Line Beauchamp exclut la CLASSE des discussions sur les droits de scolarité

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, exclut la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) des discussions avec le gouvernement sur la hausse des droits de scolarité, en raison du non-respect de la trêve sur la tenue de manifestations perturbatrices.

Bien que la CLASSE prétend ne pas être à l'origine d'une manifestation tenue mardi soir au centre-ville de Montréal et qui a dégénéré, la ministre estime que l'association en a fait la promotion sur son site Internet.

Réagissant à cette annonce, les fédérations étudiantes universitaire et collégiale ont décidé de suspendre le processus de discussion avec la ministre.

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, estime que la ministre Beauchamp n'a pas de raison valable d'exclure la CLASSE, puisque celle-ci n'est pas à l'origine de la manifestation violente qui a dégénéré au centre-ville de Montréal mardi soir.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, demande à la ministre de cesser de jeter de l'huile sur le feu en excluant un acteur majeur de la crise étudiante.

La FEUQ maintient son offre de laisser deux places à la CLASSE sur sa délégation, pour que ses représentants puissent participer aux négociations.

Mme Desjardins demande à la ministre de s'engager réellement à régler le conflit. Elle a indiqué que la ministre Beauchamp n'a assisté qu'à une heure de discussion depuis le début du processus de négociation entre le gouvernement et les associations étudiantes.

Selon Mme Beauchamp, la CLASSE s'est exclue elle-même des négociations en choisissant le camp de la perturbation.

La ministre Beauchamp a par ailleurs déclaré vouloir poursuivre les discussions avec les fédérations étudiantes qui respectent la trêve.

Vers 21h30 hier soir, plusieurs dizaines de personnes, dont certaines étaient masquées, s'étaient rassemblées au centre-ville de Montréal.

Du vandalisme a été perpétré, notamment sur un immeuble abritant une succursale bancaire. De nombreux objets, cônes de circulation et mobilier urbain, ont été déplacés dans la rue et les policiers ont finalement déclaré la manifestation illégale vers 23h30.

Cinq personnes ont été arrêtées dont deux jeunes femmes dans la vingtaine pour bris de condition alors qu'elles s'étaient vues interdire de participer à toute manifestation après avoir été appréhendées récemment pour des méfaits lors d'événements semblables.

À son entrée au caucus libéral mercredi matin, Mme Beauchamp avait dit croire que le seuil de tolérance de la population était désormais atteint et même dépassé face à de telles actions.

"En fait c'est plus qu'une manifestation, on est devant des gestes de nouveau de vandalisme, de méfait public, a-t-elle dit. Je considère vraiment que ce sont des gestes qui sont inacceptables. Je pense que c'est intolérable et que le seuil de tolérance de la population est atteint."

Mme Beauchamp avait indiqué que ces débordements nuisaient à la cause étudiante.

"Chose certaine ce sont des gestes qui n'aident en rien l'objectif qui est de trouver des solutions", avait-elle dit.

169 commentaires
  • Francois Toutee - Inscrit 25 avril 2012 14 h 43

    Une très mauvaise blague ou une incitation à la violence?

    Je n'en reviens tout simplement pas. La négociation était la seule porte de sortie pacifique pour cette crise, et la ministre vient de la fermer. Personne n'est dupe : après avoir tenté d'écarter la CLASSE et de diviser le mouvement étudiant par tous les moyens possible, elle vient de tuer toute possibilité de résolution pacifique du conflit en utilisant un pretexte ridicule. La mauvaise foi n'a apparement aucune limite chez Beauchamps : comment peut elle croire serieusement que la CLASSE a un contrôle total sur ses membres, et qu'aucun d'entre eux ne seront tentés de briser la trève pour protester?

    Reste à voir si la FECK et la FEUQ vont accepter cet affront : si oui, la CLASSE va probablement se radicaliser encore plus. Si non, il y a peut-être encore une chance de résolution pacifique.

    Il est grand temps que la ministre démissionne. C'est à mon sens, la dernière chance pour que la crise se termine calmement.

    • Mario Cyr - Inscrit 25 avril 2012 14 h 59

      Vous vous demandez si la FECQ et la FEUQ vont accepter cet affront: eh bien non! elles ont suspendu les négociations.

