Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Rentrée des classes perturbée à l'UQAM et à l'Université de Montréal

27 août 2012 15h55 | La Presse canadienne | Éducation
À l'UQAM, dans un brouhaha général, des individus masqués tentent de sortir les étudiants dans les salles dans certains pavillons.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir À l'UQAM, dans un brouhaha général, des individus masqués tentent de sortir les étudiants dans les salles dans certains pavillons.
La rentrée dans les universités montréalaises a été perturbée, lundi matin, et s'il y a eu levée des cours sans trop de frictions à l'UQAM, il en a été autrement à l'Université de Montréal, où la police a d intervenir.

L'intervention s'est toutefois faite sans arrestation, puisque les sept personnes qui avaient été interpellées ont finalement été relâchées sans être mises en accusation, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

À l'Université de Montréal, des étudiants qui étaient entrés pour empêcher la tenue des cours étaient retenus dans une salle de classe par des agents de sécurité.

C'est la direction de l'université qui a demandé au service de police d'intervenir. «Des accès avaient été bloqués», a rapporté Ian Lafrenière, responsable des relations avec les médias au SPVM. Il y avait également «des allégations de méfaits», a-t-il ajouté.

Vers 10h30, un avis d'expulsion en vertu du Code criminel, et non de la loi spéciale, a été donné, a-t-il précisé. La plupart ont quitté, mais un petit groupe est resté. Ces sept personnes ont d'abord été retenues, ou «interpellées» pour que leurs actions soient évaluées, a rapporté M. Lafrenière. Finalement, aucune accusation n'a été portée contre elles.

«À prime abord, les gens ont quitté rapidement; ça s'est très bien déroulé», a résumé le porte-parole policier.

À l'Université du Québec à Montréal, un groupe de quelques dizaines d'étudiants, dont certains masqués, s'est rendu dans les classes dès 8h30, en faisant du tintamarre, pour clamer la levée immédiate des cours et convaincre les étudiants de sortir.

Ils devaient procéder ainsi à 11h et midi et toute la journée, à chaque cour qui reprenait. «Dans les cours qui se donnaient ce matin, il y a une centaine de cours qui étaient supposés se donner et aucun n'a eu lieu. Les levées de cours ont fonctionné», a rapporté Alexandre Poulin, coordonnateur aux affaires externes à l'Association facultaire des étudiants en arts de l'UQAM.

Ces levées de cours à l'UQAM auront lieu "toute la semaine", a-t-il prévenu. «Il y a plus de 1000 cours à lever à l'UQAM cette semaine et on sera là à chaque porte de cours.»

M. Poulin a expliqué qu'il trouverait injuste que ceux qui désirent rentrer en classe bénéficient d'un enseignement dont ceux qui désirent rester en grève ne peuvent bénéficier.

Quatre représentants d'associations étudiantes en grève, tant de l'UQAM que de l'UdeM, ont rencontré la presse devant un pavillon de l'UQAM pour commenter cette rentrée perturbée.

Jeanne Reynolds, coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, a avancé sa propre explication au fait que c'est surtout à l'Université de Montréal qu'il y a eu des frictions, et non à l'UQAM, traditionnellement plus militante.

«À l'UQAM, qui est un bastion militant assez important, il y a quand même un certain consensus à travers la communauté de l'université, à travers les étudiants et le personnel. Ils ne souhaitent pas faire entrer la police à l'intérieur. Il y a peut-être moins de support à l'Université de Montréal, parce que ce sont des gens qui ont été moins habitués. En même temps, il faut reconnaître qu'actuellement, l'Université de Montréal est très, très militante, a voulu poursuivre la grève et tout. À tel titre que les administrations ont respecté le droit des gens de retourner en classe, elles doivent respecter le droit des étudiants de retourner en grève», a dit Mme Reynolds.

Pour M. Poulin, c'est le scrutin du 4 septembre qui sera l'élément déterminant.
«Nous, ce qu'on a vu dans les assemblées générales, c'est qu'il y avait vraiment une volonté de rester en grève pour mettre en garde les partis politiques que c'est seulement l'annulation de la hausse qui va mettre fin à la grève. Que ça soit le Parti québécois, la CAQ, que ce soit le PLQ qui soit élu, on envoie le message "nous resterons en grève tant et aussi longtemps que la hausse des frais de scolarité sera en place"», a encore prévenu M. Poulin.

«Aujourd'hui Pauline Marois a affirmé que si son gouvernement était majoritaire, elle annulerait la loi 78 et elle annulerait la hausse des frais de scolarité. Bien nous, on demande à Pauline Marois si elle était minoritaire, est-ce que sa promesse électorale tiendrait toujours — celle qu'elle nous a faite quand elle portait le carré rouge, le printemps dernier?» a demandé M. Poulin.
À l'UQAM, dans un brouhaha général, des individus masqués tentent de sortir les étudiants dans les salles dans certains pavillons. À l'UQAM, les quelque 10 000 étudiants des facultés toujours en grève tentent d"empêcher la tenue des classes notamment en faisant du piquetage.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel