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Sécurité des festivals - La parole des étudiants suffit

Malgré des discussions « à tous les jours » avec les acteurs de l’industrie touristique montréalaise, la ministre Nicole Ménard dit n’avoir reçu aucun appel à l’aide de dirigeants de festival ou de grand événement craignant de faire les frais d’étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.

« Il n’y a pas de demande pour l’instant. On travaille. On discute de ce qu’on peut faire », a-t-elle déclaré d’un ton hésitant à la sortie de la période des questions.


D’autre part, la ministre du Tourisme a avoué son impuissance à influencer la décision du promoteur du Grand Prix du Canada à Montréal, François Dumontier, d’annuler la journée portes ouvertes courue chaque année par des milliers d’amateurs de F1. « C’est décevant, mais je la comprends. […] Pour le Grand Prix, il est clair qu’il y a eu vraiment de réelles menaces », a indiqué Mme Ménard, ajoutant du même souffle ne pas être « mêlée aux décisions de sécurité ».


Déplorant que la Ville de Montréal « paie le prix » de la crise, le maire Gérald Tremblay a quant à lui réitéré son appel à la reprise des négociations entre le gouvernement du Québec et les étudiants à l’occasion d’un tête-à-tête hier avec la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins.


Mme Desjardins l’a assuré que les étudiants ne perturberont pas les festivals et les grands événements qui jalonneront la saison estivale, comme elle le répète sur toutes les tribunes depuis quelques jours. À ses yeux, une « psychose collective » s’est emparée du Québec à la suite de l’échec de l’ultime blitz de négociations. « Il y a eu un cratère dans la rue Sherbrooke et on a attribué ça aux manifestants ! C’est rendu qu’il faut s’excuser d’exister », se désole-t-elle après 114 jours de grève.


La représentante étudiante s’est gardée de demander au maire de « jouer un rôle de médiateur » comme l’ont suggéré certains observateurs. « Toutefois, on lui a dit : “vous pouvez jouer un rôle clé”. »


Les associations étudiantes continueront de s’efforcer à dissiper les craintes sur la sécurité des événements extérieurs en plus de nouer des collaborations avec des artistes. D’ailleurs, Loco Locass a invité « tout le monde » à participer « avec sa casserole » au spectacle qu’il offrira le vendredi 15 juin dans le cadre des FrancoFolies.

 

«La parole donnée nous suffit»


Des dirigeants d’établissements qui ont pignon sur rue au coeur du Quartier des spectacles jugent suffisantes les assurances données par les leaders étudiants. « Il faut avoir l’honnêteté de constater que les étudiants et leurs associations ont toujours exercé leurs droits démocratiques dans le respect du quartier et des personnes qui y travaillent. […] Rien ne nous permet de croire qu’il en sera autrement à l’avenir », indique un communiqué signé notamment par Robert Perreault (Maison du développement durable), Christian Yaccarini (Société de développement Angus), Michel Sabourin (Club Soda), Lorraine Pintal (TNM) ainsi que Bastien Gilbert (RCAAQ).


***
 

Avec Lisa-Marie Gervais

 
 
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