Finalement, Beauchamp discute

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	La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, en conférence de presse à Québec, hier. Elle a annoncé qu’elle se donnait 48 heures pour voir si un blitz de discussions avec les étudiants pouvait débloquer l’impasse.</div>
Photo: Agence Reuters Mathieu Bélanger
La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, en conférence de presse à Québec, hier. Elle a annoncé qu’elle se donnait 48 heures pour voir si un blitz de discussions avec les étudiants pouvait débloquer l’impasse.

C'est l'espoir le plus sérieux d'une sortie de crise. Des discussions pour mettre fin au conflit qui dure depuis 11 semaines entre les étudiants et le gouvernement ont commencé hier en fin de journée à Québec entre la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, et les trois grandes organisations étudiantes. La ministre se donne 48 heures pour voir si un blitz de discussions peut débloquer l'impasse. Pendant ce temps, elle invite à une trêve sur le terrain.

Au menu des pourparlers ? Refusant d'exposer leur stratégie sur la place publique, les étudiants donnent l'assurance que la question des droits de scolarité sera abordée. Sont-ils prêts à accepter une certaine hausse, mais qui serait, par exemple, moindre que ce que propose le gouvernement ? « S'il y a des propositions sérieuses qui touchent aux droits de scolarité, on va les soumettre à nos membres », a indiqué Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). « On n'arrive pas avec l'espoir de tout régler en 48 heures, mais on peut faire un premier déblayage. »

Hier matin, prenant acte de la condamnation de la violence faite par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la ministre Beauchamp avait indiqué qu'elle allait recevoir les trois organisations étudiantes à sa table, mais à la condition que celles-ci respectent une trêve. « S'ils viennent à table, je prends pour acquis qu'ils auront compris et qu'ils endosseront le fait qu'il ne devra pas y avoir aucune perturbation économique et sociale », a signifié la ministre Beauchamp aux étudiants.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), Martine Desjardins, a quant à elle soutenu qu'il était « normal », devant l'« ouverture de la ministre », d'accepter les conditions du dialogue. Selon elle, l'endurance des étudiants en grève, la pression faite par les administrations des cégeps et universités, la condamnation de la violence par la CLASSE ainsi que la moquerie de Jean Charest lors du Salon Plan Nord sont quelques raisons qui ont facilité la tenue d'un dialogue.

Quant à la CLASSE, elle n'a pas accepté d'emblée la demande de trêve de la ministre, rappelant qu'elle n'a pas le pouvoir de décréter une telle trêve sans retourner en congrès pour consulter ses associations. « On a trouvé maladroit de la part de la ministre Beauchamp de répéter l'erreur en nous demandant de manière précipitée quelque chose qu'on n'a pas les moyens de faire, à savoir déclarer une trêve de 48 heures », a lancé Gabriel Nadeau-Dubois, l'un des porte-parole. Mais, heureux hasard, la CLASSE n'avait pas prévu d'action de ce type « dans les 48 prochaines heures ». Il y aura toutefois une manifestation mercredi à un lieu et à une heure qui sont encore à déterminer.

Concernant les cégeps et les universités, la ministre Beauchamp a demandé le statu quo. « Dans les établissements où il y a eu injonction et où le responsable a décidé de fermer les portes, je ne demande pas à les ouvrir », a dit la ministre. Elle souhaite par ailleurs qu'aucun vote de grève ne soit tenu dans les associations et que soient toujours donnés les cours qui le sont déjà. À ce sujet, le cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui devait rouvrir ses portes après avoir obtenu une injonction, a décidé de suspendre ses cours jusqu'à jeudi. Les étudiants de l'UQO ne doivent pas se présenter en salle de cours, et ce, jusqu'à vendredi inclusivement, a fait savoir la direction de l'établissement. À l'Université de Sherbrooke, les professeurs se sont pliés hier à une injonction obtenue la semaine dernière par un groupe d'étudiants. Ils étaient au rendez-vous dans les salles de cours, mais devant une poignée d'étudiants.

