Colère contre le Parti libéral

Une manifestation a rapidement été qualifiée «d’émeute» par les policiers, hier, devant le Centre des congrès de Victoriaville où se tient le conseil général du Parti libéral du Québec.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Une manifestation a rapidement été qualifiée «d’émeute» par les policiers, hier, devant le Centre des congrès de Victoriaville où se tient le conseil général du Parti libéral du Québec.

Les habituelles scènes d’affrontements entre forces policières et étudiants dans la métropole se sont transportées à Victoriaville, hier, où les militants libéraux de Jean Charest étaient réunis en conseil général pour se donner un programme électoral. En moins d’une heure, la scène a complètement dégénéré.

Une manifestation organisée par les groupes membres de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics avait réuni environ 2000 personnes au point de départ, dans le stationnement de la succursale locale d’un Walmart, qui avait fermé ses portes à la mi-journée avant le début de la grand-messe annoncée. Les manifestants étaient là pour « dénoncer l’intransigeance d’un gouvernement qui fait la sourde oreille à toutes les revendications citoyennes », dont celles concernant la hausse des droits de scolarité. Au moins 55 autobus avaient transporté des personnes provenant d’un peu partout au Québec. « Colère générale contre le Parti libéral », ont scandé les manifestants. Les policiers étaient omniprésents, dans les rues et jusque sur le toit d’un hôtel.

La foule a entrepris une marche de moins d’un kilomètre. Arrivés devant le Centre des congrès où se déroule le conseil général du PLQ, des protestataires ont renversé les clôtures installées pour empêcher l’accès au bâtiment et des pétards auraient été lancés. Rapidement, alors que la période des discours commençait à peine, la manifestation a été déclarée illégale par la Sûreté du Québec (SQ) et les escouades antiémeutes présentes en grand nombre ont usé de grenades assourdissantes et de dizaines de jets de gaz irritants pour repousser la foule. Des manifestants, dont certains étaient masqués, auraient lancé divers projectiles en direction du bâtiment.


Le conseil général, qui se déroule à huis clos, a commencé à ce moment, après que les portes de l’édifice ont été verrouillées. Une vitre du hall du Centre des congrès a volé en éclats, tandis que la police antiémeute forçait les étudiants aux abords de l’édifice à s’éloigner.


Au total, sept manifestants ont été blessés, tout comme quatre policiers. Le nombre d’arrestations était inconnu au moment de mettre sous presse.


Selon la SQ, des manifestants ont lancé vers les policiers des boules de billard et ont attaqué les agents avec des objets contondants. Des images au Réseau de l’information (RDI) montraient des personnes frappant un policier au sol.


La SQ promet de faire la lumière sur le déroulement de l’opération. « Mais je le répète, la Sûreté du Québec a agi avec rapidité, avec professionnalisme et rigueur, a dit le capitaine Jean Finet en point de presse après l’opération. La SQ ne ménagera pas ses efforts pour retrouver les auteurs des crimes qui ont été commis, autant des méfaits que des actes qui auraient été commis à l’égard d’autres citoyens ou de policiers. »


Plusieurs manifestants dénonçaient plutôt l’attitude agressive des policiers. « On déplore l’usage excessif de la force policière, a dit Véronique Laflamme du Front d’action populaire en réaménagement urbain, membre de la coalition organisatrice de la marche. Des balles de caoutchouc ont été utilisées et les gaz ont été utilisés abusivement. La police n’a donné aucun avis de dispersion. »


Plus tôt en journée, le premier ministre Jean Charest avait déclaré ne pas croire que les manifestations étudiantes allaient perturber les travaux des militants libéraux. Devant les journalistes, M. Charest s’était montré serein et rassurant. « Ça fait partie de la vie politique qu’il y ait des moments comme ça qui sont plus intenses. Espérons que ça se passe bien, je pense que ça va bien se passer », avait dit M. Charest, lors d’un bref point de presse non planifié, à son arrivée à Victoriaville.


