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Droits de scolarité: Bachand tire un trait et s'en remet aux électeurs

2 mai 2012 13h37 | La Presse canadienne | Éducation
Devant l'impossibilité d'en venir à une entente, les Québécois seront appelés à décider de la marche à suivre lors du prochain scrutin "d'ici un an", a déclaré M. Bachand.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Devant l'impossibilité d'en venir à une entente, les Québécois seront appelés à décider de la marche à suivre lors du prochain scrutin "d'ici un an", a déclaré M. Bachand.
Le gouvernement Charest tire un trait sur les pourparlers avec les étudiants et s'en remet aux électeurs pour trancher le débat sur les droits de scolarité.

À sa sortie d'une réunion du caucus libéral ce matin à Québec, le ministre Bachand a jugé inutile de tendre à nouveau la main aux associations étudiantes à qui il reproche de rester campées sur leur position contre la hausse des droits de scolarité.

"Ils ne bougent pas, ils n'ont jamais bougé, a lancé M. Bachand. Une table de discussions est une illusion quand vous avez quelqu'un qui n'a qu'un mandat, le gel des frais de scolarité."

À son avis, la "solution globale" soumise par le gouvernement vendredi dernier a répondu à l'une des principales revendications du monde étudiant, soit l'accessibilité aux études supérieures pour le plus grand nombre.

"Les éléments qu'ils veulent discuter sont des éléments du conseil des universités auquel on a dit oui. (...) Les autres éléments d'accessibilité, c'est réglé. Il y a 62 millions $ dont ils veulent priver les étudiants parce qu'ils réclament le gel des frais de scolarité", a allégué le ministre.

Reste donc le dossier des droits de scolarité pour lequel les parties défendent des positions aux antipodes.

Devant l'impossibilité d'en venir à une entente, les Québécois seront appelés à décider de la marche à suivre lors du prochain scrutin "d'ici un an", a déclaré M. Bachand.

"Il y a une place pour régler ça, c'est lors d'une élection. Il y a un parti qui veut la gratuité, un autre qui veut les geler, il y en a deux qui pensent qu'il faut qu'on finance les universités", a-t-il soulevé au sujet des positions défendues par les formations politiques représentées à l'Assemblée nationale.

 
 
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