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À la bibliothèque nationale du Québec - Quelle sera la place des femmes en sciences et en génie ?

« Les femmes ont une manière de travailler différente, plus collaborative »

5 mai 2012 | Caroline Rodgers | Éducation
Les femmes ont investi massivement les sciences de la vie et la médecine au cours des dernières années.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Les femmes ont investi massivement les sciences de la vie et la médecine au cours des dernières années.

Femmes, sciences et génie : quelle place pour les femmes ?

Mercredi 9 mai, de 9 h à midi, Bibliothèque nationale du Québec

Avec tous les défis auxquels elle est confrontée, l’humanité ne peut pas se permettre de se passer de la contribution des femmes en sciences et en génie. Pourtant, les chiffres ne sont pas très encourageants en ce qui concerne la place qu’elles occupent dans ces domaines. Elles forment seulement 12 % des ingénieurs. Et, de 1999 à 2007, le nombre d’étudiantes aux baccalauréats dans les domaines scientifiques a diminué, passant de 16,3 % à 12,2 %.



Le 9 mai, une journée entière sera consacrée à la place des femmes en sciences et en génie, lors du 80e congrès de l’ACFAS. Claire Deschênes, professeure au Département de génie mécanique de l’Université Laval et coprésidente de l’Association de la Francophonie à propos des femmes en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, en sera l’animatrice. « On a besoin de scientifiques pour développer la société, l’économie, dit-elle. Il y a beaucoup de travail à faire dans l’avenir pour le bien-être des populations et l’environnement, et il faudra que les femmes fassent partie de la relève scientifique pour y arriver. »

Sur le plan personnel, une carrière en sciences peut apporter une grande satisfaction aux femmes qui la choisissent. « Ce sont des carrières méconnues, dans lesquelles les femmes pourraient contribuer de façon importante à la société, mais elles ne le voient pas au départ, ajoute la professeure. On sait que les femmes ont une manière de travailler différente, plus collaborative. Les femmes chefs d’équipe ou directrices de projet sont plus rassembleuses, moins autoritaires, et elles obtiennent de bons résultats. »


De plus, les femmes chercheures peuvent avoir des préoccupations différentes, être attirées par des sujets de recherche moins explorés par leurs collègues masculins et apporter des idées originales, selon elle.


Priorité à la santé


Au cours des dernières années, les femmes ont investi massivement les sciences de la vie et la médecine. Mais, dans d’autres domaines, elles sont sous-représentées. Ainsi, seulement 9,7 % des jeunes femmes qui choisissent de faire un baccalauréat en génie optent pour le génie mécanique, et 8,6 %, pour le génie informatique, selon les données recueillies par la Chaire CRSNG-Industrielle Alliance pour les femmes en sciences et en génie.


« Après la santé, on essaie maintenant de créer un intérêt pour les autres domaines de la science, dit Claire Deschênes. Différentes chaires et associations y sont consacrées. On essaie de comprendre pourquoi les filles ne choisissent pas davantage de faire carrière en sciences, et de trouver comment renverser la vapeur. C’est certainement dû en partie à un manque de motivation intrinsèque de leur part, mais il y a aussi un contexte scolaire et social à considérer. On a l’impression que l’image du scientifique véhiculée par la société n’est pas assez attirante pour les jeunes filles. Il y a moyen d’agir à cet égard. »


Des programmes pour sensibiliser les jeunes filles à une carrière en sciences ont été mis sur pied, comme Les filles et les sciences, un duo électrisant destiné aux élèves du secondaire. « Il est important que les différents ministères continuent d’appuyer ce genre d’activité. Et il faudrait qu’on voie plus de femmes scientifiques dans les médias. Les jeunes ont besoin de modèles. Malheureusement, il y a peu d’émissions et d’articles consacrés aux sciences dans les médias actuellement. »


En affaires aussi


Par ailleurs, en ce qui a trait aux postes de pouvoir, les femmes en sciences se heurtent également à ce fameux « plafond de verre » dont on parle tant dans le monde des affaires. « Il n’est pas évident de se faire reconnaître d’emblée comme une bonne scientifique. Il faut toujours défendre qui l’on est. Tout comme il y a peu de femmes chefs d’orchestre ou p.-d.g. d’une grande firme, il y a moins de femmes dans les lieux de pouvoir en sciences. »


Un groupe de trois femmes scientifiques se penchera donc sur la question pendant la première partie de cette journée spéciale animée par Claire Deschênes. Nadia Ghazzali, titulaire de la Chaire Industrielle-Alliance pour les femmes en sciences et en génie et rectrice de l’Université du Québec à Trois-Rivières, parlera de l’évolution de l’orientation universitaire des étudiantes aux deuxième et troisième cycles et des facteurs déterminants. Maud Cohen, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, abordera la question de la place des femmes en ingénierie et des besoins de main-d’oeuvre. Et Suzanne Fortier, présidente du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), présentera des politiques et des programmes mis en place ou à mettre en place pour favoriser la formation et la participation des femmes en sciences et en génie.


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