À mes camarades au carré rouge…
L’accessibilité à l’université est un choix de société. Grâce au mouvement de grève, à la mobilisation étudiante qui dure depuis le début mars et même la mi-février pour certains cégeps, nous avons ouvert un grand débat de société. En remettant en question de manière aussi puissante les décisions de notre gouvernement, nous prônons une plus grande égalité entre les classes et une démocratie plus juste.
Espoir perdu
Vous avez devant vous une étudiante qui a perdu espoir que le gouvernement réponde à la demande du mouvement étudiant. Notre gouvernement a mal géré cette crise depuis le début, nous a ri en pleine face et a fait la sourde oreille. À ce point-ci, il a encore l’appui de l’opinion publique.
Le geste posé en mettant son offre de la fin de semaine dernière sur la table était purement opportuniste. Il l’a fait en prévision d’élections futures pour faire taire les étudiants et montrer à la population qu’il était flexible alors qu’il continue de nous répéter sans cesse la même cassette.
Je pense sincèrement qu’il est temps que cette grève prenne fin. À ce point-ci, nous ne pouvons qu’être perdants. Sachez cependant que les véritables perdants dans ce conflit ne seront pas les étudiants, mais bien l’administration des cégeps et des universités.
Je ne vous dis pas de baisser les bras dans une perspective égoïste. Soyons les plus fins et finissons-en, nous sommes plus que jamais dans l’impasse. On ne peut pas dire que la grève a été vaine, car elle a sérieusement remis en question l’autorité gouvernementale et éveillé dans la population interrogations et réflexions, d’autant plus qu’elle a été pour nous un véritable stage de sciences politiques de plus de douze semaines pour certains.
Cap sur les élections
Je suis extrêmement fière de faire partie de ce mouvement et convaincue que nous n’avons pas mené à terme ce combat et que notre lutte doit continuer même après la fin de cette grève. C’est inévitable. Il faudra continuer de faire entendre notre voix, de diffuser nos idées en écrivant, en partageant, en continuant à nous mobiliser de façon pacifique.
En outre, nous ferons part de notre point de vue aux prochaines élections. J’ai espoir que les 18-24 ans, cette classe de la population qui vote généralement en plus faible proportion, se mobilisera en grand, comme elle sait si bien le faire, pour aller voter massivement et manifester de cette façon son insatisfaction par rapport aux décisions irresponsables du gouvernement libéral.
Il est de notre devoir d’en faire autant et de continuer d’élever haut et fort la voix pour faire valoir nos opinions. Nous avons droit de parole. Prenons pleinement cette liberté d’expression et montrons qu’en tant que jeunes citoyens, nous voulons construire, en toute solidarité avec nos semblables, un monde meilleur pour demain.








