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    Conflit étudiant - La CLASSE appelle à la poursuite de la grève

    Pas de mot d’ordre des fédérations étudiantes universitaire et collégiale

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	Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE, hier: «On n’a pas encore atteint la victoire ultime.»</div>
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir
    Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE, hier: «On n’a pas encore atteint la victoire ultime.»
    Un premier cégep décide de poursuivre la grève

    Les membres de l’Association étudiante du Cégep Saint-Laurent (AECSL), affiliée à la CLASSE, ont décidé par une faible majorité de poursuivre la grève, mais à condition qu’un plancher de 20 000 grévistes au Québec soit respecté. Sur les quelque 3500 membres que compte l’association, 261 ont voté pour, 243 contre et 14 se sont abstenus. Plusieurs cégeps doivent également se prononcer sur la grève cette semaine. Les cégeps Édouard-Montpetit, Maisonneuve, Marie-Victorin et Vieux-Montréal le feront aujourd’hui, Lionel-Groulx et Montmorency demain et Bois-de-Boulogne, Rosemont, Ahuntsic et Saint-Hyacinthe jeudi.
    À l’aube d’une semaine ponctuée de votes de grève et de retours en classe, la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) incite désormais clairement les associations étudiantes à poursuivre la grève, tandis que les fédérations étudiantes universitaire et collégiale excluent l’idée d’un mot d’ordre. Selon elles, mieux vaut laisser les étudiants choisir et se concentrer sur l’élection à venir en décourageant le vote pour les partis politiques qui favorisent une hausse des droits de scolarité.

    « On n’a pas encore atteint la victoire ultime, qui est de combattre la hausse, donc on incite les associations étudiantes qui sont actuellement en train de réfléchir à la poursuite ou non de la grève de poursuivre cette grève-là », a expliqué la coporte-parole de la CLASSE Jeanne Reynolds à sa sortie du congrès de la coalition, tout en précisant que les associations sont souveraines dans leur décision. Il y a un peu plus d’une semaine, la CLASSE avait refusé de donner un mot d’ordre en prévision des votes de grève à venir.


    Celle-ci appelle par ailleurs les étudiants qui ont choisi de retourner en classe et la population en général à poursuivre la mobilisation. « On demande à toutes les personnes qui sont solidaires [des étudiants qui choisissent de poursuivre la grève] de les aider à faire respecter leur mandat de grève sur les campus. Si ça veut dire de tenir des lignes de piquetage pour ces associations-là, on convie les gens à aller aider et à être solidaires », a poursuivi Mme Reynolds.


    Elle a également tenu à préciser que l’élection « n’est pas un référendum sur la question de la hausse des frais de scolarité » et que leur « lutte est légitime et sera toujours légitime face aux gens qui seront au pouvoir ». « On n’a pas fait six mois de grève pour avoir une élection, […] pour se tourner les pouces et attendre de voir le nouveau visage de notre adversaire. »

     

    Emprunter le terrain électoral


    La FECQ et la FEUQ tenaient également cette fin de semaine leur congrès respectif. Elles ont pour leur part répété qu’elles laissent le soin à leurs associations membres de reconduire la grève ou non et affirmé qu’elles veulent emprunter le terrain électoral pour poursuivre leur lutte.


    « Il faut faire attention à ne pas confondre notre objectif, qui est l’accessibilité aux études, avec nos moyens, a prévenu la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins. La grève a été un moyen efficace durant l’hiver, et les étudiants doivent maintenant déterminer si c’est toujours le cas. S’ils optent pour le retour en classe, ce ne sera pas un signe qu’ils sont moins mobilisés, mais qu’ils ont décidé que le vote démocratique était désormais le meilleur moyen pour atteindre notre but. »


    Les deux fédérations ont annoncé hier lors d’une conférence de presse conjointe qu’elles espèrent convaincre les jeunes électeurs de voter en grand nombre, et de préférence pour un parti qui prône l’accessibilité aux études, ce qui exclut le Parti libéral et la Coalition avenir Québec.


    Elles ont profité de l’occasion pour dévoiler une vidéo destinée aux réseaux sociaux et quatre publicités radio reprenant le slogan « le 4 septembre, je fais la différence ».


    « Ce que nous invitons surtout les gens à faire, c’est d’avoir un regard critique sur les différents partis politiques et de choisir en fonction de leurs valeurs et de ce qu’ils veulent comme avenir pour le Québec », a ajouté la présidente de la FECQ, Éliane Laberge.













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