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    Le portefeuille des étudiants aminci par la grève

    16 août 2012 |Raphaël Dallaire Ferland | Éducation
    Des étudiants en grève n’auront pas à attendre l’éventuelle hausse des droits de scolarité pour se serrer la ceinture. La grève générale illimitée et la rentrée scolaire extraordinaire du mois d’août risquent de causer des répercussions sérieuses sur les finances des grévistes.

    Ceux qui doivent absolument travailler pour financer leurs études devront coupler leur emploi à une fin de session hiver 2012 condensée par la loi 12. Éliane Laberge, la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), s’inquiète du sort des cégépiens qui doivent encaisser une charge de travail de « douze semaines en sept ».


    Quant à l’aide financière, elle sera carrément coupée pour plusieurs étudiants qui ont travaillé davantage durant les six mois de grève.


    Si les premiers versements des prêts et bourses doivent être octroyés au début de l’année scolaire 2012-2013, les bonifications promises par le gouvernement Charest se feront attendre jusqu’au 1er octobre, si elles sont maintenues après les élections.


    Or Martine Desjardins, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), doute que ce délai puisse être respecté : « Les hauts fonctionnaires du gouvernement à qui nous avons parlé ne savaient plus sur quel pied danser. On doit changer tous les modes de calcul, réinvestir l’argent, réadapter les tests de crédit, et au milieu de tout cela, on déclenche des élections. Pourtant, la hausse, elle, n’arrivera pas en retard. Le gouvernement nie clairement ses responsabilités au profit de la campagne électorale. »


    Finalement, l’aide financière n’a pas été reconduite depuis la fin avril (période marquant habituellement la fin de session) pour plusieurs bénéficiaires en débrayage. La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) « dénonce cet arrêt de versements problématiques pour les étudiants et les parents », aux dires de la co-porte-parole Jeanne Reynolds, qui y voit une « mesure cachée » visant à « mettre fin à la grève en resserrant la corde autour du cou des gens qui en ont le plus besoin ».

     

    Fonds d’entraide


    Pour pallier les lacunes dans l’aide financière gouvernementale, des associations étudiantes telles que celle du cégep de Saint-Laurent rassemblent des fonds d’entraide qui fournissent notamment une aide alimentaire aux étudiants dans le besoin. Au cours du printemps, la FEUQ a organisé plusieurs spectacles-bénéfices ayant permis d’offrir des bourses alimentaires et du matériel scolaire aux étudiants et parents dans le besoin. La CLASSE a institué samedi un comité d’action qui devrait faire connaître d’ici les prochains jours sa stratégie de réponse aux besoins financiers extraordinaires des étudiants qui ont fait la grève ce printemps.


    Votes de grève


    Le cégep de Saint-Hyacinthe s’est joint hier aux huit autres cégeps qui ont décidé de rentrer en classe depuis la semaine dernière. Les 1300 membres présents ont voté une trêve de la grève pour une durée indéterminée, avec un taux de participation d’environ 35 %.


    Du côté de l’Association des étudiants en musique de l’Université de Montréal, qui compte 634 membres, la grève a été reconduite jusqu’au 6 septembre, avec un faible taux de participation de 14 %.













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