Réactions nuancées

La Fédération des cégeps se réjouit de l'établissement d'un dialogue. «On est satisfait non seulement qu'il y ait dialogue, mais, en plus, de voir que les parties comprennent qu'il y a un sentiment d'urgence. Ça nous sourit», a déclaré au Devoir, le président-directeur général de la Fédération, Jean Beauchesne. Il a rappelé que trois établissements avaient annulé leur session d'été et que la situation est «catastrophique » dans sept autres, dont certains sont susceptibles de reporter la fin de la session d'hiver à l'automne. Selon M. Beauchesne, il sera possible d'éviter le report des sessions à l'automne si les enseignants des cégeps collaborent. Une rencontre est prévue à ce sujet cet après-midi.

La reprise est préoccupante et, oui, les enseignants des cégeps collaboreront. Mais pas à n'importe quel prix, a souligné le président de la Fédération nationale des enseignants (FNEEQ-CSN), Jean Trudelle. «On ne va pas se montrer fermés à tout aménagement. On a à coeur la réussite de nos étudiants, mais, en même temps, il n'est pas question qu'on fasse les frais d'une situation dont le gouvernement est au courant depuis longtemps et qu'il a laissée se dégrader», a-t-il affirmé. Il note toutefois l'amertume des enseignants à l'égard du gouvernement Charest et envers la façon dont il a géré la crise. « C'est clair que si les choses n'évoluent pas positivement, on va être pris avec cette colère-là, et ça n'augure rien de bon pour d'éventuelles négociations », a-t-il ajouté.

Une condamnation « ambiguë »

Tôt hier matin, la CLASSE a expliqué plus en détail la résolution adoptée par ses membres en congrès dimanche sur la question de la violence. Elle a d'abord longuement insisté sur la poursuite des actions de désobéissance civile, comme le piquetage, les manifestations, les sit-in et les occupations de lieux. «On annonce plus que jamais notre adhésion à ces principes utilisés par les différents mouvements syndical, féministe, communautaire et de lutte pour les droits civils comme aux États-Unis. Ce sont ces moyens qui ont permis au Québec de faire une société un peu plus juste et égalitaire et nous sommes porteurs de cet héritage québécois de lutte », a noté M. Nadeau-Dubois.

Mais sont publiquement condamnées « les actions de violence délibérées qui posent des risques à l'intégrité physique des personnes », a dit M. Nadeau-Dubois, en donnant l'exemple des bidons d'essence aux résidences personnelles de certains ministres et le lancer de pavé de pierre sur l'autoroute 720, comme ce fut le cas lors de l'émeute de vendredi dernier. La CLASSE a par ailleurs hésité à condamner le vandalisme, comme le bris des vitres au Palais des congrès. « L'intégrité matérielle est moins condamnable », a dit Jeanne Reynolds, l'autre porte-parole. Pour le reste des actes de violence, les condamnations se feront au cas par cas.

La ministre de l'Éducation a qualifié hier cette déclaration d'« ambiguë, complexe, soufflant le chaud et le froid ». Elle a néanmoins invité les quatre représentants de la CLASSE à venir s'asseoir avec elle pour ouvrir le dialogue, ainsi que deux membres de la FECQ et trois de la FEUQ. « Le fait qu'on ait dû attendre plusieurs semaines et aussi les sept dernières journées pour que la CLASSE condamne l'usage de la violence et le fait que la résolution adoptée tolère le principe du non-respect de nos lois amènent plusieurs à conclure que la CLASSE trouve profit dans les situations de perturbations sociales et économiques », a-t-elle dit. D'où l'exigence de trêve.
108 commentaires
  • thinkfreely - Inscrit 24 avril 2012 02 h 37

    Ça prend tout ça pour rencontrer la ministre?

    Comment une élue du peuple peut-elle refuser catégoriquement de prendre juste une journée de sa vie pour rencontrer les associations étudiantes alors qu'elle décide de hausser les frais de scolarité? Juste s'asseoir avec eux et parler, là, sans engagement. Il faut croire que madame a des gens plus importants à rencontrer. Les citoyens de ce pays doivent donc en venir au vandalisme et aux affrontements avec la police pour avoir la chance de discuter avec la ministre. Vraiment honteux.

