Une entrevue avec Pierre Reid - Promotion de la lecture
Trop de Québécois ont une formation scolaire déficiente
Selon la Fondation pour l'alphabétisation, il y aurait près d'un million de personnes analphabètes au Québec. Un nombre considérable qui est d'autant plus surprenant lorsqu'on s'attarde à l'âge de ces derniers: 5,9 % des jeunes de 15 à 29 ans, dont près du tiers sont des garçons, comptent moins de neuf ans de scolarité. Ce qui équivaut approximativement à 85 000 jeunes.
Lorsque Pierre Reid, l'actuel ministre de l'Éducation, était professeur à l'Université de Sherbrooke, avant d'en devenir le recteur, il avait déjà fait une triste découverte: «J'ai constaté une grande difficulté sur le plan du français, de la lecture — particulièrement en ce qui a trait à la vitesse — et de l'impact que cela avait sur l'écriture: la capacité d'écrire facilement et rapidement en bon français. Et je sais que cela est tributaire de la lecture.»
Selon le ministre, le système d'éducation a réagi à cette situation. «Maintenant, on met les efforts sur la lecture, surtout au primaire. La nouvelle pédagogie de la réforme, lorsqu'elle sera mise en place, devrait amener un avantage: celui de comprendre mieux à quoi sert ce qu'on étudie et ce qu'on apprend.» Le ministre soutient ainsi que l'apprentissage par projets poussera nécessairement les élèves à lire davantage et plus efficacement afin de trouver les informations nécessaires pour mener à terme ceux-ci.
Interventions ministérielles
«On parle d'un million de dollars de plus», souligne M. Reid en parlant de la partie du budget qu'allouera cette année le ministère de l'Éducation en matière d'alphabétisation. «L'objectif est avant tout de faciliter et d'augmenter le recrutement des personnes ayant des difficultés de lecture», dit-il avant d'ajouter immédiatement que ce million s'ajoute aux 10 millions déjà existant pour le milieu communautaire et les 20 millions octroyés aux commissions scolaires.
Reconnaissant que certains aspects des programmes actuels d'éducation en matière de renforcement et de promotion de la lecture laissent place à l'amélioration, Pierre Reid souligne l'importance de s'ouvrir à de nouveaux horizons et au développement de nouveaux moyens d'apprentissage. L'utilisation de la Toile en milieu scolaire par exemple: «Internet comme outil d'information, s'il est bien utilisé évidemment, permet aux jeunes de lire des phrases bien faites. Ce qui n'est pas toujours le cas des jeux électroniques et des échanges par courriels. Toutefois, petit à petit, au fur et à mesure que la qualité du français s'améliorera, les courriels aussi devraient s'améliorer.»
Est-ce normal qu'il y ait toujours un million de personnes ayant d'importantes difficultés de lecture? «Il faut faire attention aux chiffres. Car ceux que l'on donne sont souvent des chiffres portant sur la scolarisation. Et "sous-scolarisation" ne signifie pas nécessairement "analphabétisme".» Toutefois, l'alphabétisme s'acquiert principalement à l'intérieur des institutions scolaires. Par le fait même, le niveau de scolarité reste nécessairement un précieux indicateur de la situation de l'alphabétisme. Au Québec, environ 611 000 personnes âgées de 15 ans à 64 ans ont moins de neuf ans de scolarité; ce qui équivaut à l'actuel troisième secondaire. Commentant ces statistiques, Pierre Reid affirme que «c'est encore énorme. C'est inacceptable. Et c'est pour ça qu'on doit travailler à améliorer la situation.»
Lorsque Pierre Reid, l'actuel ministre de l'Éducation, était professeur à l'Université de Sherbrooke, avant d'en devenir le recteur, il avait déjà fait une triste découverte: «J'ai constaté une grande difficulté sur le plan du français, de la lecture — particulièrement en ce qui a trait à la vitesse — et de l'impact que cela avait sur l'écriture: la capacité d'écrire facilement et rapidement en bon français. Et je sais que cela est tributaire de la lecture.»
Selon le ministre, le système d'éducation a réagi à cette situation. «Maintenant, on met les efforts sur la lecture, surtout au primaire. La nouvelle pédagogie de la réforme, lorsqu'elle sera mise en place, devrait amener un avantage: celui de comprendre mieux à quoi sert ce qu'on étudie et ce qu'on apprend.» Le ministre soutient ainsi que l'apprentissage par projets poussera nécessairement les élèves à lire davantage et plus efficacement afin de trouver les informations nécessaires pour mener à terme ceux-ci.
Interventions ministérielles
«On parle d'un million de dollars de plus», souligne M. Reid en parlant de la partie du budget qu'allouera cette année le ministère de l'Éducation en matière d'alphabétisation. «L'objectif est avant tout de faciliter et d'augmenter le recrutement des personnes ayant des difficultés de lecture», dit-il avant d'ajouter immédiatement que ce million s'ajoute aux 10 millions déjà existant pour le milieu communautaire et les 20 millions octroyés aux commissions scolaires.
Reconnaissant que certains aspects des programmes actuels d'éducation en matière de renforcement et de promotion de la lecture laissent place à l'amélioration, Pierre Reid souligne l'importance de s'ouvrir à de nouveaux horizons et au développement de nouveaux moyens d'apprentissage. L'utilisation de la Toile en milieu scolaire par exemple: «Internet comme outil d'information, s'il est bien utilisé évidemment, permet aux jeunes de lire des phrases bien faites. Ce qui n'est pas toujours le cas des jeux électroniques et des échanges par courriels. Toutefois, petit à petit, au fur et à mesure que la qualité du français s'améliorera, les courriels aussi devraient s'améliorer.»
Est-ce normal qu'il y ait toujours un million de personnes ayant d'importantes difficultés de lecture? «Il faut faire attention aux chiffres. Car ceux que l'on donne sont souvent des chiffres portant sur la scolarisation. Et "sous-scolarisation" ne signifie pas nécessairement "analphabétisme".» Toutefois, l'alphabétisme s'acquiert principalement à l'intérieur des institutions scolaires. Par le fait même, le niveau de scolarité reste nécessairement un précieux indicateur de la situation de l'alphabétisme. Au Québec, environ 611 000 personnes âgées de 15 ans à 64 ans ont moins de neuf ans de scolarité; ce qui équivaut à l'actuel troisième secondaire. Commentant ces statistiques, Pierre Reid affirme que «c'est encore énorme. C'est inacceptable. Et c'est pour ça qu'on doit travailler à améliorer la situation.»
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