Des professeurs dénoncent le cynisme du gouvernement
Trois syndicats de professeurs de cégep et d’université se sont indignés de la décision du gouvernement d’exclure la CLASSE des négociations, accusant le gouvernement de braquer les projecteurs sur des débordements incontrôlables.
Le président de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Jean Trudelle, a déclaré en conférence de presse hier que le gouvernement a fait preuve d’un cynisme inacceptable envers la jeunesse, notamment en concentrant le débat sur les actes violents. « En ajoutant à son intransigeance de mauvais aloi, le gouvernement a commencé à essayer de braquer les projecteurs sur toutes sortes d’éléments qui sont un peu périphériques au fond de la question », a-t-il dit.
« On dénonce la violence avec beaucoup, beaucoup d’insistance, on essaie d’associer cette violence-là, qui est pour nous le fait de petits groupes isolés, à une organisation étudiante qu’on veut de toutes ses forces discréditer », a-t-il ajouté.
Selon M. Trudelle, la décision d’exclure la CLASSE à cause d’une manifestation qui a mal tourné, mardi soir à Montréal, est un faux prétexte. « Tout ça nous conduit dans un cul-de-sac et je vous dirais que nous sommes extrêmement inquiets et indignés de la tournure des événements », a-t-il dit.
M. Trudelle a affirmé que depuis le début, le gouvernement a bâclé le dossier, ne s’appuyant sur aucune étude pour décréter la hausse de 75 % des droits de scolarité qui a fait descendre les étudiants dans la rue pour une 11e semaine.
Selon la FNEEQ, la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ) et la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU), une reprise des discussions est nécessaire, ainsi qu’un moratoire sur la hausse des droits le temps d’un forum pour déterminer la suite.








