À la défense de l’université publique
C’est ce que la Fé́dé́ration québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) et le Syndicat national de l’enseignement supé́rieur en France (SNESUP) ont annoncé hier par voie de communiqué. Parce qu’elles s’inquiètent de l’indépendance de la recherche et de l’influence du secteur privé dans l’éducation, leur alliance leur offrira une tribune commune dans laquelle elles pourront promouvoir la liberté de l’enseignement au sein d’une université « ouverte, collégiale et démocratique », accessible à tous. « On ne crée pas une nouvelle entité, comme un syndicat par exemple. Nous n’avons pas les mêmes effectifs et les mêmes établissements », précise Max Roy, le président de la FQPPU. « Mais cela dit, les questions qui nous préoccupent comme professeurs de ces établissements sont semblables », a-t-il ajouté.
Cette collaboration se fera à travers la réalisation d’études conjointes, d’interventions publiques et d’événements rassembleurs. Des relations outremer existent déjà entre les deux organisations, mais il y avait un désir les renforcer, souligne M. Roy. « Parce que le danger apparaît encore plus grand quant au caractère public et social de l’université, dit-il. On souhaite maintenant avoir une alliance plus formelle qui va donner lieu à des projets et des contributions communes, à des travaux de recherche et à la préparation de colloques et de forums. »
Le SNESUP et la FQPPU rappellent qu’ils réclament tous deux depuis longtemps un vaste débat public sur l’université et l’enseignement supérieur sous la forme d’assises ou d’états généraux. La FQPPU a pris les devants en annonçant son propre forum, qui se tiendra à l’automne.