    • Carole Dionne - Inscrite 24 avril 2012 06 h 38

      Deux poids, deux mesures

      Il a fallu 12 semaines de grève pour que les étudiants acceptent une hausse des frais de scolarité. Tout un exploit. Qui en a profité? Les leaders? Les syndicats?

      Rappel: En 2010, la ministre avait convoqué les étudiants pour parler de frais de scolarité. Le gouvernement voulait une hausse. Mais plutôt que de discuter de hausse, les étudiants parlaient de gel ou rien du tout. Comme le gouvernement parlait de hausse, les comités d'étudiants avaient décidé de quitter la table.

      Et voilà, que les étudiants semblent d'accord à parler d'une hausse des frais. Cela n'aurait pas pu être fait en 2010? Et là on veut mettre cela sur le dos du gouvernement ce boycott, qui n’avait pas sa raison d’être?

      Au cas où vous ne le sauriez pas cher thinkfreely, ce gouvernement était déjà assis en 2010. De faire porter l'odieux de la chaise vide au gouvernement est un tout petit peu exagéré.

    • Daniel Lambert - Inscrit 24 avril 2012 07 h 21

      Il ne faut pas tout donner gratuit aux enfants-rois...

    • Xavier Ovando - Inscrit 24 avril 2012 09 h 13

      Prediction: pas de hausse ou moratoire conditionel a réorganiser la gestion des universités.... et elections la déclenchées la semaine prochaine.

      C'est le momentum sur lequel les libéraux comptent pour se faire ré-élir par la gang de sans desseins qui vont dont les trouver bons d'avoir géré ça.

    • Sylvain Labranche - Inscrit 24 avril 2012 09 h 31

      Le gouvernement avait invité les étudiants pour discuter, alors que la décision avait déjà été prise.

    • Julie Savoie - Inscrite 24 avril 2012 10 h 18

      Et les recteurs-rois qui demandent la hausse, on leur donne tout?

    • dany tanguay - Inscrit 24 avril 2012 10 h 37

      @ Carole Dionne
      Vous vous demandez qui en a profité? eh bien toute la population qui s'est rendu que ce gouvernement ne représente que l'Establishment w et les étudiants nous ont aussi démontré que c'est la classe moyenne qui paierait cette hausse puisqu'avant cette hausse, les parents fournissent déjà ce qu'il manque donc ils auraient à fournir $265 de plus par année. "Une juste part" $265 par année pour un étudiant qui ne gagne presque rien et des subventions pour les multinationales minières....c'est vraiment ce que vous voulez Carole Dionne...?????????

    • Roland Berger - Inscrit 24 avril 2012 10 h 50

      À Carole Dionne
      Certains pensent que la survie d'un peuple de quelques millions d'individus passe NÉCESSAIREMENT par l'instruction maximale de chacun et chacune ; d'autres croient plutôt que chaque individu de cette société doit payer pour s'instruire et, s'il n'en a pas les moyens, doit s'endetter sur des années ce faire. Vous êtes du second groupe et souhaitez que tout le monde se rallie à la marchandisation de l'éducation. Dommage !
      Roland Berger

    • Mathieu Viau - Inscrit 24 avril 2012 11 h 21

      Enfants Rois??? Les enfants Rois sont ceux qui ont connu un VRAI système de santé public! Ce sont ceux qui ont eu des emplois avec des VRAIS fonds de pensions. Ce sont ceux qui prendront leur retraite à 65 ans (et souvent avant) SANS avoir assez contribuer. Ce sont ceux qui pouvaient devenir cadre avec un minimum d'éducation. Ce sont ceux qui ont fait du grabuge dans les années 70 et qui aujourd'hui condamne un mouvement bien plus calme.
      Les enfants que vous appelez "ROIS" sont le reflet de votre création axée sur le matérialisme.

      Même vos viaducs ne durent pas plus de 40 ans!

