Le bal des offres et des contre-offres
Première contre-offre des étudiants dans les mots de Léo Bureau-Blouin, président (jusqu’à hier) de la Fédération étudiante collégiale du Québec : « Il s’agissait de financer les deux premières années d’augmentation de droits de scolarité via le crédit d’impôt auquel ont droit les étudiants. Ce qu’on proposait au gouvernement, c’était de maintenir le financement des universités tel que le voulait le gouvernement […], trouver des solutions qui sont à coûts nuls, qui font en sorte qu’on ne vient pas piger dans les poches des contribuables. »
Deuxième contre-offre des étudiants. Le mardi soir, les étudiants proposent l’abolition du programme d’incitatifs québécois des régimes enregistrés d’épargne-études (IQEE). Les étudiants ont reproché au gouvernement de ne pas avoir exploré cette avenue assez longtemps. Selon la ministre Courchesne, cela aurait produit « une importante iniquité intergénérationnelle ». « Il n’était absolument pas acceptable qu’on abolisse ce programme pour les familles qui veulent investir dans l’éducation de leurs enfants », a-t-elle déclaré hier.
Dernière offre du gouvernement. Il propose de réduire la facture étudiante à 100 $ pour la première année et d’aller chercher le montant restant équivalent à la hausse, soit 154 $, par une réduction partielle du crédit d’impôt sur les droits de scolarité et d’examen, et le montant de la hausse de 254 $ était maintenu pour les années subséquentes. En conférence de presse, Michelle Courchesne a soutenu qu’il s’agissait d’une « proposition majeure aux étudiants ». Elle aurait eu le défaut selon elle toutefois de pénaliser les étudiants au collégial en formation technique et ceux au secondaire en formation professionnelle.
Commentaire de Michel Courchesne : « Ils tenaient mordicus aux deux ans de gel. Parce qu’à partir de là, il y aurait eu un Forum. Et eux, ils se disent après, on va encore réclamer le gel. Et pour la CLASSE, c’est la gratuité ! »
Le gouvernement a proposé la tenue d’un « Forum au cours de la prochaine année scolaire » pour discuter de l’avenir des universités. Le premier ministre a soutenu qu’il pourrait avoir lieu malgré la rupture des négociations.








