Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Le mouvement étudiant en introspection

    Deux cégeps en grève se prononceront de nouveau sur la reconduction de la grève

    La vague de votes antigrève cette semaine pousse les fédérations étudiantes à revoir leur stratégie de contestation de la hausse des droits de scolarité.<br />
    Photo : - Le Devoir La vague de votes antigrève cette semaine pousse les fédérations étudiantes à revoir leur stratégie de contestation de la hausse des droits de scolarité.

    À l’heure où le mouvement étudiant remet en question ses stratégies de contestation, les deux seuls cégeps qui ont récemment reconduit la grève générale illimitée à l’issue d’un vote serré pourraient se prononcer de nouveau.


    Des pétitions réclamant la tenue d’un second vote sur le retour en classe ont circulé au cégep du Vieux-Montréal et au cégep de Saint-Laurent cette semaine. La direction des deux institutions a fait savoir que ces deux demandes avaient été acceptées et que nouvelles assemblées générales auront lieu vendredi. Pour voter de nouveau sur la grève, des membres contestant les derniers résultats devront être présents selon un nombre préétabli par les chartes des associations respectives.

     

    Marc Paquin, l’auteur de la pétition pour le cégep du Vieux-Montréal, explique ce qui a motivé sa démarche :« Les signataires veulent procéder à une reconduction du vote le plus rapidement possible. Nous croyons que le début tardif de l’assemblée générale et l’arrivée de manifestants nocturnes ont cristallisé le vote de certaines personnes qui auraient voulu s’exprimer contre la grève ». Rappelons qu’au terme de cinq heures de délibérations, le retour en classe prévu vendredi avait été rejeté par 879 étudiants contre 861 favorables à la reprise des cours.
     

    Par ailleurs, après les votes de grève de mardi, l’Association générale des étudiantes et étudiants de Montmorency (6800 membres), l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège Lionel-Groulx (5500 membres) et l’Association des étudiants en urbanisme, culture et société de l’Institut national de recherche scientifique (130 membres) ont approuvé le retour en classe.


    Repenser le mouvement

    La vague de votes antigrève cette semaine pousse les fédérations étudiantes à revoir leur stratégie de contestation de la hausse des droits de scolarité.
     

    La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) augmente la fréquence de ses congrès à un rythme rarement vu même au moment des négociations avec le gouvernement Charest. Après avoir déterminé lors du congrès du 11 août qu’elle encourageait toutes les associations étudiantes à voter pour la poursuite de la grève, elle se réunira de nouveau le 18 août.
     

    « On va orienter le plan d’action en fonction des nouvelles qu’on a eues cette semaine », a indiqué la co-porte-parole Jeanne Reynolds dans un entretien avec Le Devoir. « On va concentrer beaucoup de force sur la manifestation nationale du 22 août. L’objectif reste de briser la loi 12, mais il y a de la nouveauté et il va aussi falloir se préparer pour accueillir la mobilisation internationale », explique-t-elle en référence aux autobus qui seront nolisés pour faire converger des manifestants de l’Ontario et des États-Unis vers les lignes de piquetage.
     

    La nouvelle stratégie de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) sera déterminée après les élections, lors du congrès du 13 septembre.
     

    Pour la présidente Éliane Laberge, « il ne faut pas confondre objectif et moyen : la grève est un moyen qui a été utilisé jusqu’à maintenant avec plus ou moins d’efficacité. Elle a certes permis les négociations avec le gouvernement », mais celles-ci sont demeurées infructueuses.
     

    D’après la leader étudiante, « beaucoup d’étudiants se disent maintenant prêts à adopter un nouveau moyen » passant par les élections, « parce que sur les cinq partis [principaux], seulement deux [Option nationale et Québec solidaire] sont clairement contre la hausse ».
     

    Dans l’immédiat, la FECQ prône le maintien du « combat pour l’accessibilité aux études ». Une mobilisation permanente — également endossée par la CLASSE — permettrait de rappeler aux élus, quels qu’ils soient, les priorités des étudiants du Québec.
     

    La 113e manifestation nocturne s’est conclue vers 22 h 30. Le Service de police de la Ville de Montréal a procédé à trois arrestations.

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel