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    Lettre - Une « grève sociale » avec la CLASSE ?

    18 juillet 2012 |Louis Fournier, Journaliste et syndicaliste à la retraite, l’auteur a été dans sa jeunesse président de la Presse étudiante nationale - Le 17 juillet 2012 | Éducation

    Dans son manifeste publié récemment, la CLASSE lance un vibrant appel à la « grève sociale », sans nous dire avec plus de précision de quoi il s’agit. Est-ce une grève générale ? Une autre sorte de grève ?


    La CLASSE proclame qu’elle veut « rejoindre demain l’ensemble de la population québécoise dans la rue ». Rien de moins ! Elle affirme même, en toute modestie : « Nous sommes le peuple. »


    L’appel à la grève générale est un mantra de plusieurs groupes anarchistes et communistes dans le monde. Il serait intéressant de connaître les groupes politiques radicaux qui font du noyautage au sein de la CLASSE, à commencer par les anarchistes qui semblent y exercer une grande influence. C’est le cas notamment de l’Union communiste libertaire, un groupuscule anarchiste qui agit dans la quasi-clandestinité. On est loin de la transparence que certains leaders étudiants appellent de tous leurs voeux, alors même que la CLASSE tient tous ses congrès à huis clos.


    En lisant le manifeste de la CLASSE, on est frappé par l’emploi de concepts et de mots qui évoquent la vieille utopie anarchiste et ses illusions. Chez certains jeunes, l’anarchisme semble avoir pris la relève du bon vieux « marxisme-léninisme », populaire ici à la fin des années 70 et au début des années 80. Et comme les « m-l » qui votèrent NON lors du référendum sur la souveraineté en 1980, les « anars » sont des adversaires du nationalisme et, singulièrement, du projet d’indépendance de notre nation, le Québec.


    Je souhaite que les médias nous informent plus à fond sur les tenants et les aboutissants de la CLASSE, un groupe radical qui cherche à nous replonger dans des grèves étudiantes et d’autres perturbations sociales en pleine campagne électorale, quitte à faire réélire un gouvernement honni par une bonne majorité de Québécois.

     
     
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