Il en aura été tout autrement, pendant près de deux heures. Depuis Québec, où ils étaient en rencontre avec le représentant du gouvernement dans les négociations sur le conflit actuel, les représentants des associations étudiantes nationales ont lancé un appel au calme.


Des mesures de sécurité exceptionnelles entourent le Centre des congrès, ceinturé de clôtures, où se situe l’événement ce week-end. La SQ a déployé un imposant contingent de policiers, beaucoup plus qu’habituellement pour ce genre d’événement, afin de permettre aux libéraux de se rencontrer sans être intimidés. À l’hôtel Le Victorin, attenant au Centre des congrès, ce sont des policiers de la SQ qui accueillent visiteurs et clients. Dans les couloirs de l’hôtel, on ne peut faire un pas sans croiser un agent de la SQ.


Tout le week-end, les travaux des militants libéraux feront suite aux résolutions adoptées lors du congrès du PLQ de l’automne dernier.


Depuis des jours, la ville de Victoriaville était sur un pied d’alerte. Hier, devant le Centre des congrès, le maire de la ville, Alain Rayes, multipliait les entrevues, comme il le fait depuis quelques jours, pour énumérer les nombreuses mesures préventives prises en vue d’éviter que les commerçants subissent des dommages à la suite du passage des manifestants.


Le maire a mis sur pied une cellule de crise, pour s’assurer que les services d’urgence (pompiers, ambulances) seraient disponibles, au besoin.


Voisin du Centre des congrès, un concessionnaire d’automobiles a dû soustraire ses véhicules à la vue des passants.


À quelques kilomètres du Centre des congrès, le cégep de Victoriaville, qui a tourné le dos au mouvement de grève, a fermé ses portes il y a deux jours, pour éviter tout risque de casse.


L’événement a aussi provoqué un déploiement médiatique impressionnant. Tout ce branle-bas fera l’affaire des hôteliers : à des kilomètres à la ronde, on ne trouve plus une seule chambre d’hôtel.


À Montréal, une onzième manifestation nocturne a encore une fois rassemblé des centaines de personnes pour une très longue marche.


 

D’après La Presse canadienne et l’AFP

118 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 5 mai 2012 01 h 29

    Victoriaville: manifestants pacifiques utilisés comme boucliers humains ?

    À Victoriaville, des milliers de citoyens se sont fait voler et dévoyer leur manifestation par un groupe de casseurs. Quelle est la stratégie de ces alliés du pouvoir ?

    Les policiers ont des boucliers robustes, mais on doit constater que les casseurs, rémunérés ou bénévoles, se servent des boucliers humains que constituent les manifestants pacifiques. Cependant, cette stratégie a un défaut majeur, c’est de se situer aux antipodes du courage, et d’une éthique militante digne de respect.

    Les érudits en stratégies anti-vitrières, qui font la promotion des casseurs, sont peu loquaces au sujet de ce système de prise d’otages, qui consiste non seulement à utiliser des boucliers humains, mais aussi à tenter de les “radicaliser”, en les exposant sans préavis à une répression policière qui n’attend que des actions provocatrices pour se déployer. Le comble de l’infamie pourrait être atteint lorsque ce sont des enfants, présents dans certaines manifestations, qui seraient utilisés comme boucliers humains.

    Certains, qui ont fait plus que tous les propagandistes de droite pour discréditer l’idéal libertaire, dénoncent à présent sur différentes tribunes, les manifestants qui se refusent à servir de boucliers humains en les stigmatisant comme “paci-flics” : cette dénonciation n’est pas à même de dissimuler une lâcheté semblable à celle de ceux qui détournent les forces policières pour la défense de leurs intérêts de groupes économiquement dominants.

    Les casseurs, prétendus “anarchistes” ou non, sont les plus sûrs alliés d’une droite montante, celle qui, après la manifestation de Victoriaville, désigne à la répression l’ensemble des mouvements sociaux, en dénonçant un soi-disant «putsch d’une phalange de la gauche organisée» («Chronique d’une émeute annoncée», Benoît Aubin, Journal de Montréal (Blog), 4 mai 2012.) !

