Grève étudiante - Deux étudiants veulent intenter un recours contre leur établissement d'enseignement
Deux étudiants veulent intenter un recours collectif contre Québec et les collèges et universités qu'ils tiennent responsables de la suspension des cours l'hiver dernier.
Kim Laganière, étudiante en soins infirmiers au Collège Montmorency, et Mihai Adrian Draghici, étudiant en histoire à l'Université Laval, s'estiment lésés par la décision de leurs établissements respectifs de suspendre les cours à compter du 18 mai dernier, en conformité avec la loi 12. Ils leur reprochent également de ne pas avoir su garder les portes ouvertes au plus fort de la crise.
Si elle avait pu compléter sa formation, Kim Laganière aurait été en mesure de passer l'examen final pour être admise au tableau de l'Ordre des infirmières en juin. Elle devra attendre à mars prochain pour reprendre cet examen, ce qui la prive d'un statut d'infirmière à part entière et des revenus qui y sont associés.
De son côté, M. Draghici espérait compléter son baccalauréat l'hiver dernier pour s'inscrire cet automne à la maîtrise en études internationales.
Tout comme Mme Laganière, il est lui aussi retardé dans sa progression de carrière.
Les maisons d'enseignement «n'ont pris aucune mesure afin de dispenser les cours et assurer la sécurité des étudiants, se pliant plutôt à la volonté des étudiants et Associations étudiantes ayant voté en faveur de la grève», allègue leur requête pour autoriser l'exercice du recours collectif.
La requête prête à l'État une certaine incurie. En ne prenant pas de mesures pour garder les portes de l'école ouvertes, le gouvernement a «placé les étudiants désirant suivre leur formation en otage».
Les requérants veulent intenter un recours collectif au nom de tous les étudiants collégiaux ou universitaires privés de cours à l'hiver.
Un juge de la Cour supérieure devra évaluer la pertinence du dossier avant de décider s'il autorise ou non le recours. Si oui, les requérants devront par la suite présenter leur preuve à la Cour du Québec.
L'affaire prendra certainement quelques années à se régler.
Si elle avait pu compléter sa formation, Kim Laganière aurait été en mesure de passer l'examen final pour être admise au tableau de l'Ordre des infirmières en juin. Elle devra attendre à mars prochain pour reprendre cet examen, ce qui la prive d'un statut d'infirmière à part entière et des revenus qui y sont associés.
De son côté, M. Draghici espérait compléter son baccalauréat l'hiver dernier pour s'inscrire cet automne à la maîtrise en études internationales.
Tout comme Mme Laganière, il est lui aussi retardé dans sa progression de carrière.
Les maisons d'enseignement «n'ont pris aucune mesure afin de dispenser les cours et assurer la sécurité des étudiants, se pliant plutôt à la volonté des étudiants et Associations étudiantes ayant voté en faveur de la grève», allègue leur requête pour autoriser l'exercice du recours collectif.
La requête prête à l'État une certaine incurie. En ne prenant pas de mesures pour garder les portes de l'école ouvertes, le gouvernement a «placé les étudiants désirant suivre leur formation en otage».
Les requérants veulent intenter un recours collectif au nom de tous les étudiants collégiaux ou universitaires privés de cours à l'hiver.
Un juge de la Cour supérieure devra évaluer la pertinence du dossier avant de décider s'il autorise ou non le recours. Si oui, les requérants devront par la suite présenter leur preuve à la Cour du Québec.
L'affaire prendra certainement quelques années à se régler.








