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    Droits de scolarité: plus de 200 personnalités demandent un moratoire

    Ils lancent plus largement un cri d'indignation envers le gouvernement actuel et les choix de société qui sont faits

    1 mai 2012 15h11 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Dominic Champagne et le médecin Alain Vadeboncœur étaient parmi les artistes et personnalités qui ont appuyé ce matin les étudiants.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Dominic Champagne et le médecin Alain Vadeboncœur étaient parmi les artistes et personnalités qui ont appuyé ce matin les étudiants.
    Une pléiade d'artistes et leurs amis ont exprimé haut et fort leur appui à la cause étudiante ce matin, en exigeant un moratoire de la hausse des droits de scolarité et des états généraux sur l'éducation supérieure.

    Plus largement, cet appel à la solidarité se voulait un grand cri du cœur, d'indignation, envers le gouvernement actuel et les choix de société qui sont faits. «Le spectacle des étudiants, ça sert aussi d'écran de fumée et à polariser la situation. C'est pas vrai qu'on va s'en aller en élection sur une question de doit de scolarité alors que les enjeux sont beaucoup plus vastes», a dit Dominic Champagne, metteur en scène, connu pour son implication contre le lobby des gaz de schiste.

    Ce vent de sympathie envers la cause étudiante est d'abord venu de Suisse, de la volonté de Laure Waridel et de Hugo Latulippe. Au Québec, c'est l'étudiante et co-présidente du Sommet pour l'éducation publique québécoise, Léa Clermont-Dion, qui a relayé leur message en invitant des personnalités à signer une déclaration qu'elle a corédigé notamment avec le sociologue et économiste, Éric Pineault, le comédien Alexis Martin et le médecin Alain Vadeboncœur.

    «Nous sommes avec les étudiants. Nous sommes ensemble» a été signé par plus de 200 personnes, dont Anaïs Barbeau-Lavalette, Ariane Moffat, Guylaine Tremblay et Denis Villeneuve, pour ne nommer que ceux-ci parmi une grande brochette d'artistes et de professionnels. «Ce cri de la jeunesse, qui nous pousse à rompre avec l'immobilisme, à recouvrer notre capacité collective d'agir et à travailler pour le bien commun, nous l'entendons», écrit-on dans la déclaration, qui a été lue notamment par Guylaine Tremblay lors de la conférence de presse à l'Espace libre ce matin.

    Le premier ministre Jean Charest a directement été pris à partie par ce groupe de personnalités, qui ont vu dans sa gestion du conflit avec les étudiants une manœuvre électorale. «M. Charest, si vous voulez aller en élection, vous allez nous trouver sur votre chemin», a dit Léa Clermont-Dion.

    Même si l'opinion publique est actuellement majoritairement défavorable à la cause étudiante. «C'est pas parce le que la majorité des Québécois dans les sondages appuient une certaine vision des choses que nous on n'a pas le devoir d'informer et de traquer la vérité et de faire en sorte que la justice gagne», a dit M. Champagne. Les artistes ont invité à un rassemblement à midi devant les bureaux de Jean Charest. Ils ont également appelé à la mobilisation et à la participation à une grande marche qui aura lieu en fin de journée dans le cadre de la journée internationale des travailleurs.
     
     
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