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    Line Beauchamp exclut la CLASSE des discussions sur les droits de scolarité

    Les deux autres fédérations étudiantes suspendent les discussions

    25 avril 2012 14h55 |La Presse canadienne | Éducation
    La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, exclut la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) des discussions avec le gouvernement sur la hausse des droits de scolarité, en raison du non-respect de la trêve sur la tenue de manifestations perturbatrices.

    Bien que la CLASSE prétend ne pas être à l'origine d'une manifestation tenue mardi soir au centre-ville de Montréal et qui a dégénéré, la ministre estime que l'association en a fait la promotion sur son site Internet.

    Réagissant à cette annonce, les fédérations étudiantes universitaire et collégiale ont décidé de suspendre le processus de discussion avec la ministre.

    Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, estime que la ministre Beauchamp n'a pas de raison valable d'exclure la CLASSE, puisque celle-ci n'est pas à l'origine de la manifestation violente qui a dégénéré au centre-ville de Montréal mardi soir.

    La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, demande à la ministre de cesser de jeter de l'huile sur le feu en excluant un acteur majeur de la crise étudiante.

    La FEUQ maintient son offre de laisser deux places à la CLASSE sur sa délégation, pour que ses représentants puissent participer aux négociations.

    Mme Desjardins demande à la ministre de s'engager réellement à régler le conflit. Elle a indiqué que la ministre Beauchamp n'a assisté qu'à une heure de discussion depuis le début du processus de négociation entre le gouvernement et les associations étudiantes.

    Selon Mme Beauchamp, la CLASSE s'est exclue elle-même des négociations en choisissant le camp de la perturbation.

    La ministre Beauchamp a par ailleurs déclaré vouloir poursuivre les discussions avec les fédérations étudiantes qui respectent la trêve.

    Vers 21h30 hier soir, plusieurs dizaines de personnes, dont certaines étaient masquées, s'étaient rassemblées au centre-ville de Montréal.

    Du vandalisme a été perpétré, notamment sur un immeuble abritant une succursale bancaire. De nombreux objets, cônes de circulation et mobilier urbain, ont été déplacés dans la rue et les policiers ont finalement déclaré la manifestation illégale vers 23h30.

    Cinq personnes ont été arrêtées dont deux jeunes femmes dans la vingtaine pour bris de condition alors qu'elles s'étaient vues interdire de participer à toute manifestation après avoir été appréhendées récemment pour des méfaits lors d'événements semblables.

    À son entrée au caucus libéral mercredi matin, Mme Beauchamp avait dit croire que le seuil de tolérance de la population était désormais atteint et même dépassé face à de telles actions.

    "En fait c'est plus qu'une manifestation, on est devant des gestes de nouveau de vandalisme, de méfait public, a-t-elle dit. Je considère vraiment que ce sont des gestes qui sont inacceptables. Je pense que c'est intolérable et que le seuil de tolérance de la population est atteint."

    Mme Beauchamp avait indiqué que ces débordements nuisaient à la cause étudiante.

    "Chose certaine ce sont des gestes qui n'aident en rien l'objectif qui est de trouver des solutions", avait-elle dit.

     
     
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