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    Une «tentation fasciste»

    Jacques Parizeau pourfend le projet de loi 78 du gouvernement Charest

    24 août 2012 |Jessica Nadeau | Éducation
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	Jacques Parizeau au lancement du livre de Jacques Nadeau au Lion d’or.</div>
    Photo: Annik MH De Carufel - Le Devoir
    Jacques Parizeau au lancement du livre de Jacques Nadeau au Lion d’or.
    Le projet de loi 78 s’apparente à « la tentation fasciste », selon Jacques Parizeau, qui défend les étudiants dans leur volonté de revendiquer la gratuité scolaire, ce qui était, à la base, la volonté des Québécois en matière d’éducation.

    Prenant la parole lors du lancement du livre Carré rouge, du photographe Jacques Nadeau, jeudi soir au Lion d’or, Jacques Parizeau a, pour la première fois, pris officiellement position dans le conflit étudiant.

     

    S’il se dit peu surpris par la loi spéciale, lui qui en a vu passer plus d’une dans sa vie, il estime que celle-ci va trop loin en donnant le droit au ministre d’ordonner aux universités de ne pas payer un trimestre de cotisations étudiantes par jour d’infraction.

     

    « Dans mes souvenirs, il faut remonter à l’arbitraire ministériel [de Duplessis]. C’est une mesure que l’on disait autrefois fasciste. »

     

    Jacques Parizeau accuse le gouvernement Charest « d’une irresponsabilité inimaginable » en ayant « laissé pourrir la crise » pendant trois mois.

     

    Il soutient que Jean Charest et Line Beauchamp ont littéralement « fait de la provocation » en clamant qu’ils avaient gagné, lors du congrès libéral de Victoriaville à l’issue d’une négociation de 22 heures avec les étudiants.

     

    La loi et l’ordre

     

    L’ancien premier ministre du Québec estime que les étudiants ont fait preuve d’une « admirable retenue » et d’un « calme imperturbable » tout au long du conflit avec « un minimum de casse ».

     

    Pourtant, il y a, selon lui, « des gens qui ne demandent que cela, que la bousculade recommence, que les manifestations et le bordel recommencent de façon à ce que la loi et l’ordre puissent enfin prévaloir ». C’est, selon lui, une technique « vieille comme le monde ».

     

    Il se dit heureux de voir que les étudiants ne tombent pas dans ce piège et rappelle que « de 1965 à 1989, la société québécoise avait comme objectif un enseignement gratuit à tous les niveaux », pourfendant au passage le deuxième gouvernement Bourassa qui augmenté de 250 % les droits de scolarité, gelés à 500 $ par année depuis plusieurs décennies.

     

    « Que les étudiants disent, aujourd’hui qu’ils veulent remettre en cause le nouveau modèle pour revenir à celui que leurs parents et grands-parents ont connu, il n’y a rien de mal à cela, au contraire. »

     

    Pour Jacques Parizeau, les revendications estudiantines sont d’autant plus intéressantes que « toute cette histoire d’excellence d’enseignement à l’université, c’est de la foutaise », puisque les montants associés à ces objectifs ont diminué dans le dernier budget.

     

    « Le plan budgétaire, c’est épais comme cela et personne ne lit cela, bien sûr. Mais le fait est qu’on est en face d’une tromperie gigantesque. »

     

    Jacques Parizeau a terminé son allocution sous les applaudissements nourris d’une salle comble en lançant des fleurs au photographe du Devoir Jacques Nadeau, dont il a signé la préface du livre : « Vous sortez de cette aventure comme un héros du printemps érable. »

     
     
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