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    Crise étudiante - Demande de recours collectif d'étudiants

    31 août 2012 |Brian Myles | Éducation
    Deux étudiants veulent intenter un recours collectif contre Québec et les collèges et universités, qu’ils tiennent pour responsables de la suspension des cours l’hiver dernier.


    Kim Laganière, étudiante en soins infirmiers au collège Montmorency, et Mihai Adrian Draghici, étudiant en histoire à l’Université Laval, s’estiment lésés par la décision de leurs établissements respectifs de suspendre les cours à compter du 18 mai dernier, en conformité avec la loi 12. Ils leur reprochent également de ne pas avoir su garder les portes ouvertes au plus fort de la crise.
     
    Si elle avait pu compléter sa formation, Kim Laganière aurait été en mesure de passer l’examen final pour être admise au tableau de l’Ordre des infirmières en septembre. Elle devra attendre à mars prochain pour reprendre cet examen, ce qui la prive d’un statut d’infirmière à part entière et des revenus qui y sont associés.
     
    De son côté, M. Draghici espérait compléter son baccalauréat l’hiver dernier pour s’inscrire cet automne à la maîtrise en études internationales. Tout comme Mme Laganière, il est lui aussi retardé dans sa progression de carrière.
     
    Les établissements d’enseignement « n’ont pris aucune mesure afin de dispenser les cours et assurer la sécurité des étudiants, se pliant plutôt à la volonté des étudiants et associations étudiantes ayant voté en faveur de la grève », allègue leur requête pour autoriser l’exercice du recours collectif.
     
    La requête prête à l’État une certaine incurie. En ne prenant pas de mesures pour garder les portes de l’école ouvertes, le gouvernement a « placé les étudiants désirant suivre leur formation en otages ».
     
    Les requérants veulent intenter un recours collectif au nom des étudiants de 18 collèges et 7 universités qui ont été privés de cours à l’hiver.
     
    Un juge de la Cour supérieure devra évaluer la pertinence du dossier avant de décider s’il autorise ou non le recours. Si oui, les requérants devront par la suite présenter leur preuve à la Cour du Québec. L’affaire prendra certainement quelques années à se régler.
     
    La grève bat en retraite

    Deux bastions du mouvement de la grève générale illimitée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) — l’Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH) et l’Association étudiante du module de science politique (AEMSP) — ont voté, respectivement mercredi et jeudi soir, pour un retour définitif en classe, portant ainsi à 3500 le nombre d’étudiants en grève dans cet établissement.
     
    Les manifestants, estimés par la direction à une dizaine pour la quatrième journée de levées de cours, sont tenus depuis jeudi de se démasquer en présence des agents de sécurité.
     
    À l’Université de Montréal (UdeM), il y a levée des cours reliés aux facultés en grève jusqu’à la semaine prochaine. Les associations étudiantes en grève de l’UdeM doivent se prononcer sur une reconduction du mouvement au lendemain des élections.

     
    Avec Nancy Caouette

    ***

    Alerte à la bombe à Lionel-Groulx


    Une alerte à la bombe a perturbé la tenue des cours au cégep Lionel-Groulx jeudi après-midi. Vers 12 h 45, un appel a été fait à la centrale 911. Par mesure de précaution, les policiers de la Régie intermunicipale de Thérèse de Blainville, en collaboration avec la direction du cégep, ont choisi de faire évacuer les 3000 personnes qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment. Les policiers ont procédé à des fouilles qui se sont avérées négatives. « À 14 h 45, tout était rentré dans l’ordre », explique le sergent Martin Charron de la régie intermunicipale. 

    Les policiers ont ouvert une enquête pour tenter de déterminer l’origine de l’appel. « Il pourrait y avoir des arrestations et des accusations pour méfaits publics », précise le sergent. Ce dernier ne peut pas, pour l’instant, faire le lien avec la crise étudiante.












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