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    CLASSE: la fin de la tournée, mais pas de la lutte

    Jeanne Reynolds et Keena Grégoire
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Jeanne Reynolds et Keena Grégoire

    L’événement soulignant la clôture de la «tournée de mobilisation» de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), organisé hier soir à l’Olympia, a pris la forme d’un hommage à la lutte étudiante du printemps, d’un appel à la poursuite de la mobilisation et d’un dernier tour de piste pour l’ex-coporte-parole Gabriel Nadeau-Dubois.



    En début de soirée, la salle de l’Olympia était quasi pleine lorsque la projection d’une série de vidéos évoquant le «printemps étudiant» a débuté. On y a vu les manifestations, les actions artistiques et les confrontations avec les policiers.

    Après la lecture de manifeste de la CLASSE, le groupe humoristique les Zapartistes a envahi la scène éclairée de rouge pour se livrer à une série de discours mordants. «Bonsoir, les radicaux ! Et particulièrement ceux et celles qui ont de l’idéologie et de l’anarchisme», ont-ils ironisé.


    Les coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds et Camille Robert, ont ensuite tour à tour fait leur apparition sur les planches. La première a clamé le succès de la tournée qui a mené les membres de la coalition dans une dizaine de villes, dont Rimouski, Val-d’Or, Québec ou Chicoutimi. «Nous avions envie d’aller à la rencontre de toutes les voix qui se sont élevées au printemps dernier», a expliqué Mme Reynolds. «On a prouvé qu’on ne peut pas faire taire une société qui se réveille», a lancé quelques instants plus tard sa collègue, dans un discours à saveur féministe.


    Le metteur en scène et militant Dominic Champagne a alors pris le relais au micro en qualifiant les militants rassemblés devant lui de «géants». «Vous avez été et vous êtes encore une force colossale […] Faites sortir le vote comme vous avez fait sortir le monde!», a-t-il lancé sous les huées de quelques militants semblant vouloir boycotter le prochain scrutin.


    Maxence Valade, ce manifestant qui a perdu l’usage d’un oeil lors de la manifestation à Victoriaville, le 4 mai dernier, a quant à lui reçu un accueil plus chaleureux, la foule se levant en bloc lorsqu’il s’est avancé pour lui adresser un mot. «Le bras armé de l’État s’est mis le doigt dans l’oeil», a-t-il glissé, sourire en coin.


    Les discours ont momentanément laissé place à la musique lorsque Yann Perreau a fait son entrée, rapidement rejoint par d’autres membres des «Douze hommes rapaillés», dont Michel Rivard ainsi que Louis-Jean Cormier, du groupe Karkwa.


    Celui que tout le monde attendait, l’ex-coporte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois, a pris la parole à 22 h. Accueilli par un tonnerre d’applaudissements, il a répété qu’il ne quitte pas la lutte, mais seulement ses fonctions. «La démocratie existe encore, on l’a vu ce printemps. […] Nous sommes arrivés à ce qui commence», a-t-il conclu en citant Gaston Miron, acclamé une dernière fois par les militants.

    Jeanne Reynolds et Keena Grégoire Camille Robert, coporte-parole de la CLASSE<br />
Maxence Valade<br />
Maxence Valade<br />
Dominic Champagne<br />
Dominic Champagne<br />
Les hommes rapaillés<br />
Les hommes rapaillés<br />
Les hommes rapaillés Les hommes rapaillés<br />
Les hommes rapaillés<br />
Les hommes rapaillés<br />
Les hommes rapaillés<br />
Les Zapartistes<br />
Keena Grégoire et Jeanne Reynolds Gabriel Nadeau-Dubois<br />
Gabriel Nadeau-Dubois<br />
L’ex-coporte-parole de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois, en coulisse avec le philosophe Christian Nadeau. En arrière-plan, Maxence Valade et Dominic Champagne.












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