Lettre - À nos chéquiers, maintenant !
Mais pourquoi devrions-nous attendre que le gouvernement passe aux actes ? Pourquoi n’évitons-nous pas cet intermédiaire inefficace ? Pourquoi ne hâtons-nous pas ce résultat tant espéré ? Passons de la parole gratuite au geste : contribuons à améliorer les choses.
Les avenues sont nombreuses. Les universités disposent de fondations qui ne demandent qu’à recueillir nos dons. Mais oui, j’entends déjà les protestations : « Les universités sont mal gérées et doivent faire le ménage dans leurs murs avant de recevoir un sou de plus. » L’affirmation me semble gratuite, mais passons outre : ce n’est pas un prétexte pour être radin. Tiens, pensons à l’instruction primaire, trop souvent délaissée. La Société de Saint-Vincent de Paul, avec l’Opération bonne mine, aide les enfants moins favorisés à payer leurs fournitures scolaires. Le Club des petits-déjeuners aide les enfants à bien commencer leur journée en classe leur assurant de n’avoir pas le ventre creux. Pallier le vide des casseroles à la maison : voilà qui me semble vraiment utile.
Les avenues ne manquent pas. En toute logique, tous ceux qui ont applaudi, ou conspué, le mouvement étudiant ne devraient pas hésiter à manifester un réel appui à l’instruction en faisant un chèque. De combien ? Un montant me vient à l’esprit. 325 $. Oserai-je lancer un défi ?








