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    La CLASSE avait prévu d'« exiger », pas de « négocier »

    Québec a embauché comme négociateur l'avocat Pierre Pilote

    25 avril 2012 |Antoine Robitaille | Éducation
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	Après plusieurs semaines de grève marquées par de nombreuses manifestations, les fédérations étudiantes se sont assises avec le gouvernement pour trouver une issue au conflit. </div>
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
    Après plusieurs semaines de grève marquées par de nombreuses manifestations, les fédérations étudiantes se sont assises avec le gouvernement pour trouver une issue au conflit. 
    Québec — Ne pas « négocier » mais « exiger » : tel est le mandat qu'a obtenu le quatuor de représentants de la CLASSE, une des quatre associations étudiantes à participer depuis lundi aux pourparlers de sortie de crise avec le gouvernement.

    Ces représentants ont été élus parmi sept candidats le 18 février lors d'un Congrès de la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). Jusqu'à lundi, l'organisation était considérée comme une indésirable par Québec. « Ce comité, dit de négociation, devra non pas négocier, mais exiger », arguait Philippe Lapointe dans une lettre ouverte où il défendait sa candidature en février. L'étudiant à l'UQAM est aussi responsable aux affaires académiques sur l'exécutif de la CLASSE. « Je n'aime pas négocier, je n'aime pas les fédés [fédérations étudiantes] et je n'aime pas le gouvernement », affirmait dans sa lettre Shanie Morasse, étudiante à l'UQAM aussi élue au comité. Mme Morasse y expliquait qu'elle n'aime pas ce type de réunion « dans lesquelles personne ne s'aime et que tout est faux » et où, « quand tu quittes la salle, tu as mal aux joues parce que tu as trop fait des sourires "fake"». « De toute façon, moi je n'ai pas vraiment envie de négocier, moi je veux exiger ce que le Congrès exige. »

    Conformément à la structure de « démocratie directe » qui fonde la CLASSE, le comité n'a pas de marge de manoeuvre et doit se rapporter aux assemblées. « Le fait que ce comité n'a aucun pouvoir le rend vraiment cool », notait Mme Morasse. Un autre membre élu, Nicolas Lachance-Barbeau, dans sa lettre, affirmait qu'aller « s'asseoir avec les gens du ministère de l'Éducation » était « contre [ses] valeurs ». « J'ai finalement compris que c'est justement PARCE QUE c'est contre mes principes qu'on me le demande », opinait l'étudiant à l'Université de Sherbrooke avant d'ajouter : « En processus de négociation, je suis plutôt connu pour ne pas négocier. Ça tombe bien. »

    L'autre élu au comité, Justin Arcand, du cégep de Valleyfield, expliquait pour sa part dans sa missive que toute négociation entre les étudiants et le gouvernement devrait se tenir « à l'extérieur » en signe de transparence, proposition que « Mme Beauchamp et ses acolytes n'accepteront sûrement pas » étant donné leur « attitude de petite-bourgeoisie et leur historique de manigance ». M. Arcand promettait aussi de lutter contre les « magouilles gouvernementales et fédérationnelles ».

    Le Devoir a appris que le gouvernement a choisi d'opposer aux étudiants l'avocat Pierre Pilote de la firme Gowlings, qui a été négociateur en chef du gouvernement au moment du renouvellement des conventions collectives des syndicats du secteur public, Clément D'Astous, le secrétaire associé au sous-secrétariat aux politiques budgétaires et aux programmes et Christiane Piché, sous-ministre adjointe à l'enseignement supérieur au MELS.

    Quant à la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), elle a délégué dans la capitale quatre membres de son exécutif sous l'égide d'une « négociatrice en chef », la porte-parole Martine Desjardins. L'accompagnent le vice-président exécutif, Yanick Grégoire, le vice-président aux affaires universitaires, Laurent Gauthier, et la vice-présidente aux affaires sociopolitiques, Ariane Campeau.

    La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), représentant des associations de l'Université Laval, McGill et Sherbrooke qui ont rompu avec la FEUQ en 2005, a aussi deux représentants : Simon Gosselin et Paul-Émile Auger. Enfin, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) est représentée par son président, Léo Bureau-Blouin, ainsi que son vice-président, Simon Harvey.
     
     
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