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    Pensionnat Saint-Nom-de-Marie - Un nouveau profil s’ouvre pour les passionnés de musique

    Après les cours, quinze heures de musique par semaine

    15 septembre 2012 |Hélène Roulot-Ganzmann | Éducation
    Le programme répond à une demande, à des attentes pour tous ces jeunes qui veulent étudier tout en vivant leur passion.
    Photo: Nathalie Quirion Le programme répond à une demande, à des attentes pour tous ces jeunes qui veulent étudier tout en vivant leur passion.
    « Le Pensionnat Saint-Nom-De-Marie et l’école de musique Vincent-d’Indy partagent les mêmes locaux. Ça fait quelques années que nous réfléchissons pour savoir comment nous pourrions collaborer, et, depuis cette rentrée, c’est chose faite ! », raconte Yves Petit, directeur général du pensionnat. Après le profil danse-étude, mis en place il y a plusieurs années, en collaboration avec l’École supérieure de ballet du Québec, c’est donc aujourd’hui au tour des jeunes férus de musique de pouvoir s’adonner à leur art tout en suivant le programme scolaire de haute volée que propose cet établissement dont la réputation n’est plus à faire.

    «Comme pour le profil danse, nous accueillons dans notre programme de musique des adolescents des deux sexes. À partir du moment où nous avions ouvert une brèche, nous ne voyions pas pourquoi ne pas donner également aux garçons la possibilité de suivre ce cours de qualité unique au Québec. » Ainsi, le pensionnat situé chemin de la Côte-Sainte-Catherine accueille maintenant une dizaine de garçons sur les 1040 élèves qui fréquentent les lieux.


    Pas question pour autant d’ouvrir toutes les classes à la gent masculine. « Le Pensionnat Saint-Nom-De-Marie a été créé il y a 107 ans pour permettre aux filles de recevoir un enseignement haut de gamme, afin qu’elles se démarquent dans la société, qu’elles prennent leur place et qu’elles deviennent les leaders de demain », explique le directeur de l’établissement.


    « Un siècle plus tard, cet objectif est toujours là. Oui, la société a changé, notre école n’est d’ailleurs pas une prison et il arrive à nos filles de fréquenter des garçons en dehors du pensionnat. Mais quand elles le choisissent. La période du secondaire est le moment où elles observent des transformations physiques qui peuvent les gêner. Le regard que les garçons portent sur elles peut les gêner », poursuit-il.


    « Elles peuvent bavarder entre elles de cela et de leurs études, ce qui les anime, etc. Leur comportement n’est pas modifié parce qu’il y a des garçons. Il faut voir leur sourire, leur gaieté, leur bonheur ! Ces filles-là sont heureuses, spontanées, elles dansent, chantent dans la cour, se promènent bras dessus, bras dessous. Et lorsqu’elles entrent au cégep ou dans le monde du travail, oui, elles sont confrontées à une société mixte, mais elles sont assez fortes, assez conscientes de leur valeur pour pouvoir l’affronter d’égal à égal. »


    École de filles, donc, le pensionnat l’est et le restera, mis à part ces deux programmes très spéciaux de danse et de musique. « Même si la grande majorité de nos élèves suivent le programme international, nous sommes très fiers d’avoir enfin mis en place notre profil musique, souligne Yves Petit. Il répond à une demande, à des attentes pour tous ces jeunes qui veulent étudier tout en vivant leur passion. »


    À Vincent-d’Indy


    Car le profil musique-étude, ce sont 15 heures de musique par semaine dans les locaux de l’école Vincent-d’Indy : une heure de cours d’instrument en privé avec un professeur qualifié, laboratoire de création musicale, orchestre à vent ou musique de chambre selon l’instrument, ensemble vocal, solfège et dictée, littérature musicale et connaissance du répertoire, création et improvisation, orchestre ou chorale. Guitare, piano, cordes, cuivre, chant, bois : quel que soit l’instrument, tout élève est le bienvenu pourvu qu’il soit passionné et que le jury décèle chez lui un potentiel. « Ils vont passer la moitié de leur scolarité avec leur instrument, insiste le directeur du pensionnat, il ne faut donc pas que ce soit un simple caprice. Tout le monde peut cependant se présenter à l’audition, pas besoin d’être très avancé dans sa pratique. L’objectif est de déceler ceux qui ont une bonne oreille, un réel intérêt pour la musique et assez de volonté pour aller loin avec leur instrument. »


    Pas besoin, en revanche, de vouloir à tout prix se lancer dans une carrière en musique. Les élèves du cours musique-étude suivent un enseignement scolaire certes accéléré, mais normal.


    Ils se retrouvent tous les après-midis, pour trois heures de mathématiques, littérature, langues, sciences, etc., avec les élèves du profil danse-étude. « Ils sont en plus petits groupes, explique M. Petit. Nous avons 68 élèves en danse pour les cinq classes de secondaire et 19 cette année en musique, alors que nous avons ouvert la première, la deuxième et la troisième secondaire. »


    Des élèves qui pourront ensuite avoir tout le loisir de fréquenter le cégep de leur choix, puis d’entrer à l’université avant d’entreprendre la carrière qui leur fera plaisir. Des élèves qui pourront également continuer dans la musique afin de former la relève de la grande musique au Québec.

     

    Musique pure et un double DEC


    L’école Vincent-d’Indy offre un programme collégial en musique pure et même un double DEC en musique et sciences de la nature sur trois ans au lieu de deux, en collaboration avec le Collège Jean-de-Brébeuf.


    Dix-neuf élèves se sont donc inscrits à cette nouvelle formation cette année, alors même qu’elle n’avait pas été présentée lors des dernières journées portes ouvertes, 19 élèves qui vont pouvoir profiter d’une formation prestigieuse, mais aussi de locaux refaits à neuf.


    « En même temps que nous avons ajouté des chambres au pensionnat, explique le directeur général, nous avons complètement rénové la résidence scolaire. Le design intérieur est maintenant vraiment très beau. On souhaiterait tous avoir ça dans notre maison ! » De quoi laisser libre cours à sa création et à ses envies.


    Collaboratrice













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