Lettre - Comme des petits enfants
Nous avons vu naître le ministère de l’Éducation, les polyvalentes, les cégeps, le réseau des Universités du Québec ! Mais, mes amis, quel enthousiasme chez ces jeunes étudiants dont beaucoup venaient de loin, de leur fond de rang où toute velléité intellectuelle semblait douteuse à l’entourage. Quelle fureur d’apprendre chez cette belle jeunesse intelligente, douée, créative !
Avec les années, les étudiants ont mûri. Une cohorte après l’autre, ils ont appris, peut-être sans s’en rendre compte, à penser, à analyser, à conceptualiser, ceci en douceur, sans bruit, sans que la société en soit consciente, surtout pas en hauts lieux. Un élément déclencheur, et voilà l’heure de la révélation : nos étudiants n’acceptent pas d’être traités comme des petits enfants. Ils veulent continuer à apprendre dans des universités qui ne soient pas sous la domination des marchés financiers (M. Zuppilori, Le Devoir, 29 mai), mais demeurent des lieux de savoir et de culture. Et ils le crient. Même à coups de casseroles !
M. Charest, pouvez-vous comprendre ça ? Voulez-vous comprendre ça ? Où est-ce trop vous demander ?
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Yolande Rocher - Le 4 juin 2012








