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    Mobilisation incertaine pour la manifestation du «22 du mois»

    22 août 2012 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Malgré un mouvement de plus en plus grand de retour en classe, la rue, elle, ne sera pas désertée, promettent les organisations étudiantes. Mais en ce contexte électoral, la mobilisation pour la traditionnelle manifestation des « 22 du mois » qui se tient mercredi s’annonce incertaine.

    Selon Martine Desjardins, la présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), la loi électorale, qui limite les dépenses que peuvent faire des organisations à des fins partisanes lors d’une campagne, ne permettra pas aux manifestants des régions de louer des autobus pour venir à Montréal. « Ça bloque les régions, a-t-elle soutenu. J’ai l’impression que la manifestation va être plus locale. »


    Elle croit néanmoins que cette baisse des manifestants des régions sera compensée par la venue d’autres organisations, qui ont un message à passer en cette campagne électorale. « Des gens de partout viendront à la manifestation pour mettre en avant des enjeux oubliés dans la campagne. Ça revêtira un caractère moins étudiant », a-t-elle noté. Dans cette manifestation organisée conjointement par la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et la Coalition opposée à la privatisation et à la tarification, on attend ainsi, en plus de représentants de syndicats, des groupes comme Profs contre la hausse, Têtes blanches et carré rouge, Mères en colère.

     

    La loi spéciale pourrait nuire


    Mme Desjardins craint aussi que le projet de loi 78, qui prévoit des amendes sévères aux associations et à ses représentants qui organisent des levées de cours et du piquetage, influence la participation. « D’autant qu’il y a eu une sortie du Service de police de Montréal qui a dit que, maintenant, il sait comment appliquer la loi spéciale. C’est clair que ça va influencer la participation », a-t-elle souligné.


    La CLASSE a quant à elle dépêché son comité légal pour donner de la formation aux étudiants. « La loi vise à faire peur, mais elle ne menace pas les étudiants qui n’ont pas assisté à leurs cours. C’est au niveau des levées de cours et des lignes de piquetage », a expliqué Camille Robert, l’une des porte-parole de la CLASSE.


    Même s’ils sont retournés à l’école, les étudiants de plusieurs cégeps ont voté pour une levée de cours aujourd’hui, comme le collège Bois-de-Boulogne, le collège Rosemont et le cégep de Maisonneuve. Mme Robert souhaite que cette décision des associations soit respectée par les directions des établissements pour éviter tout dérapage. « Les moments où on a vu plus de confrontation, c’était quand les directions ne respectaient pas les votes de grève », a-t-elle indiqué.


    Au collège de Maisonneuve, les cours seront suspendus. Plus précisément, la journée d’aujourd’hui, de même que la journée des élections, sera mutée en journées d’« évaluation formative », une journée normalement intégrée au calendrier où les enseignants se rendent disponibles pour répondre aux questions des étudiants.


    Bien qu’elles aient voté contre la poursuite de la grève, plusieurs associations universitaires enjoignent à leurs membres de continuer la mobilisation dans la rue. Hier, certaines associations universitaires, dont celle du secteur des sciences de l’UQAM, ont voté pour un retour en classe.













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