    Yves Claudé

    • denis pare - Inscrit 5 mai 2012 09 h 21

      Je ne peux -pas comprendre que dans les années 70....Les autorités étaient aux courant des noms des casseurs lors des manifestations publique et parapublique.2012 ils ne sont pas au courrant...!!!!! C'est sur que sa avantange qu'ellequ'un!!!!

      Denis Paré

    • denis pare - Inscrit 5 mai 2012 09 h 26

      Je ne peux -pas comprendre que dans les années 70....Les autorités étaient aux courant des noms des casseurs lors des manifestations publique et parapublique.2012 ils ne sont pas au courant...!!!!!
      C'est sur qu'il y en a qui sont avantagés!!!!

      Denis Paré

    • richardle - Abonné 5 mai 2012 10 h 23

      Tout à fait juste votre commentaire. Je suis retraité et je fais partie de cette coalition contre les hausses de tarification et la privatisation des services publics qui avait organisé cette manifestation de colère mais pacifique.
      Je ne suis pas du genre à me sentir protégé par la police mais je ne tiens absolument pas à être supposément protégé par ces accapareurs de colère légitime et pacifique.
      Avant de vous lire, j'allais écrire que je m'étais fait voler ma manifestation par ces casseurs mais vous l'aviez déjà écrit superbement dans votre texte dont j'assume tous les tenants et aboutissants.
      Je partage votre indignation et je ne servirai pas de bouclier humain à leurs agissements débiles: Je continuerai à manifester et je puis vous assurer que toutes les prochaines fois où je serai confronté à ces tristes individus que sont les casseurs, j'irai leur parler dans le nez avant tout geste malheureux de leur part. J'ai assez d'être obligé de me protéger contre les flics aux hormones dans le plafond pcq bourrés aux stéroïdes, je ne ressent pas le besoin d'avoir à subir les contre-coups des gestes des casseurs.
      Richard Lépine

    • cpoulin - Abonné 5 mai 2012 12 h 40

      Ce slogan tiré de placards militants mis guillemets pour en faire un manchette sans doute pour capter l'attention de la clientèle lecteurs et lectrices du Devoir est sans doute astucieux. Toutefois on demeure perplexe sur le sens précis de ce choix. L'utilisation des guillemets "est de mettre en exergue une expression, un terme ou une citation. Les guillemets s’emploient aussi pour le discours rapporté et les dialogues. Ils sont parfois utilisés pour indiquer que le terme ou l’expression mis en exergue n’a pas sa signification littérale ou habituelle — on parlera alors de guillemets ironiques". Qu'en est-il au juste? Claude Poulin Québec

    • Yves Claudé - Inscrit 6 mai 2012 00 h 07

      Pour compléter le constat précédent :

      Protéger nos manifestations contre les casseurs !

      Suite (entre autres…) aux événements dramatiques de Victoriaville le vendredi 4 mai, il apparaît que les initiateurs de manifestations ont la responsabilité d’organiser la protection des manifestants contre les agressions des casseurs. Depuis des semaines, un petit groupe d’individus prend en otage les manifestations étudiantes, qui se trouvent particulièrement vulnérables, du fait de leur caractère spontané.

      On devine facilement pourquoi les alliés du pouvoir, casseurs bénévoles ou rémunérés, ne se sont pas présentés à la manifestation syndicale du 1er mai à Montréal : ils n’auraient pu s’y livrer à leurs exactions habituelles.

      Il ne suffit pas de dénoncer la répression policière, mais il faut aussi mettre fin, à celle, plus insidieuse, des casseurs !