    • Elena00 - Inscrit 24 avril 2012 11 h 30

      Le prof
      _______________

      Qui a élevé ces enfants rois si ce n'est qu'une partie des boomers? Les enfants roi seront toujours et encore roi puisqu'ils sont éduqués de la même façon. Il ont tout et contrôle les parents. En bas âge, les parents achètent la paix.
      Elena

    • Pierre Sabourin - Inscrit 24 avril 2012 11 h 30

      @ Carole Dionne

      Voici les tableaux comparatifs des niveaux d'impositions entre les provinces.

      Comment ce fait-il que le Québec, qui a des taux largements supérieurs a tout le reste des autres provinces, établie pour que nous ayons les frais de scolarités les plus bas au Canada, ne soit pas capable de payer, avec l'argent qu'on lui donne déjà, qui augmente avec le coût de la vie depuis les années Lesvesques?

      La solution est simple tu veux nous rendre utilisateur-payeur comme dans les universités du ROC, ajuste les impôts sinon laisse l'éducations gratuite comme convenue.

      http://www.taxtips.ca/taxrates/taxcomparison/taxco

    • AGL - Inscrit 24 avril 2012 11 h 46

      Madame Dionne, pour avoir travailler dans les hautes instances d'une université, croyez-moi, je pense que votre analyse est loin d'être complète. J'abonde dans le sens de Madame Savoie et je préconise que l'on cesse de se plier à toutes les demandes des recteurs-rois. Ils sont, avec leurs équipes de gestionnaires, les premiers responsables des trous financiers dont ils se plaignent constamment et ces trous datent et datent... et personne ne s'en mêle jamais - on les laisse allégrement faire n'importe quoi, car ces saintes personnes diplômées sont sensées faire au mieux de leur connaissance, en toute pureté. Mais ce sont des êtres humains et ils sont, croyez-moi à nouveau, très faillibles. Ils prennent de mauvaises décisions, réseautent en masse sur le dos des contribuables, paient des primes à des ex-directeurs (est-ce que ça se fait encore ? j'espère que non mais qui sait justement ?), se font rembourser leurs places de stationnement alors que les étudiants et le personnel doivent s'acquitter des frais (est-ce que le ministère du Revenu le sait et applique les règles concernant les avantages sociaux ?)... sans parler de la carte des dépenses déductibles, de la gestion des immeubles et des contrats afférents, alléluïa ! Non, nos universités représentent des puits financiers et il faut impérativement aller les sonder avant de blâmer les jeunes et surtout, leur montrer notre jalousie par toute sorte de commentaires dans le style de celui de Leproff. On vous lit et on se désole parfois d'autant de jalousie, d'étroitesse et de hargne vis-à-vis des jeunes qui se sont montrés incroyablement courageux et persévérents, ignorant l'image de casseurs qu'on tentait de leur faire porter. Enfin, la ministre s'est décidée, mais cela n'efface pas le mépris Madame Dionne, car 2010 est terminé et nous sommes maintenant en 2012. Le passé n'excuse rien de ce que l'on a vu à la télé soit après soir. Rien ! C'était honteux de la

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 24 avril 2012 12 h 36

      Soyer sérieux svp....

      Les bourses d'étude et les prêts sont là pour aider les étudiants et personne ne sera dans la rue pour payer ces études.

      Moi la seule chose que je demande à partir de maintenant c'est que le gouvernement fasse pareil avec les fonctionnaire, les syndicats et qu'on commence à rembourser nos dettes, pas juste de faire un supposer équilibre budgétaire.

      Dans 20 ans, si on rembourse nos dettes et qu'on repart sur de bonne base, ben on fera la gratuité scolaire... sté la gratuité, ce que les étudiants n'avaient pas v'là 10 ans,l'an dernier et présentement.

    • NickGP - Inscrit 24 avril 2012 12 h 41

      @Carole Dione
      Les enfants-roi: il s'agit d'un phénomène social fascinant. Pas tant en soit, mais à cause de ses ramifications. Par exemple, il y en a pour croire que les enfants-roi sont ainsi parce-qu'ils tiennent de leurs parents, pouvez-vous le croire?

