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    La CLASSE dévoile ses propositions

    La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) croit qu’il est possible d’éviter la hausse des droits de scolarité et même d’atteindre la gratuité scolaire en finançant moins la recherche « commercialisable » et en taxant les banques. Après la contre-offre conjointe des deux fédérations étudiantes collégiale et universitaire (FECQ et FEUQ), c’était au tour de la CLASSE de faire part de ses propositions bien concrètes pour améliorer la qualité de l’enseignement universitaire, sans piger dans la poche des contribuables ni celle des étudiants.

    Pour l’instant, comme le révélait Le Devoir hier, la CLASSE réclame le gel au niveau de 2007 en attendant de tenir des états généraux le plus rapidement possible pour discuter de la gratuité scolaire, qu’elle souhaite atteindre d’ici 2016. Cette mesure pourrait être financée, selon elle, par une taxe sur le capital des institutions financières qui atteindrait progressivement 0,7 % sur cinq ans.


    Les sommes requises proviendraient principalement d’un transfert d’une partie des fonds consacrés à la recherche - soit 142 millions de dollars - vers l’enseignement. L’organisation étudiante justifie ce détournement de fonds par le fait que 26,2 % des budgets des universités québécoises vont à la recherche, comparativement à 21,5 % dans le reste du Canada. La somme de 142 millions représente la moitié de cet écart.


    La CLASSE constate qu’il y a eu une explosion des fonds dédiés à la recherche commercialisable au détriment de l’enseignement. « C’est le symptôme, selon nous, d’une dangereuse dérive de nos universités qui, de plus en plus, servent de sous-traitants aux entreprises pour effectuer de la recherche et développement, a déclaré le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois. Ces activités ne correspondent pas à la mission fondamentale des universités. »


    La Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) a pour sa part très mal accueilli cette proposition qui est, selon elle, « un non-sens ». « On ne peut pas accepter des propositions qui feraient reculer la société québécoise », s’est exclamé le président-directeur général, Daniel Zizian.


    La CLASSE demande également l’interdiction de la publicité faite par les universités, ce qui dégagerait une somme additionnelle de 18 millions. À l’instar de la FECQ et de la FEUQ, la CLASSE propose aussi un gel des salaires et de l’embauche des cadres et des recteurs, ainsi qu’un moratoire sur la construction de campus satellites.


    La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, s’est dite déçue, accusant la CLASSE de demeurer campée sur ses positions. « Vous constatez comme moi que ça n’a pas bougé. […] Ça ne facilite pas un règlement et un rapprochement », a déclaré la ministre.


     

    Avec La Presse canadienne

     
     
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