      C’est ce que les manifestants de ce samedi 5 mai à Victoriaville se sont employés à faire en neutralisant les individus masqués, bien déterminés à ne pas être victimes des mêmes exactions que celles qui ont été perpétrées la veille, dans un contexte où il est possible que les casseurs, tout en provoquant la répression policière, aient atteint non seulement des policiers, mais aussi des manifestants, avec leurs projectiles potentiellement mortels. C’est d’ailleurs ce qui s’était produit lors du “Carnaval antipolicier” du 15 mars 2011 sur la rue St-Denis à Montréal, lorsqu’une manifestante avait reçu en plein visage une bouteille lancée par un casseur.

      Yves Claudé

    • Lorraine Dubé - Inscrite 6 mai 2012 07 h 08

      @ monsieur Poulin
      Le mécontentement envers les libéraux va au delà des frais de scolarité. Du scandale des garderies à celui de la construction, le PLQ est à la hauteur des magouilles et commandites des autres fédéralistes du PLC. Que de tentatives de cacher leurs liens avec la mafia! Le clan Desmarais-Charest s'attaque avec acharnement au Plan 0 de Jacques Parizeau.

      Par conséquent, certains se joignent aux étudiants pour dénoncer ce gouvernement de corrompus. Une mobilisation citoyenne s'imposant contre le PLQ, des manifestations auront lieu lors des deux élections partielles et jusqu'au prochain scrutin.

      Les stratèges libéraux devront redoubler d'astuces pour le déclenchement opportuniste d'une autre élection, comme ce fût le cas en 2008 alors qu'ils étaient minoritaires.

      L'utilisation des guillemets est adéquate:
      Les manifestants étaient là pour «dénoncer l’intransigeance d’un gouvernement qui fait la sourde oreille à toutes les revendications citoyennes», dont celles concernant la hausse des droits de scolarité. «Colère générale contre le Parti libéral», ont scandé les manifestants.

    • Martin Rivest - Inscrit 6 mai 2012 09 h 29

      Les casseurs comme vous dites ont renversé une petite clôture, et ensuite les gaz ont été lancés par la SQ, suivi de l'anti émeute qui a chargé la foule, non désolé je n'appel pas ça des casseurs les agents provocateurs ce sont les forces de l'ordre

    • Yves Claudé - Inscrit 6 mai 2012 18 h 00

      Précisions pour Monsieur Martin Rivest

      Il était évident que le congrès du PLQ, déplacé de Montréal à Victoriaville, serait l’objet de mesures et de stratégies de protection exceptionnelles. La majorité des membres du gouvernement étant sur place, il fallait même s’attendre à ce qu’il soit légitimement fait usage d’armes à feu si leur sécurité physique était directement menacée. C’est pourquoi, la fameuse barrière métallique, facilement renversée, ne pouvait avoir qu’un caractère symbolique. Certains avancent l’hypothèse selon laquelle la fragilité de cette ligne de défense faisait partie d’une stratégie de “provocation” de la part de la police. Si cette hypothèse est valide, cela suppose, sinon une coordination, du moins une collaboration de la part des casseurs. Ceux-ci, pas plus que la police, ne rendent publiques leurs stratégies. Mais certains éléments se diffusent malgré tout, voir par exemple (NB : le contenu pourrait disparaître rapidement du net) : http://moutonmarron.blogspot.ca/2012/05/la-manif-v

      Yves Claudé

    • maxime belley - Inscrit 11 mai 2012 14 h 28

      Le gouvernement est responsable sans aucun doute. Si le prix de l'essence augmente de 75% à cause d'une nouvelle taxe et le gouvernement laisse la population manifester pendant 80 en adoptant une ligne dure, en plus d'une campagne de dénigrement médiatique pensez vous que les gens vont rester tranquille comme des moutons?

      Le gouvernement ne pouvait pas nier les opinions et intérêts divergent d'une partie aussi importante de la société c'est à dire les jeunes. Il avait à négocier dês le jour 1. Au pire, pourquoi la ministre n'a t'elle pas annoncé une hausse de 10% cette année et attendre l'an prochain pour hausser encore ?

