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    Droits de scolarité - Le silence des députés du NPD

    30 avril 2012 |La Presse canadienne | Éducation
    Les jeunes députés du Nouveau Parti démocratique (NPD), qui, à une époque pas si lointaine, auraient certainement fait partie des milliers d’étudiants qui manifestent actuellement contre la hausse des droits de scolarité au Québec, sont contraints de regarder ce qui se passe sans faire quoi que ce soit.

    Au moins cinq députés néodémocrates québécois étaient étudiants avant de se retrouver aux Communes contre toute attente, lors des élections fédérales de l’an dernier, et de nombreux autres avaient terminé leurs études depuis à peine quelques années.


    Mais alors que l’épreuve de force qui oppose depuis 11 semaines le gouvernement libéral québécois et les étudiants retient de plus en plus l’attention sur la scène internationale, les députés recrues du NPD apprennent que le fait d’être la voix du Québec à Ottawa signifie parfois qu’il faille se taire.


    Il n’y a rien à gagner à se mêler d’une question provinciale qui n’est pas de leur ressort, ont-ils été prévenus. Dans ce cas, il s’avère préférable de ne rien dire du tout.


    En particulier parce qu’ils ont quelque chose à perdre : l’appui dans une province qui leur a valu le statut d’opposition officielle à la Chambre des communes.


    « Se cacher derrière la question de la juridiction en ce qui concerne les grèves étudiantes est une bonne politique parce qu’il y a peu à gagner et un certain nombre de risques », a affirmé Bruce Hicks, professeur de sciences politiques à l’Université Concordia, à Montréal.


    On dit que le mouvement de grève pourrait donner lieu à un scrutin provincial, et M. Hicks croit que le Parti québécois serait le premier bénéficiaire d’une telle situation.


    Cela serait cependant une mauvaise chose pour le NPD fédéral, car un gouvernement péquiste utiliserait ses ressources afin d’appuyer le Bloc québécois sur la scène fédérale. Ce qui pourrait renvoyer les jeunes députés néodémocrates aux études au terme du prochain scrutin national.


    En outre, appuyer un mouvement de protestation ayant donné lieu à des excès de violence et à des douzaines d’arrestations est risqué, a estimé M. Hicks. « Le fait que le NPD demeure silencieux à ce sujet résulte de toute évidence d’une analyse des bénéfices et risques faite par la direction du parti », a-t-il ajouté.


    Lors d’une entrevue sur la Chaîne d’affaires publiques par câble, il y a quelques jours, le dirigeant néodémocrate Thomas Mulcair a refusé de se prononcer sur la question, affirmant qu’il revenait au gouvernement québécois de parler des choix faits en ce qui a trait aux droits de scolarité. « Espérons qu’il y aura un règlement », a-t-il affirmé.


    « La violence n’est pas la bonne façon de faire les choses », a ajouté M. Mulcair.

     
     
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