      Les vrais enfant-rois, ce sont les Baby Boomers, madame. C'est cette génération d'égocentriques individualistes obsédés par la consomation et le nombrilisme. C'est une génération qui, sur une base collective, semble aujourd'hui nous dire "nous on a eu droit à des études abordables graces aux impôts que payaient nos propres parents, mais maintenant que c'est à nous de payer, arrangez-vous, là ça me tentes plus. Nous on en a profité, maintenant on s'en fout, c'est le temps que vous payiez pour nos retraites dorées!".

      Bien sûr, vous ne réalisez pas que, par le temps que cette hausse soit complètement en plasse, les étudiants d'aujourd'hui seront sur le marché du travail et devront, eux-aussi, payer pour cette accessibilité. C'est bien plus simple de les insulter pour discréditer leur opinion...

    • Guylaine G. - Inscrit 24 avril 2012 12 h 44

      Pour répondre à Le proff.... d'abord les enfants rois comme vous dites ne sont plus des enfants, mais des adultes. Et quels adultes!!!! Personnellement je les trouve d'une intelligence, d'une maturité et d'un courage exceptionnels!!! plus que nous l'étions nous les babyboomers qui avons eu la vie vraiment plus facile qu'eux. Qu'avons nous à nous plaindre, nous la génération qui avons eu le marché de l'emploi ouvert, avec des rentes de retraites nous permettant bien des caprices, dans un monde où un simple secondaire 5 nous permettait de gagner notre vie, où les logements décents étaient plus qu'abordables, où nous pouvions profiter de la nature partout gratuitement et sans craindre de nous empoisonner, etc. etc. Alors la génération roi c'est qui???? Bravo aux jeunes d'aujourd'hui qui mettent leurs efforts acharnés à construire un monde plus juste et plus respectueux du bien collectif et de l'environnement dont nous profiterons tous... ou si c'est pas nous qui en profiteront ce seront nos enfants et nos petits-enfants. Comme babyboomer, je les appuies à 100% dans leurs efforts!!!!

    • Daniel Lambert - Inscrit 24 avril 2012 20 h 46

      «...plus que nous l'étions nous les babyboomers qui avons eu la vie vraiment plus facile qu'eux. »

      Je ne sais pas dans quelle région du Québec vous êtes née, mais là où je suis né, ce n'était pas facile. J'ai aidé ma mère à laver le linge de toute la famille sur une planche à laver... J'allais à 3 acres de la maison paternelle puiser l'eau dans un puits commun! Plus tard, àl'université, je me couchais sans mancger car je n'avais pas reçu mes «sous» du gouvernement...

      Alors, la génération roi, c'est qui?

    • Emile Essent - Inscrit 24 avril 2012 22 h 33

      Jolis commentaires sur les soit-disant enfants-rois. Alors pour ceux qui ont des enfants rendez-nous service : ne leur donnez pas la moindre miette de pain pour laquelle ils n'aient pas trimé. À Noël : rien. À la fête : un coup de pied au cul. Ah oui, ne chauffez pas leur chambre non plus. Et le jour de leurs 18 ans, remettez-leur la facture de leur éducation (vous aurez conservé les reçus d'épicerie), avec étalement possible des paiements. Comme ça le Québec pourra se redresser et c'en sera fini des petits profiteurs...

  • Daniel Hémond - Inscrit 24 avril 2012 04 h 08

    Décidément.

