon Mme Marois, il est où votre carré rouge maintenant?

    Vos casseroles?

    • Patrick Boulanger - Inscrit 23 septembre 2012 10 h 42

      Vous êtes en retard M. Bélanger. Mme Marois ne porte plus le carré rouge depuis plusieurs mois!

    • Belanger Louis - Inscrit 23 septembre 2012 12 h 22

      Précisément! Elle n’aurait JAMAIS dû le porté.