      À ce moment sont semé les graines d'une colère qui ne fera que s'emplifier au fils des ans.

  • heure-juste - Inscrit 5 mai 2012 02 h 00

    Emeutiers hors contrôle

    Faudrait peut-être arrêter de condamner le Gouvernement démocratiqueement élu, et commencer à responsabiliser les médias à transmettre objectivement la "nouvelle"
    Toutes ces images ont été transportées sur CNN et le réseau Américain NBC aux nouvelles de minuit, avec commentaires dommageables, irréparables et destructifs pour le Québec.
    À mon avis, il est temps que les médias appellent non seulement les étudiants et manifestants à beaucoupl plus de retenue et savoir-vivre, mais à tout un chacun en général.
    Le tort causé au Québec sur les réseaux médiatiques internationaux, prendra des années, avant de s'effacer.
    Heure-Juste
    '

    • Michel Simard - Inscrit 5 mai 2012 09 h 20

      Ce gouvernement est corrompu. Il distribue ses faveurs à une racaille contre financement au QLP. Il s'assied avec la mafia. Il méprise le peuple. Il snobe ceux qui ne sont pas dans une certaine élite. Il gère très mal les fonds publics. Il nomme les juges sur des post-it. La petite élite applaudit debout mais le peuple n'est pas dupe. Seuls ceux qui sont en faveur de la corruption et du maintien du système de détournement de fonds publics qui les avantage sont en faveur du QLP.

    • Elena00 - Inscrit 5 mai 2012 09 h 56

      C'était la stratégie du PM Charest, il s'est passé des semaines et des semaines, le Québec a fait la manchette des journeaux et des médias étrangers...belle réputation. Je crois que ce PM devrai partir au plus vite, on en a assez de ressentir ses stratégies nuisibles au Québec et à nos étudiants.
      Bravo aux trois leaders étudiants, notre PM ne vous va pas à la cheville. Terminez vos études et ce sont des gens comme vous que nous avons besoin au Québec, pas des voleurs, des fraudeurs et je m'arrête ici.
      Elena Québec

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 5 mai 2012 10 h 25

      C'est de l'Humour? des Ministres corrompus, qui sont traduits en justice ou sur le point de l'être; la complicité structurelle entre certains partis politiques et la mafia (oui, la vraie!); la vaste opération marketing du Plan Nord dont tout ce que nous savons est qu'il est un mélange de pillage asiatique et d'investissement d'Hdro-Québec pour le faciliter. Pour le «tort médiatique» et la fierté de l'État, on repassera.

      Certes, les gens d'affaire de partout se frottent les mains en salivant. Et vous croyez que de voir quelques manifestants lancer des pierres est plus dommageable que de voir les policiers CHARGER des manifestants dont la grande majorité ne fait QUE manifester. Changer de poste.

    • jfrancois01 - Inscrit 5 mai 2012 10 h 56

      @Michel Simard , oui et c'est pourquoi nous aurons tous l'opportunité d'aller voter, en secret et en paix dans les semaines ou les mois qui suivent. Tous les autres partis auront l'occasion de faire valoir leur plateforme et leur positions. On aura le choix de mettre une croix sur un bulletin de vote, un luxe que plusieurs sociétés n'ont pas. C'est une système imparfait mais que plusieurs sur terre envient.
      D'organiser des émeutes dont le résultat est écrit dans le ciel est plutôt cathartique afin de faire des coups d'éclat, mais ne fais rien avancer.

    • hugues2 - Inscrit 5 mai 2012 11 h 34

      Les étudiant son MAJORITAIREMENT pacifiques, ce sont des casseurs qui ont lancé le bal, en plus des forces policières qui, selon des témoins, ont commencé à gazer les gens, et à utiliser des bombes assourdissantes alors que tout était calme.

      Alors, cessez de faire le jeu d'un pouvoir qui en ce moment tremble, et est prêt à tout pour faire passer le mouvement étudiant pour ce qu'il n'est pas.

