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Commission scolaire de Montréal - Moisissures : 29 écoles priorisées

10 mai 2012 | Jeanne Corriveau | Éducation
La présidente de la CSDM, Diane De Courcy
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir La présidente de la CSDM, Diane De Courcy
Aux prises avec des problèmes d’insalubrité dans plusieurs de ses écoles, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a dressé une liste des 29 établissements qui devront faire l’objet d’inspections approfondies de façon prioritaire. Pour l’instant toutefois, l’ampleur des travaux qui seront requis dans l’ensemble des écoles n’a pu être précisée.

Depuis l’automne dernier, six écoles ont été touchées par des problèmes de moisissures. Dans certains cas, comme à l’école Baril ou à l’école Saint-Gérard, les élèves ont déjà été relogés dans d’autres établissements en attendant que les travaux de restauration soient complétés.


Critiquée pour sa gestion du dossier, la CSDM avait promis de mettre sur pied un Programme de qualité de l’air intérieur (PQAI). Le plan qu’elle a finalement présenté hier consistera à conduire des inspections dans les 214 établissements de la CSDM dans un délai de cinq ans et de procéder à des travaux préventifs.


Mais comme la condition des bâtiments n’est pas la même partout, la CSDM a confectionné une liste de 29 écoles qui seront inspectées de façon prioritaire en fonction de neuf critères, dont la présence de moisissures, l’historique connu d’infiltration ou de fuites d’eau et de l’âge du bâtiment. La liste complète peut être consultée sur le site Internet de la CSDM (www.csdm.qc.ca).


« On n’est pas en train de dire qu’on a 29 écoles malades ni qu’on a des enfants malades ou du personnel malade. On dit plutôt qu’en termes de prévention, c’est la priorité des priorités », a expliqué la présidente de la CSDM, Diane De Courcy. Des parents pourraient s’alarmer de constater que l’école de leur enfant apparaît en tête de liste, mais Mme De Courcy estime qu’ils devraient être plutôt rassurés des actions entreprises par la commission scolaire. « Ils peuvent se dire que c’est sous contrôle », a-t-elle dit.


La CSDM n’a pas été en mesure de dire si d’autres élèves devront être relogés. Certaines situations requièrent des correctifs mineurs - dans certains cas, ces correctifs ont déjà été apportés -, mais d’autres nécessiteront des travaux majeurs dont l’ampleur n’a pas encore été déterminée. L’âge moyen des bâtiments est de 65 ans. Plus de la moitié d’entre eux ont un caractère patrimonial et la CSDM estime que le déficit d’entretien accumulé atteint 1,4 milliard. Chose certaine, les 68 millions prévus dans le PQAI ne suffiront pas pour réaliser l’ensemble des travaux requis, a reconnu Mme De Courcy. La commission scolaire a entrepris des pourparlers avec le gouvernement du Québec à cet effet, a-t-elle ajouté, et celui-ci « s’est montré ouvert ».


Satisfait du plan présenté par la CSDM, le président de l’Alliance des professeurs de Montréal, Alain Marois, s’inquiète du financement qui devra venir de Québec : « Le gouvernement vient de couper 350 millions dans les commissions scolaires. Pour nous, il n’y a aucun compromis à faire, car il s’agit d’une question de santé. »

 
 
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