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    Les étudiants reçoivent une facture plus élevée

    Même si les élections n’ont pas eu lieu, des universités haussent déjà les droits de scolarité

    21 août 2012 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    À McGill, les droits de scolarité pour un semestre au 3e cycle ont bondi à 1201,95 $.
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir À McGill, les droits de scolarité pour un semestre au 3e cycle ont bondi à 1201,95 $.
    La rentrée universitaire approche à grands pas, et certains étudiants ont déjà reçu une facture plus élevée, a constaté Le Devoir. Plusieurs universités ont commencé à envoyer des factures majorées, correspondant à la hausse annuelle imposée par le gouvernement Charest de 254 $ pendant sept ans.

    À l’Université McGill, Jim (nom fictif), étudiant au doctorat, a reçu le 4 août une facture qui fixait, parmi d’autres frais, les droits de scolarité du 3e cycle pour un semestre à 1083,90 $. Deux jours plus tard, il a reçu une seconde facture, plus élevée, de 1201,95 $, payable au plus tard le 31 août. À l’Université du Québec à Montréal (UQAM), les factures majorées sont envoyées depuis la mi-juillet, mais les étudiants devront l’acquitter quelques semaines après la rentrée, qui se fera en même temps pour tous les étudiants, soit le 1er octobre.


    À l’Université de Montréal, les factures seront envoyées à la mi-septembre. L’Université Laval fera de même pour ses étudiants qui commenceront les cours au lendemain des élections le 5 septembre, mais procédera à un second envoi, décalé, aux étudiants qui commenceront le 1er octobre. À l’Université Concordia, la facture majorée est générée par Internet au moment de l’inscription en ligne.


    Si les universités disent ne faire qu’appliquer les directives ministérielles, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) trouve ce choix prématuré étant donné que les élections pourraient changer la donne. « C’est très précipité. On se demande ce que cache cet empressement à demander aux étudiants de payer alors qu’on est en pleine élection. Rien n’indique que la hausse va être maintenue », a dit la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins. Elle fait remarquer que l’empressement du gouvernement à bonifier l’aide financière n’est toutefois pas le même, puisque les changements promis aux prêts et bourses n’entreront en vigueur que le 1er octobre.


    Si le Parti libéral n’est pas réélu, la hausse pourrait effectivement être suspendue pour le semestre d’automne 2012 qui s’amorce. Ce serait le cas avec un gouvernement péquiste, a souligné la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui souhaite néanmoins une indexation du coût des études. Les montants de la hausse déjà perçus seraient ainsi remboursés.


    Advenant un gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec, la majoration des droits de scolarité sera suspendue jusqu’en janvier 2013, avait précisé son chef, François Legault. Son parti propose toutefois une augmentation de la facture de 200 $ par année pendant cinq ans.


    La plupart des universités ont déjà planifié leurs budgets en fonction de la hausse des droits de scolarité, qui doit leur rapporter un financement supplémentaire de 160 millions. Elles devront s’adapter si les directives gouvernementales changent. « On n’a pas de scénario pour le lendemain de l’élection. Si le gouvernement nous demande de changer, on va s’ajuster », a indiqué Mathieu Filion, du service des communications de l’Université de Montréal.













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