      Quant à certains médias, ils vont montrer ce qui fait le plus d'étincelles, ça impressionne et ça fait monter la cote d'écoute.

    • Christian Gagnon - Abonné 5 mai 2012 13 h 39

      Gouvernement élu par une minorité de la population ! Ça ne leur donne pas le droit de magouiller comme actuellement ! il faut chenger le mode de scrutin ! Le système électoral actuel est risible !
      Ça nous prends des moyens - comme aux E-U - de destituer un député ou un ministre lorsqu'il (elle) trahit son mandat et trahit les citoyens comme le font les Libéraux !

    • decembre - Inscrit 5 mai 2012 19 h 00

      S'en faire pour notre réputation dans le monde alors que le monde est en feu, cé tellement, tellement, tellement niaiseux. Bande de ploucs québécois peureux et soumis, allez vous cacher, vous nous faites honte....

    • Geneviève Boivin - Inscrite 7 mai 2012 16 h 07

      Rendons le vote obligatoire. 57% de participation aux élections de 2008 franchement c'est ridicule. La démocratie est bien belle, mais encore faut-il que la population l'utilise.

      N'oublions pas que le vote électoral est l'un des seul devoir du citoyen québécois. Et le citoyen québécois rejette ce droit du revers de la main. Depuis l'âge de 18 ans, je vote. Je suis allée plus souvent que bien des citoyens et ce malgré mon jeune âge (24). Avec les gouvernements minoritaires et l'instabilitée économique, c'est élections par dessus élections.

      Ce n'est pas normal que dans les années 2000, il y a encore un tier de la population qui ne bouge pas ses fesses de son divan pour aller aux urnes. Cela prend 30 minutes de ton temps. 30 minutes qui peuvent changer le cours d'une campagne.

      Alors svp, aux prochaines élections, qui ne sauraient tardées, faites votre devoir de citoyen!

      Lorsque réellement un gouvernement sera élu démocratiquement, nous n'aurons rien à dire. Actuellement, moins d'un tier de la population a voté pour le gouvernement libéral et il fait comme si la province lui appartenait. Une partie de la population dit non.

      Au diable l'international. Je crois que l'important actuellement est de démontrer au parti au pouvoir ainsi qu'aux autres, que le peuple se réveille et que désormais, nous serons là pour voir ce qu'ils font.

  • glanglais - Inscrit 5 mai 2012 05 h 09

    Un moratoire, une bonne promesse...

    Bon matin,

    Je crois que le Gouvernement devrait annoncer tout de suite un moratoire de deux ans concernant le gel des frais de scolarité à leur niveau actuel. Ce moratoire devrait être assorti d'une promesse crédible d'assainir les finances publiques.

    Les profiteurs, les voleurs, le crime organisé, le gaspillage et la très mauvaise gestion bouffent une bonne partie du trésor public. Il est là le vrai problème. Vouloir le solutionner en marchant sur le bout des pieds n’est pas une bonne approche davantage que l’étranglement des contribuables.

    Gaston Langlais – Gaspé.

    • jean corneille - Inscrit 5 mai 2012 09 h 31


      Surtout pas ,la population ,lui pardonnerait jamais !....

    • Alex Perreault - Inscrit 6 mai 2012 06 h 03

      Mais c'est exactement cela qu'il faut.

      À ce gouvernement de prouver qu'il ne fait pas qu'une stupide stratégie électoraliste! on ne joue plus avec des votes, mais bien avec l'ensemble du système d'éducation post-secondaire du Québec!

      C'est pour ça que les étudiants demanderont un moratoire et des États Généraux, seule garantie de repenser les orientations des universités avant d'aller trop loin dans cette liquidation de la solidarité sociale par une idéologie néo-libérale qui ne produit que souffrances individualisées!