    • meme40 - Inscrite 25 avril 2012 16 h 25

      Masqués...? et si c'était des jeunes libéraux... seront-ils exclus du parti?

    • hugues2 - Inscrit 25 avril 2012 23 h 21

      C'est clairement de la mauvaise fois de la part de Jean Charest, qui se cache derrière sa ministre.

      Ce qu'a fait la ministre, ou Jean Charest, est pour le moins troublant. Je me demande même s'il ne veut tout simplement pas déplaire à sa base néolibérale qui l'appuie.

      Ça sent l'opportunité politique tout ça de la part de Charest.

      En terminant, je suis très fier d'entendre les leaders étudiants parler, ils font preuve d'une grande maturité, et si le Québec un jour est entre leurs mains, je suis confiant quant à son avenir.

      Ne lâchez pas!

    • Clément Bédard - Abonné 25 avril 2012 23 h 48

      Je crois que c'est la stratégie du gouvernement Charest de détourner l'attention du sujet principale soit les frais de scolarité. On ne parle plus que des manifestations, de la violence et des structures de fonctionnement des organisations étudiantes. L'attention se portera sur la paix sociale. M. Charest fait de la politique de bas niveau sur le dos des étudiants.

  • Assez merci - Inscrit 25 avril 2012 14 h 44

    Des élections!

    Dès le début, la ministre avait dit:
    On verra si la Classe s`exclue elle même...

    Qui est derière ses personnes masquées pour faire de la casse le soir?
    On a eu droit de découvrir que des policiers étaient masqués avec des roches et bâtons à Montébelle et à Toronto.
    Aurait- on oublié...

    Je trouve que ca sert les intérêts de john james cette petite manif le soir juste pour de la casse.
    Vite une enquête...

    • Nadine Labelle - Inscrite 25 avril 2012 14 h 58

      C'est exactement ce que je me disais aussi... comme cela adonne bien... c'est louche.

    • André Michaud - Inscrit 25 avril 2012 15 h 44

      Les gens qui appuient la CLASSE le font plus pour renverser le gouvernement Charest et forcer des élections, que pour la cause étudiante...ce qui est ausi le but avoué du leader de la CLASSE

    • Samuel Pothier - Inscrit 25 avril 2012 16 h 16

      La CLASSE n'est pas de leader... Elle fonctionne par démocratie directe : tout découle du dialogue des membres durant les congrès.

      On vous le répète pourtant à tous les jours M. Michaud !

      Il y a deux co-porte-paroles (Jeanne Reynolds et Gabriel Nadeau-Dubois), chargés de diffuser l'information telle que discutée et votée en congrès par les 30+ membres du regroupement étudiant.

      Il y a aussi un comité exécutif élu dont la tâche est d'appliquer les mandats fournis par le congrès, sans entreprendre d'initiatives personnelles.

      Reprochez tout ce que vous voulez aux organisations étudiantes, mais de grâce, cessez de colporter des informations erronnées !

    • Bubba Sceduba - Inscrit 25 avril 2012 17 h 59

      Louche, non.

      Prévisible, oui.

      Madame Beauchamp en a vu d'autres!!

      Il était évident que Gabriel machin chouette se mettrait le pied dans la bouche.

  • Eric Grenier - Inscrit 25 avril 2012 14 h 54

    La maturité de notre gouvernement

    Sérieusement le gourvernement Charet devrait être plus mature que les étudiants en grève ? Comment peut-il exclure la majorité des élèves de la discution et s'attendre à une sortie de crisse honorable. Depuis le début des manifestations ils ont un mépris total pour ces jeunes, tente de les dévisés et jettent de l'huile sur le feu. Le couple Charest-Beauchamps est tout simplement imature et pathétique.

    • André Michaud - Inscrit 25 avril 2012 15 h 46

      C'est la CLASSE qui s'exclue elle-même par son appui tacite à la violence et au vandalisme et à provoquer les policiers en posant des gestes criminels devant eux...

      La CLASSE devrait se donner un nouveau leader plus mature..

    • David Brassard - Inscrit 25 avril 2012 16 h 40

      André Michaud,

      La CLASSE n'appuie aucun geste de violence, les manifestations qu'elle organise sont totalement légale et se déroule généralement dans une ambiance festive.

