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Emploi-Québec - Le programme AERE permet à des entreprises québécoises de relancer leurs activités

Le Québec affiche au Canada le plus faible taux de participation à des activités de formation officielle liée à l’emploi

22 septembre 2012 | Émilie Corriveau | Éducation
Peu importe le secteur dans lequel elles œuvrent, les entreprises québécoises peuvent faire appel au programme AERE pour relancer leurs activités par le biais de la formation de leurs employés.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Peu importe le secteur dans lequel elles œuvrent, les entreprises québécoises peuvent faire appel au programme AERE pour relancer leurs activités par le biais de la formation de leurs employés.
Le printemps dernier, Emploi Québec a lancé un nouveau programme de formation continue, le programme d’accompagnement des entreprises pour la relance de l’emploi (AERE). Grâce à celui-ci, 107 entreprises québécoises ont entamé la relance de leurs activités après avoir subi le ralentissement économique des dernières années.

S’inscrivant dans le cadre de l’initiative Investissement-compétences, laquelle est née à l’hiver 2012 et vise la mobilisation de tous les acteurs du milieu du travail autour de l’enjeu de la formation et du développement des compétences, ainsi que l’instauration d’une culture de formation continue dans les entreprises, le programme AERE a pour objectif de soutenir les firmes québécoises dans les premières étapes de la relance de leurs activités en répondant aux besoins de formation de leur personnel. Pour l’année financière 2012-2013, son enveloppe budgétaire est de 10 millions de dollars et les entreprises qui y font appel ont droit à une aide maximale de 100 000 $.


Pour être admissibles au programme AERE, les firmes doivent, sans égard à leur masse salariale, à leur taille ou à leur secteur d’activité, répondre à certains critères. Elles doivent soit démontrer qu’elles ont subi un ralentissement conjoncturel de leurs activités au cours des trois dernières années, soit avoir été bénéficiaires du programme Travail partagé du gouvernement fédéral ou encore des programmes Soutien aux entreprises à risque de ralentissement économique (SERRE) ou Soutien aux entreprises de la métropole pour l’emploi et la relance (SEMER).


Suite logique


Il faut savoir qu’AERE s’inscrit dans la continuité des programmes SERRE et SEMER. Développé à la suite du ralentissement économique en 2008, le SERRE avait pour objectif de permettre aux entreprises de couvrir une partie des frais de formation de base ou de formation liée à leurs activités, afin de maintenir leur personnel en emploi et d’améliorer leur productivité.


« Ce programme-là a connu un succès boeuf ! C’est pourquoi on a décidé de créer le programme SEMER, qui avait le même objectif que le programme SERRE, mais qui ne s’adressait qu’aux entreprises de Montréal et Laval, car ces deux régions-là avaient des besoins plus importants pour se sortir de la crise économique », affirme Mme Caroline Girard, coordonnatrice à la Loi sur les compétences, Direction du soutien au développement de la main-d’oeuvre à la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT).


Comme le SERRE, le programme SEMER a été très populaire auprès des entreprises. Par leur entremise, Emploi-Québec a pu faire connaître ses services auprès d’une kyrielle de firmes avec lesquelles l’organisme avait peu collaboré ou pas du tout. Grâce à ces programmes, il a également pu constater que nombre de PME vivaient des difficultés importantes en matière d’organisation et de développement de structures de formation pour leurs employés.


« Ce que SERRE et SEMER ont permis aux entreprises québécoises qui ont fait appel à ces programmes, c’est de se sortir la tête de l’eau, soutient Mme Girard. Ce qu’on a constaté, par contre, c’est qu’une fois la tête sortie de l’eau, elles avaient tout de même besoin d’aide pour gagner le rivage, parce qu’elles étaient encore exposées à des risques de difficultés économiques et d’emploi. C’est vraiment pour soutenir ces entreprises fragilisées et pour leur permettre de bénéficier des bienfaits de la formation continue que nous avons créé AERE. »

 

Changer les mentalités


Il faut dire que, au Canada, le Québec fait figure de parent pauvre en matière de formation continue. D’après les plus récentes données disponibles, qui datent de 2008, le Québec affiche le plus faible taux de participation à des activités de formation officielle liée à l’emploi (27 %). La moyenne nationale est de 36 %. C’est la Saskatchewan qui performe le mieux, avec 45 %.


De plus, bien qu’au Québec la participation à des activités de formation officielle liée à l’emploi se soit accrue entre 1997 et 2008, d’après Statistique Canada, les plus récentes données québécoises disponibles montrent que les investissements en formation des entreprises tendent à diminuer depuis le ralentissement économique en 2008.


En 2009, les entreprises dont la masse salariale dépassait un million de dollars ont investi 945 millions en formation, en vertu de la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre. En 2007, ce montant était plutôt de 985 millions. Pourtant, 466 entreprises de moins étaient assujetties à la loi.


Depuis la mise en oeuvre du programme AERE, 107 entreprises ont pu bénéficier de son apport, la majorité d’entre elles oeuvrant dans l’industrie manufacturière, le commerce de gros, les services aux entreprises et le commerce de détail. Puisque, à ce jour, seulement 60 % de son enveloppe budgétaire a été utilisée, plusieurs autres entrepreneurs sont susceptibles d’obtenir des subventions d’ici le 31 mars 2013.

 

Mobilisation


Grâce à cette initiative, Emploi-Québec et la CPMT espèrent réussir à instaurer une culture plus durable de la formation continue dans les milieux de travail québécois et convaincre dava ntage d’entrepreneurs que la formation continue doit être perçue comme un investissement.


« On veut mobiliser les entreprises et les travailleurs en vue d’amener une stratégie d’investissement cohérente dans les compétences, souligne la coordonnatrice. On veut que les entreprises considèrent la formation continue non pas comme une dépense, mais comme un investissement. On souhaite qu’elles comprennent que plus les employés seront formés, plus ils seront compétents et plus ils seront productifs. »


La durée de vie du programme est pour l’instant indéterminée. « Comme c’est un projet qui a pour objectif de sauvegarder des emplois, lorsque la relance économique sera bien entamée, le programme n’aura plus sa raison d’être. C’est donc la conjoncture économique qui déterminera la durée de vie du programme », confirme Mme Girard.


***
 

Pour plus de détails sur le programme AERE


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