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    Droits de scolarité: la CLASSE pigerait dans les fonds de recherche pour financer le gel

    3 mai 2012 11h57 |La Presse canadienne | Éducation
    Gabriel Nadeau-Dubois<br />
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois
    La CLASSE maintient sa demande de gel des droits de scolarité, mais suggère d’autres avenues pour financer l’enseignement à la hauteur souhaitée par le gouvernement du Québec.

    La plus grande partie des sommes requises proviendrait d’un transfert d’une partie des fonds consacrés à la recherche — soit 142 millions — vers l’enseignement. L’organisation étudiante justifie ce détournement de fonds par le fait que 26,2 % des budgets des universités québécoises va à la recherche, comparativement à 21,5 % dans le reste du Canada.

    La somme de 142 millions représente la moitié de cet écart.

    La CLASSE fait valoir qu’il y a eu une explosion des fonds dédiés à la recherche commercialisable et juge que les universités doivent se concentrer d’abord sur l’enseignement et non servir de sous-traitantes à l’entreprise privée.

    L’organisation demande également l’interdiction de la publicité faite par les universités, ce qui dégagerait une somme additionnelle de 18 millions.

    À l’instar des deux fédérations étudiantes, la CLASSE demande également un gel des salaires et de l’embauche des cadres et du rectorat, ainsi qu’un moratoire sur la construction et l’agrandissement de campus satellites.

    Enfin, les porte-parole ont fait part de leur demande pour la tenue d’états généraux de l’éducation dès cet automne, un exercice au cours duquel ils souhaiteraient mettre de l’avant leur argumentaire en faveur de la gratuité complète. Cette mesure pourrait être financée, selon eux, par une taxe sur le capital des institutions financières qui atteindrait progressivement 0,7 % sur cinq ans.

    Par ailleurs, la CLASSE ne s’oppose pas à la nomination d’un médiateur au conflit, même si elle n’en réclame pas un, mais pose deux conditions à sa participation à une médiation, soit qu’elle ait son mot à dire dans le choix d’un éventuel médiateur et que celui-ci ne joue pas le rôle d’arbitre ayant le pouvoir d’imposer une décision exécutoire.

    Quant à l’apparente ouverture de la ministre de l’Éducation Line Beauchamp aux deux fédérations étudiantes pour discuter de la création d’un organisme chargé de surveiller la gestion des universités, une porte-parole de la CLASSE a indiqué à La Presse canadienne qu’elle ne croyait pas que les fédérations accepteraient de participer à ce processus sans la CLASSE et que, de toute façon, il n’y avait là rien de neuf.












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