      En posant des gestes criminelles ? En provoquant des policiers ? Le droit d'association est donc réserver à une élite maintenant ? Les gestes donc vous parler(de violence) ne sont pas commander par la CLASSE, mais bel et bien des gestes isolés agrandit milles fois.Je vous rappelle que plus de 150 manifestations étudiantes ce sont dérouler depuis janvier et je vous mets au défi, de dénicher 10 qui aurait mal tourner.

      Vous dites n'importe quoi, c'est aussi simple que cela.

      Pour ce qui est du leadership de la CLASSE et bien sachez qu'elle pratique la démocratie direct. Son leader n'a aucun pouvoir décisionel direct, le porte parole ne peux que rapporter ce qui ce discute durant les congrès. Alors, de quel leader parler vous ?

    • Michel Simard - Inscrit 25 avril 2012 17 h 00

      Sentez-vous la fin de régime du gouvernement libéral-conservateur, M. Michaud, pour répéter les mêmes énormités depuis des mois maintenant ?

    • Martin Parenteau - Inscrit 25 avril 2012 17 h 11

      Les membres de la CLASSE ont adopté une "motion" (ou résolution, je ne sais trop) condamnant la violence physique contre les individus mais n'ont rien dit sur le vandalisme. Ils se sont gardé une porte ouverte de ce côté. Cette situation ne correspondait pas à la trève demandée par la ministre. La CLASSE n'a d'ailleurs jamais vraiment accepté la trève. Ce n'était que parce que ça adonnait qu'aucun acte de violence n'était survenu durant les 40 premières heures que la négociation avait lieu. Ai-je bien compris?

    • hugues2 - Inscrit 25 avril 2012 20 h 11

      En effet, je vois régulièrement trois jeunes représentants débattes comme des adultes dans les médias, affichant une maturité rarement vue chez la ministre et Jean Charest.

      Je souhaite vraiment revoir ces leaders dans le Québec de demain, nous serions entre bien meilleures mains!

    • Roland Berger - Inscrit 25 avril 2012 22 h 47

      Monsieur Michaud, vous vous obstinez à nier le caractère hautement démocratique du fonctionnement des associations membres de la CLASSE. Qu'avez-vous contre la démocratie ? Expliquez-vous. Dites-nous en quoi la démocratie est funeste pour la résolution de problèmes sociaux. J'aimerais vous comprendre.
      Roland Berger

    • Carole Dionne - Inscrite 26 avril 2012 01 h 40

      Je ne l'a comprends pas trop celle la.

      Ah, oui, il y en a qui vont m'écrire pour me dire que c'est normal pusique je ne suis pas intelligente, sous-entendant qu'eux...

      " Comment peut-il exclure la majorité des élèves de la discution et s'attendre à une sorti "

      Tout d'abord, selon les chiffres autant fournis par le magnifique Gabriel Dubois-Nadeau de la CLASSE que par ceux du gouvernement, il y a environ 475,000 élèves. ( je ne les ai pas tous compté mais je suis sûre qu'il y des élèves qui l'ont fait). On dit qi'il y 180,000 éléves en boycott. 180,000 sur 475,000, c'est pas mal moins que la majorité. Encore que les étudiants ont une comptabilité spéciale: 180/475= 37%, ce qui est loin d'une majorité. Qui plus est, mettons que sur les 180,ooo en boycott, 100,000 ont voté pour ce boycott. Donc en fait, le vrai chiffre est de 100/475= 21 % Là on est rendu très loin d'une majorité ou on n'a pas la même définition de majorité

    • Jocelyn Martel-Thibault - Inscrit 26 avril 2012 18 h 30

      Madame Dionne, vous arrangez la logique pour la mettre de votre côté. Si vous amputez ceux qui n'ont pas voté pour le "boycott" du chiffre de 187 000 étudiants en "boycott" (au fait: à son plus haut, le nombre d'étudiants en "boycott" était nettement supérieur à 187 000), vous devez également y ajouter ceux qui ont voté pour le "boycott" mais dont l'association n'est pas tombé en "boycott".

      S'il-vous-plaît, un peu de rigueur. Je ne m'attaque pas à votre intelligence, ici, seulement à votre analyse. Il est important de dissocier la critique de l'attaque, et ne pas plaquer de mauvaises intentions à ceux qui ne font que démentir certaines de vos inepties.