    • Sirois Alain - Inscrit 6 mai 2012 10 h 48

      "Les profiteurs, les voleurs, le crime organisé, le gaspillage et la très mauvaise gestion bouffent une bonne partie du trésor public" et les syndicats, les sacro-saints "moratoires", les groupes de pression sociale, les minorités revendicatrices et l'innombrable liste d'assistés/victimes/indemnisés de toutes sortes se partagent ce qui reste. "No future" comme disent les jeunes québécois francophones...

  • Jean-Guy Dagenais - Abonné 5 mai 2012 06 h 20

    Quelle idée !

    Le ''smatte'' au parti Libéral qui a suggéré de déménager à Victoriaville pour la réunion du Parti mérite le prix citron de l'année !

    • jean corneille - Inscrit 5 mai 2012 09 h 32


      Un cadeau empoisonné à cette belle cité!

  • Jean St-Jacques - Abonnée 5 mai 2012 06 h 26

    Qui est responsable?

    Celui qui est responsable de la situation actuelle est le gouvernement du québec sous la direction de Jean Charest qui n'a pas su dès le début prendre ses responsabilités.

    Premièrement, avoir inscrit dans le budget précédent une augmentation des frais de scolarité sans consultation, sans prévoir les conséquences de cette mesure est un manque de compétence.
    On n'a jamais compris pourquoi le gouvernement tenait tant à faire payer les étudiants et leurs parents pour financer les universités.
    Pourtant son parti était favorable à la gratuité et il faut lire le rapport Parent pour en avoir la preuve. On devait s'orienter vers cet objectif et non augmenter les frais. Si les frais de scolarité sont plus faibles au Québec, c'est qu'on devait non les augmenter mais les diminuer graduellement. Charest a fait le contraire.

    La gratuité ne causerait pas la faillite du Québec mais la mauvaise administration du gouvernement et des universités. Le peuple n'en peut plus de voir l'argent jeter par les fenêtres car c'est notre argent.
    Par exemple, Jean-Marc Fournier quitte la politique et reçoit un forfait important mais revient quelques mois après et occupe un poste de ministre de la justice sans rembourser aucun argent. C'est scandaleux. Rousseau fait un fiasco avec la Caisse de dépôt mais en plus recoit un forfétaire et déniche un emploi fort rémunérateur...
    Que dire de Couillard, Normandeau, Tomassi.

    Par la suite Charest fait un discours où il invite chacun à faire sa part. Il faut être naïf et effronté de discourir ainsi quand les étudiants croulent sous les dettes. Il a beau se pavaner devant les militants en congrès à Victoriaville, mais dehors, des étudiants en colère protestent. Ils veulent leur "juste part" en éducation.

    Le peuple se révolte devant ces faits qui pourraient être allongés tellement qu'ils sont nombreux. Nos universités dépensent puis ensuite on leur verse des sommes importantes sans demande

    • jean corneille - Inscrit 5 mai 2012 09 h 35

      Désolé, je crois que vous avez tort sur toute la ligne, si les gouvernements précédents s,étaient tenus debouts dans le passé ,on en serait pas là aujourd,hui.

    • Christian Gagnon - Abonné 5 mai 2012 13 h 45

      Les libéraux de Charest ne sont pas ceux de Jean Lesage ou de Bourassa ! C'est un parti d'apparatchik sous la chape de plomb du Premier Ministre... les libéraux marchent les fesses serrés dans les corridors de l'Assemblé Nationale et gare à celui ou celle qui dit autre chose que la propagande du chef !

    • Assez merci - Inscrit 5 mai 2012 19 h 06

      Vous avez 100% raison!
      Les autres ne riront pas le jours ou john james va leur augmenter des frais de toutes sortes
      ( pourquoi pas de 82% comme aux étudiants ) pour payer les milliards qu`il donne aux minières si jamais il est réélu..

      On verra si les peureux et paresseux, les gens sans colonnes sortiront dans les rues pour faire reculer john james..
      J`espère que les étudiants s`en souviendront de la population assise sur leur steak..