Une nouvelle manifestation est prévue à Montréal en soirée

Dans son invitation à la manifestation, l’AGECEM déclare que «la paix sociale est terminée».
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Dans son invitation à la manifestation, l’AGECEM déclare que «la paix sociale est terminée».

Il pourrait y avoir une manifestation tous les soirs jusqu’à ce que la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, «cesse ses enfantillages, réinvite la CLASSE et relance les négociations», met en garde une association étudiante montréalaise.

Voilà la proposition qu’a faite sur Facebook l’Association générale des étudiants du Collège Édouard-Montpetit (AGECEM), qui invite la population à une autre manifestation de soirée à Montréal, la troisième en autant de soirs.

Mardi et hier, des rassemblements similaires se sont soldé par des gestes de violence et de vandalisme, menant à des affrontements musclés avec les policiers.

Dans son invitation, l’AGECEM déclare que «la paix sociale est terminée» puisque la ministre Line Beauchamp, selon l’association, «déclare pratiquement la guerre civile au Québec» en excluant la Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) de la table des négociations.

Hier, le centre-ville Montréal a été le théâtre d’importants débordements alors que les policiers ont procédé à 85 arrestations, dont trois mineurs, lorsqu’une autre manifestation a mal tourné.

Galvanisées par l’exclusion de la CLASSE et la rupture des négociations avec les associations étudiantes, des milliers de personnes étaient réunies à la Place Émilie-Gamelin. Un peu plus d’une heure après le début de l’événement, la manifestation a été déclarée illégale à cause d’actes de vandalisme. Des vitrines de commerces ont été fracassées, des voitures ont été abîmées, dont une qui a été incendiée et, plus tard en soirée, un poste de police a été la cible de casseurs.
23 commentaires
  • mary webb - Inscrit 26 avril 2012 16 h 59

    Prendre sur soi

    Platon identifie trois parties dans l'âme : la raison, le désir et la colère. Le contrôle de la raison sur l'âme entière produit la sagesse, la mainmise de la raison sur le désir produit la modération et, ce qui nous occupe ici, la colère, peut devenir une juste colère lorsqu'elle est éclairée et tenue en laisse par la raison. Ce contrôle de la colère produit alors l'une des vertus de la justice: le courage.

    Alors courage chers étudiants, résistez à l'envie de donner à Jean Charest ce qu'il souhaite le plus pour vous écraser davantage: la violence. Faites preuve de maîtrise et de calme, et vous augmenterez d'autant votre force de conviction et votre capacité de convaincre la population de la justesse de votre cause,

    • Jean Tremble - Inscrit 26 avril 2012 18 h 49

      Plutôt qu’aux étudiants, c’est plutôt à l’adresse des agents d’infiltration que vous devriez adresser vos prières…

      Que ceux qui étaient attablés sur les terrasses de la Place Jacques-Cartier dans le vieux-Montréal vers les 22h00 le 24 juin 1974 viennent témoigner ici de la brutalité policière gratuite dont ils furent alors victime.

      Pour ma part, j’étais alors aux premières loges, quand j’ai vu deux ou trois individus à l’écart, au coin de la rue Saint-Paul, se mettre à lancer des canettes vides (!) aux policiers anti-émeute qui étaient assemblés en bas de ladite Place et qui, visiblement, faisaient le pied de grue dans l’attente d’un motif pour cogner.

      Et croyez-moi, ils ont cogné

      Même que la flicaille a, ce soir-là, incendié le café l’Amorce qu’animaient des membres du groupe Le Jazz-Libre du Québec, tel que l’a révélé par la suite l’enquête de la Commission Keable.

    • Daniel Hémond - Inscrit 26 avril 2012 19 h 47

      Oui! Les étudiants doivent se dissocier des casseurs professionnels qui font le jeu de Charest. Discipline et courage. J'encourage les adultes à se joindre aux manifestants et d'isoler les casseurs. Il faut en venir à bout si la police refuse de le faire. Quand la police devient complice du pouvoir politique corrompu, il est à prévoir des turbulences dans la démocratie.

    • Denise Gagnon - Abonnée 26 avril 2012 20 h 19

      Dans ce genre d'affrontement, il est important de savoir que des casseurs peuvent être employer par les autorités pour foutre la pagaille. On a tous été témoins des agissement
      au Château Montebello...

