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Lettre - À nos chéquiers, maintenant !

31 mai 2012 | François St-Pierre - Le 29 mai 2012 | Éducation
Depuis trois mois, Le Devoir et son site Internet reflètent les opinions les plus diverses sur ce qu’il convient d’appeler la crise étudiante. Au travers de cette diversité, un trait commun semble se dessiner : l’instruction, tous trouvent que c’est important. Et qu’il faut y injecter davantage de sous. La seule différence entre carrés verts et rouges, dès lors, a trait à la provenance desdits sous. Les uns déclarent que la collectivité, pauvres comme riches, doit tout casquer alors que les autres invitent les étudiants à investir 20 % du coût de leur propre projet éducatif - la collectivité continuant de payer le reste.

Mais pourquoi devrions-nous attendre que le gouvernement passe aux actes ? Pourquoi n’évitons-nous pas cet intermédiaire inefficace ? Pourquoi ne hâtons-nous pas ce résultat tant espéré ? Passons de la parole gratuite au geste : contribuons à améliorer les choses.


Les avenues sont nombreuses. Les universités disposent de fondations qui ne demandent qu’à recueillir nos dons. Mais oui, j’entends déjà les protestations : « Les universités sont mal gérées et doivent faire le ménage dans leurs murs avant de recevoir un sou de plus. » L’affirmation me semble gratuite, mais passons outre : ce n’est pas un prétexte pour être radin. Tiens, pensons à l’instruction primaire, trop souvent délaissée. La Société de Saint-Vincent de Paul, avec l’Opération bonne mine, aide les enfants moins favorisés à payer leurs fournitures scolaires. Le Club des petits-déjeuners aide les enfants à bien commencer leur journée en classe leur assurant de n’avoir pas le ventre creux. Pallier le vide des casseroles à la maison : voilà qui me semble vraiment utile.


Les avenues ne manquent pas. En toute logique, tous ceux qui ont applaudi, ou conspué, le mouvement étudiant ne devraient pas hésiter à manifester un réel appui à l’instruction en faisant un chèque. De combien ? Un montant me vient à l’esprit. 325 $. Oserai-je lancer un défi ?

 
 
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