    Cette femme se croît investie d'une mandat pour faire la leçon aux associations étudiantes. Pas en mon nom en tout cas. En ce moment ce sont plutôt les étudiants qui font la leçon à nos pauvres élus, dépassés par l'ampleur de la solidarité éstudiantine.
    C'est triste de voir ces adultes se comporter comme des enfants de maternelle. C'est le prolongement de leurs attitudes idiotes à l'Assemblée Nationale, où ils refusent de répondre aux questions en répétant inlassablement leur cassette, s'applaudissant pour des imbécilités, s'apostrophant comme des imbéciles à travers l'assemblée des élus. Quand un député pose une question a un Ministre ou au premier Ministre et qu'il s'entête de la sorte à ignorer la question, c'est une insulte qui s'adresse également aux électeurs. Aucune dignité ni aucun respect pour leur fonction. Triste spectacle des représentants qui se chamaillent dans une attitutde partisanne devant le peuple indigné. On aurait droit d'avoir des personnes respectables pour nous représenter, des personnes attachées à la démocratie. Ce n'est pas le cas. Il va nous falloir changer de personnel, la conduite des affaires de l'état ne profite qu'a quelques uns, souvent des amis des politiciens quand ce ne sont pas des bandits.

    • Nunu - Inscrite 24 avril 2012 06 h 45

      Bien dit.Je suis totalement d'accord avec vous.
      Venant de vous ça passe,venant de moi ça aurait probablement pas passé.Merci de le dire.

    • Jean-Claude Archetto - Inscrit 24 avril 2012 08 h 25

      Vous tapez dans le mille ce matin . On entretient ce cirque avec l'argent de nos impôts en votant une fois aux quatres ans souvent lors de campagnes où les vrais enjeux sont noyés parmi des niaiseries qui divisent le vote et on appelle ça la démocratie.

      Ensuite on a droit à la parade de la collusion ,des
      enveloppes brunes , des contrats publics et des postes de direction des sociétés d'état et de juges distribués aux ti-namis du pouvoir.

      Comme on est chanceux , on a deux cirques à entretenir. Dans le deuxième on a droit à un premier ministre biblique, qui se prend pour Dieu avec 39% du vote et qui engage notre argent dans l'achat de milliards d'équipement militaire inutile, ce qui augmente la dette.

      Pas grave on coupe et privatise les services publics au profit d'autres ti-namis et ceux qui ont caché leur argent pour éviter de payer une juste part d'impôt et participer aux frais des infrastructures et des services de notre société, la ressortent de leur compte de banque "off-shore" pour nous la prêter en encaissant les intérêts.
      C'est pas beau ça?

      Quand tout ce beau monde est bien repu,on repart pour une autre élection et vive la démo crassie.

    • jfrancois01 - Inscrit 24 avril 2012 10 h 43

      Hé bien messieurs, la meilleure solution c'est de se retrousser les manches et de s'impliquer (autrement, il va sans dire que par le biais de commentaires dans le Devoir).
      Plusieurs partis nous représentent dans notre démocracie (imparfaite). Mais évidemment mons facile de s'impliquer que de critiquer, je comprend bien.
      Non si puo avere la botte piena è la moglie ubriaca.

    • Jean-Claude Archetto - Inscrit 24 avril 2012 11 h 22

      @jfrancois 01
      Évidemment qu'il faut s'impliquer, mais ,d'abord pour une représentation proportionnelle, le financement public des partis politiques et pour l'indépendance duQuébec, comme ça on élimine au moins 50% du problème...

  • France Marcotte - Abonnée 24 avril 2012 04 h 29

    Première étape

    Au moins elle a rangé son foutu sourire. C'est déjà plus sérieux.

    • Carole Dionne - Inscrite 24 avril 2012 06 h 39

      Et le sourire de Mme MartineDesjardins de la FEUQ?

      On voit toujours la paille dans l'oeil du voisin mais jamais le poteau dans le nôtre!!!

    • Julie Savoie - Inscrite 24 avril 2012 10 h 20

      Ce n'est pas Martine Desjardins qui fait subir une indifférente hautaine et un silence méprisant à la ministre depuis 11 semaines!

    • M. Enseignant - Inscrit 24 avril 2012 12 h 56

      @ Carole DionneLe sourire de Jean Charest était beaucoup plus méprisant envers les étudiants que le sourire de Mme DEsjardins pouvait l'être pour les élus. Dsl mais le mot poteau me semble très faible pour parler de l'oeil de M. Charestje ne sais pas ce que M. Charest avait dans l'oeil mais je m'inquiète surtout d'autre chose comme le développement de l'état policier.