    • meme40 - Inscrite 27 avril 2012 15 h 54

      Platon c'est platon... ici il semble que ce qui mène la barraque, c'est oeil pour oeil, dent pour dent Nous sommes dans un État Policier. et c'est pas d'hier! Gandhi est loin, mao trahi, allende assassiné... Ce qui mène la galère s'appelle DOLLARD. ... et la police protège le statut quo, l'establisment, la droite toujours tout droit. La seule façon de manifester en paix, serait de leur confisquer leur poivre de cayenne, et leur matraque... il serait bien forcer d'avoir des idées, .. mais, une police qui a des idées est-ce une bonne idée?

    • Janeth Hinostroza - Inscrite 27 avril 2012 21 h 10

      La violence est déplorable peu importe sa forme et de quelle direction elle provient. Dans ce cas, l'intelligence, la créativité, la solidarité et le courage des étudiants et de tous ceux qui les soutiennent pourront triompher face aux valeurs individualistes extrêmes qui empêchent notre société d'évoluer réellement. Certaines, aussi peu soient-elles, ont réussi à instaurer un système qui tiens compte de tous ses citoyens. Continuons la lutte vers une société plus juste, réellement libre et démocratique. Accepter la pauvreté c'est accepter d'avoir des gens qui seront obligés par le besoin de survivre de faire ce que nous ne voulons pas faire pour notre simple confort. C'est aussi accepter de se comparer à autrui pour augmenter sa propre confiance personnelle. Tout ça sous le prétexte que ceux en meilleure conditions ont été les seuls artisans de leur succès. Je ne doute point que nos efforts portent fruits. Seulement, la loi de l'effort ne garantit pas toujours le succès. Tant de facteurs interviennent en cours de route. C'est là où la réflexion deviens complexe, mais quil vaut le coup de les considérer. Soyons libres en confrontant nos propres idées préconçues pour combattre la paresse intellectuelle d’une masse trop bien dans ses pantoufles. L'éducation est le départ vers LA LIBERTÉ et la responsabilisation de tous. Une idée peut être plus juste quand on s’efforce de voir autrui avec d’autres lunettes que les nôtres et en les rencontrant réellement de cœur à cœur. Dans une société individualiste comme la nôtre combien peuvent se vanter d’échanger avec des inconnus de cœur à cœur ? Eh oui, je souhaite que nous Québécois développions plus d’intelligence émotionnelle. Collectivement, nous pourrions faire tellement plus. Autrement, on ne verrai pas dans nos rues une augmentation des sans-abris, de suicides, de la maladie mentale de tous les âges, des maladies physiques et j’en passe. La violence est

  • Robert Devault - Inscrit 26 avril 2012 17 h 14

    surtout,ne lâchez-pas !

    Continuez,les jeunes.N'écoutez
    pas les politicailleux libéraux,ou le maireux peureux de Montréal et tout les autres !!!
    On s'approche de plus en plus des vrais questions,celles que tout les gros rires gras face aux platitudes de John James,au palais des congrès,ne veulent pas voir poser !
    Encore quelques jours et le Québec,peut-être,va sentir un peu meilleur!

  • Luc Archambault - Abonné 26 avril 2012 18 h 12

    La colère, un constat d'impuissance


    La colère nait quand la raison brime le désir au point d'obscurcir l'âme entière. Quand la raison est incapable d'agir en puissance pour que le désir puisse s'exprimer, la colère offre un exutoire contre l'impuissance. Mais elle n'est qu'un leurre de puissance.

    Être dans sa puissance en l'occurrence ici, c'est être en mesure de contrer la supposée puissance des forces de la drôle de droite qui tient à privatiser toute chose et qui table sur la privatisation de l'éducation à valeur exemplaire pour pouvoir mieux privatisation la santé, l'eau, et toutes les ressources humaines et naturelles des peuples de cette terre, y compris celui du Québec, au profit irresponsable d'un système irresponsable qui mène le monde à sa perte.

    Être dans sa puissance. sans modération aucune, consiste à priver la drôle de droite de ce qui lui permettrait de triompher en masquant l'enjeu de la privatisation sous l'enjeu de la loi et de l'ordre.

    Les manifestant,es peuvent y parvenir en privant les fauteurs de troubles à la solde du régime de toute légitimité, sympathie et appui.

    On est dans sa puissance légitime quand on prive la droite prévaricatrice de son paravent de la loi et de l'ordre autocrate illégitime en étant soi-même le,la protecteur,trice de la loi et de l'ordre démocratique légitime.

