Université de Sherbrooke - «La règle est de répondre à des besoins»
L’université a une présence en formation continue, même hors du Québec
« L’immeuble du campus de Longueuil a été conçu pour accueillir des étudiants, souligne Lucie Laflamme, vice-rectrice aux études de l’Université de Sherbrooke. En plus des classes et des locaux d’enseignement, plusieurs aires ouvertes sont à la disposition des étudiants, on y trouve même une aire de restauration. Tous nos services universitaires s’y trouvent. »
Il était donc logique de concentrer sur ce campus l’offre en formation continue s’adressant aux résidants de la Rive-Sud et même à ceux de la grande région montréalaise. Rien de surprenant, donc, à constater que près de 85 % des quelque 150 programmes offerts au campus de Longueuil sont des programmes de formation continue.
« Ce sont surtout des programmes de deuxième cycle qui se déclinent en microprogrammes de 6 à 15 crédits, en diplômes de 2e cycle de 30 crédits ou en maîtrises de 45 crédits. La plupart de ces programmes sont cumulatifs. C’est une tendance importante de nos jours dans le domaine de la formation continue. Nous avons aussi certains programmes de 3e cycle. »
Deux exceptions à cette règle : la formation au premier cycle en sciences infirmières et le baccalauréat en enseignement professionnel. « Dans ces deux cas, l’Université de Sherbrooke a répondu à des demandes spécifiques du gouvernement. »
Toutes les facultés de l’Université de Sherbrooke sont présentes au campus de Longueuil, y compris la Faculté des lettres et des sciences humaines et la Faculté de théologie et des sciences religieuses. Évidemment, elles n’ont pas toutes le même poids. « Les deux facultés les plus présentes, autant en nombre d’étudiants qu’en nombre de programmes offerts, sont la Faculté d’éducation et la Faculté d’administration. Mais, comme toutes nos facultés sont présentes, il est assez facile pour nous de répondre à une demande et de mettre en place un programme. »
Centre universitaire de formation continue
Même s’il est situé sur le campus principal, le mandat du Centre universitaire de formation continue dépasse grandement cette frontière. « Le Centre universitaire de formation continue agit comme guichet unique. Il a aussi le mandat de coordonner les actions des facultés en matière de formation continue. Ce rôle a son importance, car aujourd’hui plusieurs formations continues sont multidisciplinaires et nécessitent la collaboration d’expertises différentes. Ensuite, c’est aussi lui qui est responsable de la formation continue non créditée. »
C’est ce dernier aspect de son mandat qui assure la présence de l’Université de Sherbrooke hors de ses campus, notamment en Montérégie. « Ces formations sont diverses, parfois ce sont des cours, parfois des ateliers, mais elles ont en commun le fait de répondre à des besoins spécifiques et d’être mises en place avec la collaboration d’un partenaire. On s’installe dans les locaux qui sont mis à notre disposition. Pas question de débarquer avec le fanion de l’Université de Sherbrooke. On est surtout là pour offrir un service à notre partenaire. » Ces partenaires peuvent être des organismes, des villes, des commissions scolaires ou des entreprises.
Ailleurs au Québec et dans le monde
La présence de l’Université de Sherbrooke sur l’ensemble du territoire du Québec est assurée en partie par la participation de l’Université de Sherbrooke à la formation continue des professeurs de cégep. Cette participation se fait par le biais du réseau PERFORMA, qui compte maintenant 59 établissements collégiaux.
« Il ne faudrait pas oublier notre université du 3e âge, qui est présente dans différents coins du Québec. C’est une façon différente d’aborder la formation continue, je l’avoue, mais, à y regarder de plus près, c’est bien de la formation continue qu’il s’agit. » En effet, car ceux qui s’y inscrivent, même s’ils le font en fonction de leurs intérêts personnels plutôt que de leur travail, s’inscrivent tout de même dans une démarche de formation. « L’université du 3e âge compte présentement 6800 étudiants et ce nombre augmente chaque année. C’est la preuve de l’intérêt qu’ont les personnes aînées pour ce type de formation. » L’université du 3e âge de l’Université de Sherbrooke possède présentement 27 antennes universitaires réparties dans 10 régions du Québec.
De plus, l’Université de Sherbrooke a une présence en formation continue même hors du Québec. « Au fil des ans, l’université a signé de nombreuses ententes avec des partenaires étrangers afin de mettre en place des formations continues. Nous avons des partenaires en France, mais aussi au Maroc, en Tunisie, et même en Haïti. Ces ententes peuvent porter sur une formation créditée tout comme sur une formation non créditée. Tout dépend des besoins des partenaires. » Un exemple récent de ce type de collaboration est l’entente signée avec l’une des plus importantes universités chiliennes, l’Université australe, qui a choisi l’Université de Sherbrooke pour l’aider à la réforme pédagogique de ses programmes en génie. Financée en grande partie par la Banque mondiale, cette collaboration vise à passer de l’enseignement magistral à l’apprentissage par projets et par problèmes.
« La formation continue peut prendre plusieurs formes. Mais, peu importe la forme, la règle à l’Université de Sherbrooke est de répondre à des besoins. On n’est pas là pour lancer à gauche et à droite de nouveaux programmes. Notre rôle est de mettre en place des programmes qui répondent aux besoins de nos étudiants et de nos partenaires. »
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