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    Gabriel Nadeau-Dubois - Le militant continue de soulever les passions, même après sa démission

    Les railleries succèdent aux hommages dans les réseaux sociaux

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	Martine Desjardins : « Il ralliait les gens autant qu’il était contesté. »</div>
    Photo: CREPUQ
    Martine Desjardins : « Il ralliait les gens autant qu’il était contesté. »
    Victoire de ses adversaires pour les uns, démission « à la fois triste et courageuse » pour les autres, µsur les réseaux sociaux, plusieurs militants ont tenu à remercier personnellement Gabriel Nadeau-Dubois pour son engagement en apprenant qu’il tirait sa révérence.


    À l’image des réactions polarisées qu’il suscitait pendant son mandat, Gabriel Nadeau-Dubois est salué et décrié à la fois pour son départ, dit la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins. « Je pense que Gabriel ralliait autant les gens qu’il était contesté par d’autres. » Elle déplore que le gouvernement l’ait utilisé comme « tête de Turc ». « Je trouve ça très dérangeant qu’on laisse une tribune à un premier ministre pour intimider quelqu’un. Lui faire porter le fardeau, c’était de l’irresponsabilité. »
     
    Éliane Laberge, de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), croit que les adversaires du mouvement étudiant « vont sûrement trouver un nouveau bouc émissaire ». Ce départ aura-t-il une influence sur le mouvement ? « C’est un changement important, dit-elle, mais ça peut aussi démontrer une forme de changement. »
     
    En conférence de presse sur un autre sujet, la co-porte-parole de la CLASSE Camille Robert a affirmé que, « dans notre cercle de travail, nous savions depuis quelques jours qu’il allait quitter [son poste]. S’il part, c’est qu’il est confiant que le mouvement peut continuer sans lui. » « Nous ne pensons pas que ce soit une menace sérieuse [à la mobilisation]. Gabriel avait acquis un rôle important pour les médias, mais le mouvement étudiant ne compte pas seulement sur lui », dit Frank Lévesque-Nicol, de l’AFESH, l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM.
     
    Interrogé sur la démission de son ancien compagnon d’armes, Léo Bureau-Blouin, ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) devenu candidat pour le Parti québécois, demeure prudent. Les porte-parole « ont vécu des situations difficiles, particulièrement pendant la grève étudiante. Je pense que Gabriel a donné tout ce qu’il a pu ». Il se garde bien de critiquer ouvertement son ancien collègue au discours plus radical.
     
    Les détracteurs de Gabriel Nadeau-Dubois, eux, n’ont pas manqué de le railler une dernière fois. Sur Twitter, les attaques personnelles et les critiques côtoyaient les remerciements et les hommages.
     
    Les politiciens en campagne réagissent

    S’il a été sévère à l’endroit de Gabriel Nadeau-Dubois, ce n’était pas «personnel», a soutenu Jean Charest hier. «Je ne fais pas campagne contre M. Nadeau-Dubois. C’est pas personnel et je ne [lui] veux pas de tort.» Le chef libéral demeure critique du discours du porte-parole étudiant. «Je laisse aux gens le soin de juger le sens de ses propos», a-t-il dit. Sans croire que le mouvement s’essouffle, il a dit voir des «signes encourageants ces derniers jours» qui permettent d’espérer une rentrée «au bénéfice des étudiants». 
     
    De son côté, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, croit qu’« il faut avoir du respect » pour Gabriel Nadeau-Dubois, malgré sa tendance à parfois « exagérer ». Selon la chef péquiste, l’ex-porte-parole de la CLASSE n’est « absolument pas » responsable des débordements qui ont marqué quelques manifestations du conflit étudiant.
     
    Françoise David a salué le militant en écorchant Jean Charest au passage. « Je trouve que c’est infect, la façon dont M. Charest s’est comporté avec la CLASSE et avec Gabriel Nadeau-Dubois. » Elle a d’ailleurs ouvert la porte de son parti au jeune homme, qui n’envisage pas la politique pour le moment.
     
    François Legault a simplement déclaré que « c’est un jeune qui a beaucoup de talent, qui est très charismatique », et il lui « souhaite bonne chance même [s’il n’est] pas du tout d’accord avec ses positions ».

    ***
     
    Avec Jeanne Corriveau, Nancy Caouette, Antoine 
    Robitaille, Jessica Nadeau et Robert Dutrizac
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	Martine Desjardins : « Il ralliait les gens autant qu’il était contesté. »</div>
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	Éliane Laberge : « Nos adversaires vont chercher un nouveau bouc émissaire. »</div>
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	Léo Bureau-Blouin : « Gabriel a donné tout ce qu’il a pu. »</div>












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