    • Jocelyn Martel-Thibault - Inscrit 26 avril 2012 18 h 39

      Au fait, j'imagine que monsieur Grenier entendait "la moitié des étudiants [en grève]". La CLASSE compte près de 100 000 membres. Les aptitudes mathématiques que vous nous avez exhibées me laissent croire que vous serez en mesure de reconnaître que 100 000 > 187 000 / 2.

  • Pierre Bellefeuille - Inscrit 25 avril 2012 14 h 58

    Les autres suivent!

    Les autres représentants ont aussi quitté la table de négociation! Ils doivent rester unis!

    • Rémi Lesmerises - Inscrit 25 avril 2012 15 h 26

      Bravo à la FECQ et la FEUQ!!!! Unis nous ne serons jamais vaincu!

    • hugues2 - Inscrit 25 avril 2012 23 h 37

      Le gouvernement de Jean Charest a tenté de refaire le coup de 2005 et il n'a pas réussi.

      C'est honteux de voir un gouvernement agir de façon auss cavalière avec sa jeunesse, son avenir.

      Ne lâchez pas !

  • Rémi Lesmerises - Inscrit 25 avril 2012 14 h 59

    Soyons solidaires

    Aucune preuve que ce soit la Classe qui soit à l'origine de cette manifestation. Beauchamp ne cherchait qu'une excuse pour exclure la Classe. Comment est-ce qu'elle croit que le conflit peut se résoudre en excluant la moitié du mouvement étudiant.... Elle devrait définitivement démissionner et présenter des excuses nationales pour incompétence crasse.

    Il faut absolument que la FEUQ reste solidaire avec la Classe et quitte la table de négociation. Ce gouvernement a perdu toute crédibilité et joue les boss de cours d'école. Il faut au plus vite qu'il revienne sur sa décision sinon il se retrouvera avec une guerre civile sur les bras. C'est évident que les étudiants exclus des négociations se radicaliseront et la violence ne fera que s'accroître. À croire que c'est dans les plans de Charest: une bonne crise sociale, de quoi permettre une réélection rapide car la plupart du temps les gens votent pour le gouvernement afin de ramener l'ordre au plus vite.

    Vite des élections pour le foutre à la porte vite fait bien fait.

    • Pierre Bellefeuille - Inscrit 25 avril 2012 15 h 17

      Patrick Bourgeois a raison, nous devons étendre le rayon d’action. Nous devons accompagner les étudiants. Tous les adultes, pères et mères de famille, frères et sœurs, les syndicats. Rien ne saurait régler plus rapidement le conflit qu’une opposition majeure de toute la population québécoise.

      Aucun gouvernement ne peut s’opposer à une population massivement unie!

      En effet, comme vous le mentionnez bien, Beauchamp et Charest tapent sur la tête de la CLASSE à la moindre occasion. Ils voulaient diviser, mais les associations sont solidaires, c’est là tout leur immense problème.

      Et aussi, suivant les sarcasmes tout à fait irresponsables de Charest, la situation peut dégénérer très rapidement. Les stratégies du gouvernement Charest épuisent les processus démocratiques, ça devient particulièrement dangereux.

      Pour diminuer la pression sociale, Jean Charest devrait présenter ses excuses. Les étudiants ont respecté la trêve, sauf le gouvernement qui aurait dû aussi demander aux juges d’arrêter les demandes d’injonction, ne respectant pas les votes démocratiques pour la grève.

    • Rémi Lesmerises - Inscrit 25 avril 2012 15 h 41

      Vous avez parfaitement raison, de même que Patrick Bourgeois. Les québécois peuvent être unis pour l'environnement, nous l'avons vu dimanche dernier (où plus de 75% des gens portait un carré rouge!). Ils doivent maintenant être unis contre ce gouvernement qui bafouent la démocratie, qui bafoue les lois (corruption...), qui tente de ridiculiser une génération et qui finalement n'a plus de légitimité. Un peuple uni et instruit jamais ne sera soumis. Voilà qui doit empêcher de dormir les libéraux et leur bande (Desmarais, mafia et ingénieurs véreux...).