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    80e congrès de l'Association francophone pour le savoir - Une programmation haute en couleurs

    La connaissance s’affiche au Palais des congrès

    5 mai 2012 |Émilie Corriveau | Éducation
    « J’espère que les gens qui y participeront reviendront à la maison avec de beaux souvenirs et beaucoup de nouvelles idées», souhaite Esther Gaudreault.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir « J’espère que les gens qui y participeront reviendront à la maison avec de beaux souvenirs et beaucoup de nouvelles idées», souhaite Esther Gaudreault.

    Du 7 au 11 mai prochain aura lieu, au Palais des congrès de Montréal, le 80e congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas). Réunissant près de 5000 participants, l’événement constituera le plus important rassemblement multidisciplinaire du savoir et de la recherche dans la Francophonie à être tenu cette année. Histoire de souligner en grand cette édition, qui se déroulera sous le thème « Parce que j’aime le savoir », les organisateurs ont prévu une kyrielle d’activités et de rencontres toutes plus inventives les unes que les autres.



    Depuis sa création, c’est la première fois que l’Acfas choisit de tenir son congrès annuel ailleurs que dans une université québécoise. « Nous souhaitions marquer le coup de façon particulière et nous voulions que l’endroit reflète nos préoccupations actuelles, explique à ce sujet Pierre Noreau, président de l’Acfas. Ça fait quelques années que nous travaillons à établir un dialogue entre la science et la société. Le Palais des congrès, qui est très accessible, nous paraissait être un endroit idéal pour tenter de rapprocher davantage les scientifiques et le public. »

    Si l’endroit est effectivement susceptible de s’avérer plus convivial pour créer des rapprochements entre la communauté scientifique et la population, l’organisation qu’implique la tenue de cette 80e édition du congrès ailleurs que dans une université se veut particulièrement complexe.


    « L’idée, c’est que c’est l’ensemble du milieu postsecondaire québécois qui tient le congrès cette année et qui invite la communauté scientifique francophone à se réunir, plutôt qu’une seule université en collaboration avec l’Acfas. En matière de logistique, c’est tout un casse-tête ! Il a fallu faire appel à l’ensemble des vice-recteurs à la recherche et à tous les établissements collégiaux qui oeuvrent dans le milieu de la recherche. Mais la réponse a été extrêmement satisfaisante. Grâce à la collaboration du milieu, le congrès s’annonce particulièrement haut en couleurs », confie Esther Gaudreault, directrice générale de l’Acfas.

     

    Programmation spéciale


    Du côté de la programmation, la 80e édition du congrès s’avérera diversifiée et davantage accessible au grand public que par le passé. Elle comportera un programme scientifique qui regroupe plus de 3500 communications touchant une quarantaine de domaines de recherche et réparties entre 169 colloques. À cette planification s’ajouteront une quinzaine d’activités gratuites ouvertes au public.


    « Cette année, on a voulu créer une programmation spéciale pour souligner le 80e. Nous voulions une programmation qui s’inscrive dans la vision que l’Acfas a de favoriser de plus en plus le dialogue entre science et société et le transfert de connaissances », note Mme Gaudreault.


    Concrètement, cette volonté se traduira notamment par la tenue, à la Grande Bibliothèque (BAnQ), d’une journée consacrée aux femmes et à la science. Pour l’occasion, des chercheurs, des représentants d’entreprises et d’organisations gouvernementales s’interrogeront sur la place des femmes en sciences. La journée se conclura par un regard croisé entre les astronautes Julie Payette et Claudie Haigneré. Au cours de cette rencontre, elles témoigneront de leur expérience et de leur vision quant à la place des femmes en sciences et en génie.


    Dans le même esprit, l’Acfas tiendra l’exposition La preuve par l’image à la BAnQ. Celle-ci présentera une série de photographies issues de la recherche, en lice pour le concours « La preuve par l’image 2012 », organisé par l’Acfas et Radio-Canada, en partenariat avec le Festival Eurêka !. Les images seront accompagnées de légendes explicatives rédigées par des chercheurs et de textes poétiques concoctés par des écrivains québécois.


    À cela s’ajouteront la tenue d’une conférence gratuite d’Hubert Reeves à la BAnQ, sous le thème « Cosmologie et créativité », ainsi que l’enregistrement devant public des émissions Les années lumière !, un magazine d’actualité et de culture scientifiques diffusé à la Première Chaîne de Radio-Canada, et La tête au carré !, une quotidienne scientifique diffusée sur les ondes de France Inter.


    Place à la relève


    La relève scientifique occupera également une place importante lors de cette 80e édition du congrès. « Il n’est pas rare que le congrès de l’Acfas soit la première occasion pour un étudiant à la maîtrise ou au doctorat de présenter ses résultats de recherche. Nous croyons que c’est important de faire une place à cette relève lors du congrès ; c’est important pour son cheminement scientifique et émotif », soutient Mme Gaudreault.


    C’est notamment pour cette raison que l’Acfas a décidé de lancer cette année l’activité « Votre soutenance en 180 secondes ». Se voulant un difficile exercice de concision, ce concours regroupera des étudiants à la maîtrise et au doctorat issus de l’ensemble des universités. Ceux-ci tenteront de vulgariser leurs travaux en trois minutes, le tout de façon créative, puisqu’ils devront parvenir à intéresser le jury à leurs recherches. Des prix seront remis aux lauréats au terme de l’activité.


    Une application pour téléphones intelligents


    Signe qu’elle est à la page, l’Acfas a créé cette année une application pour téléphones intelligents. « Il y a tellement de colloques et d’activités à faire dans le cadre du congrès que, parfois, c’est un peu compliqué de s’y retrouver. Nous nous sommes dit que ce serait une bonne idée de créer une application pour téléphones intelligents qui permette aux congressistes d’avoir accès facilement à toute l’information nécessaire », précise Mme Gaudreault.


    Bien conçue, l’application gratuite permettra entre autres aux participants de consulter le programme scientifique par thèmes ou par dates, d’obtenir les résumés biographiques des conférenciers invités, de consulter le plan du Palais des congrès et de créer un agenda sur mesure. « L’application est vraiment conviviale. Nous sommes très emballés par le résultat », souligne la directrice générale de l’Acfas.


    À quelques heures de l’ouverture du congrès, Mme Gaudreault se dit fort enthousiaste quant à cette édition : « J’espère que les gens qui y participeront reviendront à la maison avec de beaux souvenirs et beaucoup de nouvelles idées. Je souhaite également que la population sache profiter de cette communauté qui possède un immense savoir et qui ne demande pas mieux que de le partager ! »


    Pour plus de détails sur la 80e édition du congrès de l’Acfas : www.acfas.ca.


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    Collaboratrice












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