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Grève à l'université - Deux étudiants sur dix seront placés en situation de rattrapage

18 août 2012 | Réginald Harvey | Éducation
Environ 80% des étudiants universitaires ont complété leur session avant les vacances. <br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Environ 80% des étudiants universitaires ont complété leur session avant les vacances.
Les universités ont mis en place les moyens appropriés pour sauvegarder une session d’hiver mise en péril pour certains; ces jeunes ont délaissé les salles de cours pour animer le printemps érable et ils doivent rattraper les cours laissés en plan durant ces heures agitées. La marge de manœuvre est mince pour y arriver et il leur revient de décider s’ils retourneront en classe sous peu.


Cette rentrée plutôt spéciale s’avère exigeante pour tout le monde : « Tel est le cas autant pour les directions universitaires que pour les professeurs, les personnels de soutien ou les étudiants eux-mêmes. Mais il n’en demeure pas moins que 80 % de ceux-ci ont terminé leur session d’hiver 2012 », estime Daniel Zizian, président et directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).
 
Il analyse les impacts du mouvement sur l’ensemble du réseau universitaire : « Au plus fort des manifestations, le 22 mars, par exemple, il y a eu un pic durant lequel un grand nombre d’étudiants ont boycotté leurs cours à l’occasion de cette journée-là. De façon générale, on peut quand même dire encore une fois que 80 % des étudiants universitaires ont terminé leur session ; en contrepartie, il y en a 20 % qui ne l’ont pas fait. » Il cible les établissements les plus touchés : « Il y a principalement l’UQAM, l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec en Outaouais. » Les clientèles les plus militantes provenaient en grand nombre des départements ou des facultés dans les domaines des sciences politiques et sociales.
 
En quête du temps perdu…

Les universités se sont mises à la tâche pour aménager un plan de sauvetage ; il importait d’arrimer la présente session avec les retards causés en mettant en place différentes mesures pour la rentrée d’automne : « Les commissions des études, qui sont responsables des divers aspects pédagogiques, aménagent le calendrier universitaire ; elles se sont penchées sur la question et ont proposé des modifications à ce dernier, qui ont été entérinées par les conseils d’administration des universités. Parmi les moyens retenus, il y a des variables d’un établissement à l’autre, d’un département ou d’une faculté à l’autre, selon la situation ; c’est à géométrie variable, mais on peut affirmer que la plupart des universités ont convenu de reprendre la session d’hiver perdue en 2012 à compter du 27 août, pour la terminer à la fin de septembre. »
 
La logistique mise en place devait également prendre en compte l’arrivée des étudiants du collégial, ce que confirme M. Zizian : « La majorité d’entre eux ont également achevé leur formation préuniversitaire et ils pourront entamer leurs cours à l’université à compter de la fin d’août ; pour ceux qui n’ont pas terminé leurs cours collégiaux et qui le feront à la fin de septembre, la session universitaire d’automne s’amorcera pour eux, de façon générale, au début d’octobre, pour prendre fin en décembre à certains endroits et en janvier dans d’autres lieux, pour ce qui est du déroulement des examens. » Tous et chacun seront appelés à s’adapter à un calendrier hors de l’ordinaire : « Dans la plupart des cas, les semaines de relâche ou de lecture ont été abandonnées. Il y a aussi eu des ajouts de plages horaires et de journées complètes, par exemple le samedi, pendant lesquelles se dérouleront les cours ; dans d’autres cas, des cours seront allongés de trois à six heures, ce qui occasionnera un prolongement des journées de formation. »
 
Il résume la situation : « Il y a donc une série de mesures de cet ordre qui ont été retenues à l’intérieur des divers départements ou facultés ; dans les circonstances, on poursuit toujours l’objectif d’obtenir les meilleures conditions possibles pour respecter les paramètres pédagogiques de chacun des cours. » L’ensemble de la communauté universitaire subit les répercussions de telles mesures : « Tout le monde est affecté d’une façon ou d’une autre par des circonstances aussi exceptionnelles que celles que nous vivons actuellement ; pour ce qui est des chargés de cours, des contrats ont été signés et, du côté des professeurs, la situation peut varier d’un établissement à l’autre ; à certains endroits, les profs ne sont pas à l’aise avec la façon dont les décisions ont été prises, mais elles l’ont été. Tout cela est régi par une convention collective dans chacun des cas et, quand les gens croient que le tout ne s’est pas fait selon les normes ou les règles en vigueur, ils peuvent le contester et procéder en vertu de la convention. » Il apporte cet éclairage : « Il faut bien comprendre que la loi prescrit que les universités ont l’obligation de faire en sorte que les cours soient offerts, que les étudiants qui arrivent en retard ne soient pas pénalisés et que les mesures appropriées doivent être prises pour que les cours puissent être données. »
 
Les directions universitaires s’en tiendront aux prescriptions prévues par la loi, peu importe la tournure des événements de la part des associations étudiantes, ce que confirme Daniel Zizian : « On agit en fonction de ce qui est prévu par la loi, donc d’une reprise qui est fixée à l’intérieur d’un calendrier très serré pour tous et chacun ; on œuvre dans ce cadre-là et on a travaillé très fort dans les universités afin qu’on puisse procéder de la façon la plus harmonieuse possible, dans le contexte, pour assurer la réussite des étudiants. »
 
À l’heure actuelle, les universités disposent d’une marge de manœuvre qui est très mince pour certaines d’entre elles : « On regarde les choses aller et notre responsabilité consiste à mettre les mesures en place, tout en espérant que le tout va se dérouler normalement. On pense qu’il est important que les étudiants achèvent leur session d’hiver afin de poursuivre normalement leur parcours ; dans le fond, c’est pour eux que les universités sont là, pour offrir les meilleurs enseignements, formations et recherches possibles. »
 
Et il tire cette conclusion : « Dans ce dossier-là, tous les intervenants ont leurs obligations et doivent assumer leurs responsabilités ; on a assumé les nôtres et il revient à chacun de faire de même. On recherche la collaboration de l’ensemble des composantes de la communauté universitaire pour que le tout puisse se dérouler correctement. »
 
 
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