    • Mathias Brandl - Abonné 24 avril 2012 19 h 52

      Comment pourrait-elle sourire, elle a perdu la face... en pliant devant l'intensité de la protestation contre le mépris affiché par son gouvernement rouge-PLQ envers la gente étudiante.

      Oui, nos jeunes sont maintenant en position de force pour défendre leur vision du financement de l'éducation au Québec !

      Et tant pis pour la gang d'ép(...)is de ce gouvernement qui ont cru que la marchandisation ouverte de l'éducation pouvait se réaliser, ici, comme une simple partie de golf...

  • Guy Vanier - Inscrit 24 avril 2012 04 h 58

    ne lâchez pas. vous êtes rendu les jeunes!

    attention au grand sabots de Charest. il est affaibli, mais il est encore là avec ses manigances.
    vous avez retardé les élections provinciale! n'oubliez pas d'allez voter. nous avons besoin de changement et la marche de dimanche (250,000 personnes) nous démontre que les gens, jeunes et vieux serons au rendez-vous.
    Charest est en train de détruire le PLQ, comme Chrétien a détruit le PLC.
    guy vanier

    • Q1234 - Inscrite 24 avril 2012 06 h 42

      Nuance. Charest est entrain de détruire le Québec. On voit bien là d'où il vient et ce qu'il voulait faire en venant premier ministre au Québec.
      La chanson des Locos Locass dit "Ün autre traître chez nous, libérons-nous des libéraux".

    • Daniel Lambert - Inscrit 24 avril 2012 07 h 22

      Alors, j'en suis fort aise! Dommage que le PQ n'en récolte pas les dividendes!

    • dany tanguay - Inscrit 24 avril 2012 10 h 44

      @Q1234
      Vous avez raison, Charest se dépêche à détruire le Québec avant d'être battu aux prochaines élections, il aura rempli le mandat qui lui avait été donné par l'Establishment, son travail de destruction à l'avantage du privé est presque complété.......

  • Lyne Duhaime - Inscrit 24 avril 2012 05 h 37

    Ne soyons pas dupes...

    Enfin, en effet, la ministre veut discuter. Mais ne soyons pas dupes.

    Nous avons dû attendre plusieurs semaines par SA faute : elle et son chef peuvent bien répéter à qui veut l'entendre qu'ils ont toujours été ouverts au dialogue, nous savons que c'est faux. Et la dernière semaine d'attente est le fruit d'une énième stratégie ministérielle de discréditer le mouvement étudiant. C'est une honte.

    De plus, en appelant à une "trève" quant aux activités de perturbations économiques et sociales, la ministre nous montre bien que ce furent là les actions étudiantes les plus importantes pour la faire bouger. Mais ça, nous le savions déjà : dans un monde où l'on prétend gouverner pour la majorité silencieuse, c'est la marchandise qui dicte la valse. Et celle-ci, sous quelque forme qu'elle se présente, objets, ressources humaines, etc., doit circuler... Bloquer la "liberté de circulation" de la marchandise, c'est bloquer la "liberté d'expression" du silence qui gouverne ! Pour la ministre, c'est fâcheux...

    Allez hop ! Un moratoire sur la hausse des droits de scolarité et l'organisation d'États généraux ou d'une Commission d'enquête sur les institutions postsecondaires !

    • Elena00 - Inscrit 24 avril 2012 11 h 34

      Tout à fire d'accord avec les états généraux et la commission d'enquête sur les institutions postsecondaires, il y a des directeurs exagérément payés à nos frais. Faisons la répartition avec les étudiants.

    • Mathias Brandl - Abonné 24 avril 2012 20 h 06

      Cette ministre Beauchamp est tout-à-fait à l'image de son gouvernement de gonflés : elle ne s'est dégonflée que quand la pression est devenue insupportable...

      Étudiants du Québec, oui demeurez vigilants. Votre courage, jusqu'à ce jour, est exemplaire pour notre petite société d'aplat-ventristes !!