Lettres - Des principes à respecter
En tant qu’étudiante arborant fièrement le carré rouge, j’aimerais vous expliquer ce qui frustre grandement les étudiants dans ce que vous appelez votre « solution globale » : l’étalement de la hausse des droits de scolarité sur sept ans. Cette proposition porte atteinte aux principes fondamentaux de notre lutte. Accepter cette offre ferait de nous des égoïstes, des menteurs et surtout des incohérents.
Nous manifestons quotidiennement pour l’accessibilité aux études supérieures. Nos intérêts ne sont pas de nature purement personnelle, mais plutôt de nature sociale. Évidemment, cette hausse sur sept ans plutôt que cinq serait un fardeau moins difficile à porter pour les étudiants des quelques prochaines années. Mais que faites-vous des générations futures ?
En fin de compte, vous n’avez fait aucun compromis. La hausse de votre « solution globale » est toujours la même, peu importe qu’elle soit sur cinq ou sept ans. Vous avez fait la grave erreur de nous prendre pour des égoïstes ne prenant en compte que nos propres intérêts et non ceux des générations futures.
C’est pour ces futurs étudiants qu’on lutte, c’est pour eux que tous les jours, nous sommes des milliers dans la rue. Nous prônons l’accessibilité scolaire, Madame la Ministre de l’Éducation. […] Il est temps de rejeter l’offre du gouvernement québécois, qui fait preuve d’immobilisme devant la crise étudiante. Il est important de se questionner profondément sur les valeurs qu’ils véhiculent. C’est à la jeunesse de choisir l’image du futur Québec qu’elle dirigera.
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Alexandra Labbé - Étudiante au collège Gérald-Godin - Le 2 mai 2012








