Lettre - Les convictions réelles
Nous venons d’apprendre que Gabriel Nadeau-Dubois a remis sa démission comme responsable premier de son organisme d’opposition. Démission à laquelle Le Devoir a accordé une trop grande importance : à la une, avec sa photo. Il semble assez clair qu’il démissionne parce qu’il appréhende que les étudiants ne le suivront plus lors des votes de grève. Voilà que se découvrent ses convictions réelles. Il a beau essayer de se justifier dans son communiqué, nous ne sommes pas dupes de ce qu’il ne dira pas. Il adopte le comportement des politiciens qu’il a dénoncés et qu’il dénonce. La faible participation de 6% d’étudiants qui ont voté pour poursuivre la grève lui a donné le coup fatal. Une aussi faible participation est une extrême affirmation de désaveu. Comment se fait-il que les journalistes ne commentent pas ce désordre de vote si faible qui entache la démocratie ? À peine 60 étudiants qui ont imposé un oui à la continuité de la grève à une très grande majorité d’étudiants. Il y a là violence forcée contre la démocratie. C’est la démonstration que la loi doit revoir le quorum nécessaire lors d’assemblées diverses.
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Raymond Ethier - Le 9 août 2012