    La foule est puissante, elle n'a pas besoin de casser des vitres pour que se manifeste sa puissance. Elle est puissante au point d'empêcher que des vitres soient cassées par des impuissant,es. Suffit que le foule décide d'agir en puissance pour empêcher les agitateurs d'agir dans l'impuissance d'une supposé colère qui n'est qu'une manifestation de l'impuissance de la raison.

    La colère du peuple saura faire le reste et renverser pacifiquement ce gouvernement de fin de Régime incapable d'obtenir le clair OUI de ce peuple démocratique.

    Le vide démocratique doit faire place au plein démocratique. Une éducation démocratique = Québec démocratique. E

  • Claude Saint-Jarre - Inscrit 26 avril 2012 19 h 27

    Arrestations et commission d'enquête

    Bonjour. SVP deux questions pour le Devoir:
    1) Pourriez-vous faire de la recherche pour savoir le nombre de personnes arrêtées depuis le début de cette grève? On m'a dit que c'est 800 personnes, plus que lors de la crise d'octobre 1970.
    2) Quelqu'un a suggéré une commission d'enquête Castonguay-Rocher sur l'éducation. Je pense qu'il devrait aussi, selon les commentaires que j'entends autour de moi, une commission d'enquête sur la gestion des dépenses publique. Par exemple, 500 millons de dollars dépensés pour rien à l'ilôt Voyageur ou bien le 150 millions de dollars en pénalité que Québec doit verser à Trans Canade par année, depuis 4 ans, pour l'usine thermique de Bécancour ouverte sans permission du public et fermée parce qu'on n'en a pas besoin, ou bien la vente à rabais du minérai de fer, moins d'un sous la tonne ( est-ce vrai?), c'est-à dire moins que ce que Duplessis chargeait, ou bien les subventions d'un milliard de dollars pou rle Plan Nord etc.
    Merci.

    • meme40 - Inscrite 27 avril 2012 07 h 34

      Castonguay a prôner et le prône encore la privatisation de l'assurance-santé (maladie),,, alors... S.V.P. laissez le dans ses boules à mites. Je poutrrais suggérer Jean Garon qui à à lui seul plus de bons sens que douze ministre de la dande à Charest.

    • Simon L. St-Onge - Inscrit 28 avril 2012 11 h 02

      J'ai vu les chiffres, mais je ne les retrouves plus, je ne peux donc pas te répondre clairement. Mais le nombre d'arrestation a été comparé à ceux d'Octobre 70... on a largement dépassé ce nombre, mais plusieurs ont été arrêtés plus d'une fois.

  • Jean Lapointe - Abonné 26 avril 2012 19 h 31

    Je les trouve bien courageux les étudiants.


    Pourtant ils ne devraient pas avoir à faire ce qu'ils font .

    C'était à nous les adultes de voir à ce qu'ils puissent étudier dans les meilleures conditions possibles.

    C'est notre responsabilité.

    Il nous faut élire des gouvernements responsables, ce que nous n'avons pas pour le moment.

    Certains commentaires me désespèrent.

    Il y a plein de gens qui malheureusement ne font que s'en prendre à eux. C'est désespérant.

    Ils ne comprennent rien ou ils ne veulent rien comprendre.

    Pas tellement ici mais à Radio-Canada entre autres. C' est désolant et c'est triste à mourir.

    Et dire que c'est sur ces gens-là que Charest s'appuie.

    • Donald Bordeleau - Abonné 26 avril 2012 22 h 58

      Le dire avec des fleurs

      Le violet est le symbole de la paix et le rose est le symbole de la jeunesse.

      Mais la branche d’olivier est gage de la paix.

      Présentement le PLQ personnalise le débat en crucifiant sur la croix un des leaders étudiants.

      La sémantique utilisée par le PLQ pour qualifier la crise ne règlera pas le problème de la hausse des frais de discussion.

      L’évidence est un moratoire, mais Monsieur Charest ne le fera et la valse des dommages collatérale va se continuer jusqu'à l'élection.

      Donc présentement il pousse son refus de négocier jusqu'à obtenir une fenêtre électorale favorable au PLQ.

      Mais le temps presse, le congrès du PLQ a lieu la semaine prochaine et il sera très populaire comme le Plan Nord.

      Dommage que l’olivier ne pousse pas au Québec.